Il est de par le monde tant des planètes inconnues, tant de territoires inexplorés. Entreprendre un périple pour les découvrir est source d’élargissement de la conscience, de croissance intérieure, de bonheur intense.

Mais de quoi parle-t-elle ?

Je parle de ce voyage inoubliable inscrit dans mon âme, ma mémoire et ma chair, ce beau voyage où guidée par mon Maître j’ai franchi de nouvelles frontières, connu de nouveaux horizons.

Tout a commencé par l’opportunité de disposer de quelques jours de liberté rien qu’à deux, un souffle bienvenu N/nous permettant de N/nous centrer sur N/nous mêmes, rien que sur N/nous. De pouvoir mettre à profit cet espace temps, sans impératif, du bon égoïsme positif. Mon Maître a su moduler l’emploi du temps qui s’est fait léger, paisible, reposant, une mise en condition pour le voyage à venir, une décompression, une disponibilité et une ouverture d’esprit faisant que chaque activité était réussie et s’imbriquait parfaitement avec la suivante.

Les soirées ont été festives et c’est l’un de ces soirs que j’ai eu la très bonne surprise d’entendre le Maître accéder à une de mes demandes. (une séance plus longue et plus intense: ce que N/nous ne pouvons pas faire souvent, ainsi va la vie, il faut l’accepter…)

-Prépare toi, sors la valise et attends moi dans la chambre avec un bandeau et quatre liens. Je te promets une belle séance où tu ne pourras pas bouger, ni te dérober, Je te ferai tout ce que Je veux.

Le tout dit sur un ton sec, un peu cassant qui m’a un peu inquiété, mais d’un autre côté ravie qu’il accède à mon désir d’une mise en scène que j’affectionne, ce côté théâtral de la relation…

Il m’avait donc ordonné de me tenir prête et je l’étais, agenouillée sur le lit, nue, lui présentant dés Son entrée le bandeau et les quatre liens. Il attacha déjà le bandeau, me projetant dans un monde opaque, bouché, incertain. Il avait tout prévu, immobile je l’entendais à peine aller et venir, fouiller dans la valise ouverte, je devinais, je m’interrogeais sur la suite.

Enfin Il me positionna comme Il le désirait. J’ai senti sous mes fesses les oreillers qu’Il avait disposé afin de surélever cette partie de mon anatomie pour mieux y accéder. Il entreprit ensuite de m’écarteler sans ménagement, fixant les liens à mes poignets et mes chevilles et les arrimant aux quatre coins du lit. Il mesurait avec application la tension exercée et le peu de manœuvre dont je disposais. Il tirait, je gémissais, lui faisant part de l’inconfort et de l’étirement provoqué. Il m’ordonna de me taire, de supporter cette petite douleur, j’aimais être entravée, et bien je l’étais… Que répondre à cela ? rien puisque c’était ce à quoi j’aspirais, être en Son pouvoir et Lui faire confiance.

Bon, j’eu tout de même un sursaut, Son ton dur me tétanisa, tel un animal pris au piège, perdue, je tentais de me soustraire, de me débarrasser de mes liens. Quelques claques bien senties sur le haut des cuisses me stoppèrent net, me ramenèrent à ma place. Peu à peu je m’installais dans la séance, abandonnant toute résistance. Mon corps qui se cabrait quelques instants plus tôt acceptait ces entraves, cette privation de mouvement. Mon esprit s’apaisait, je n’étais plus qu’attente et curiosité.

D’un geste mesuré Sa main frôla mon sexe, en écarta les replis, les étirant, découvrant mon clitoris me rappelant dans quelle position vulnérable je me trouvais. D’un coup je me suis vue dans Ses yeux, corps indécent, ouvert, offert à toutes Ses fantaisies, corps dont Il pouvait disposer à Sa guise.

Il ne s’en priva pas bien décidé à jouer intensément pour m’amener là où Il voulait, sans que j’en ai conscience, libérée de toute action volontaire. Les différents martinets entrèrent dans la danse n’épargnant ni mes cuisses, ni mon sexe, ni mes seins. Je frissonnais, je geignais, je criais, une farandole folle et douce à la fois. Ces claquements loin d’être douloureux réchauffaient chaque parcelle de ma peau au moment du contact, de l’effleurement au coup cinglant, une surprise à chaque impact. Je me tortillais en vain, impuissante, mon corps s’enflammait graduellement. Sans se lasser, avec méthode et malgré quelques protestations de ma part auxquelles Il restait sourd, Il continuait introduisant de nouveaux « instruments », les mêlant, les alternant : Ses mains, Ses dents, la caresse d’un plumeau, le souffle glacial d’une bombe qui me surprit… Je Le sentais diabolique et content de Lui, Ses mots faisant écho à Ses pensées.

N’ayant aucune prise sur ce qui se passait, ne pouvant rien deviner, ni anticiper c’est en lâchant prise  que les sensations sont devenues de plus en plus puissantes. Le ronronnement du womanizer positionné sur mon clitoris acheva le processus, l’orgasme arriva fulgurant et violent, déclenchant des tremblements incontrôlables.

Le monde opaque et bouché s’éclaircissait soudainement, s’élargissait, se dilatait. Il s’amusa encore longtemps à me faire jouir, je coulais, je coulais, je tremblais, je tremblais. Il décida alors de jouir à Son tour de ce corps qu’Il avait embrasé, soulevant mes reins Il planta Son sexe dans ma fente et me baisa sans retenue. Toujours écartelée je ressentais Son intrusion au plus profond, instrument de Son plaisir. Il profita au mieux de ma personne, dénoua mes liens, m’enjoignit de me mettre à genoux pour le prendre en bouche. Il y joua un bon moment avant de me retourner pour s’occuper de mon cul, d’une main ferme Il maintenait ma position. Je m’abandonnais avec plaisir à Ses exigences, mon corps toujours parcouru de tremblements, bientôt je m’écroulais en travers du lit, je sentis Son poids puis Sa délivrance.

Il ôta enfin le bandeau  qui voilait ma vision, ce retour à la clarté me sembla incongru. J’étais dans l’incapacité de me mouvoir, ma tête tournait, les tremblements toujours présents. Il m’a fallu un long moment pour revenir, emmitouflée dans la couette, blottie contre mon Maître je me suis laissée couler paisiblement dans un sommeil réparateur.

Je n’imaginais pas qu’un si beau voyage aux confins de mon être me serait accordé, voilà tout le pouvoir de mon Maître qui m’y a conduit, je ne peux que Lui exprimer ma gratitude.

Et en en rediscutant le lendemain Il me dit : tu as fait de gros progrès dans le lâcher prise, les circonstances étaient aussi favorables, seuls, dispos …

Quant au subspace me dit- Il c’est une autre histoire car il faut je crois basculer de la douleur vers une autre dimension. Alors ce n’est pas certain que cela m’arrive ne supportant que très moyennement la douleur. L’important étant de s’épanouir mutuellement en restant S/soi, merci Maître.

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