Cela fait plusieurs mois que Maître m’avait prévenu que le 1er juillet serait un grand jour : Maître allait me tondre intégralement. Il y a deux ans, en devenant Sa novice, j’avais prévenu « La tonte, jamais ! ».

En formulant mes vœux définitifs, j’avais donc lâché prise en me disant que si IL le souhaite, c’est Son droit. Il a tout pouvoir sur moi.
Je n’y ai pas tellement pensé jusqu’au jour même. N/nous étions invité à un Munch et After Munch … Au même endroit que la cérémonie pour mes vœux définitifs … ! C’était parfait. Les deux couples d’amis que je souhaitais avoir près de moi sont là, juste une personne manque, mais je me promets de lui envoyer la photo en premier.
C’est le matin même que la pression a commencé à monter. je ne savais pas à quoi m’attendre, comment cela rendrait ? Est-ce que je vais m’aimer ainsi ? Et puis, le regard des autres me fait peur. J’ai peur d’être jugée parce que j’ai peur de me juger moi-même. Et si je n’aime pas ? Toutes ces questions me viennent à l’esprit.

Mais la raison pour laquelle je le fais est loin d’être esthétique. Maître a décidé, j’obéis. C’est ainsi, c’est ma vie. je le fais parce que jamais je ne me suis sentie autant à ma place en étant en appartenance, que je sais que la vie d’esclave que je souhaitais est celle qu’Il m’offre en me dressant.

Quand N/nous arrivons, tout le monde est tranquillement en train de discuter sur la terrasse. je découvre des têtes que je connais et que je suis contente de voir et d’autres que j’ai déjà croisé, mais avec qui je n’avais pas pu faire connaissance. Maître annonce qu’une fois la nuit tombée, IL me tondra. je dois donc attendre encore. je suis impatiente, j’ai peur, je suis perdue et voudrais que ça arrive maintenant, ou jamais. Après avoir discuté avec tout le monde, Maître m’a déshabillé pour me donner la fessée. Il continue ensuite avec le martinet. Au bout d’un quart d’heure, j’arrive à créer une bulle avec mon Maître, être uniquement dans le moment présent. C’est à ce moment-là que Maître me dit grand sourire « tu vois, la nuit commence à tomber »… Bon, moi qui commençais à me détendre…

Maître m’ordonne de me mettre à genou. Avant de me tondre, Maître a accepté mes folies capillaires. je suis donc rose ce jour-là et mes cheveux sont comme de la paille tellement ils sont abimés. Il commence et dit « V/vous allez rire, mais… ça ne coupe pas ». En effet, tout le monde part en fou rire, sauf moi. je ne sais pas où je suis, je suis dans une bulle mais seule cette fois. je suis mélangée entre le bonheur de vivre ça avec mon Maître et toutes mes craintes et appréhension… Au bout d’un quart d’heure, je pense que ça ne coupe toujours pas quand Maître pose la moitié de mes cheveux sur mes genoux. À ce moment-là, je sais qu’Il ira jusqu’au bout et que c’est ma place, je suis Sienne et heureuse de l’être. C’est d’ailleurs pour ça que je peux aller aussi loin dans mon abnégation, ça fait un poil trop romantique, mais bon … être Sienne est pour moi une évidence !

Une fois fini, Maître annonce qu’Il va me raser à la main dans la douche pour finir. je passe donc en évitant chacun des miroirs. À ce moment-là, dans ma tête ce n’est pas fini et je ne me sens pas encore capable de croiser mon reflet. Ce n’est qu’après la douche que j’ose enfin lever les yeux sur mon reflet. La première réaction a été assez négative, j’avoue. j’étais très heureuse de l’avoir fait car c’était Son désir, mais je n’aimais pas ma tête dans le miroir, ce n’était pas vraiment moi.

N/nous sommes ensuite retourné dans le salon ou Maître a joué avec une roulette à piques prêtée par Grand Méchant Loup et ensuite avec deux couteaux … Franchement, j’ai pas pu supporter, un mélange de chatouilles et de douleur que je ne savais pas canaliser… Maître m’a fait saigné et le lendemain encore j’ai eu mal. Les marques sont remarquables et encore aujourd’hui, j’apprécie de les ressentir.

Après cela, N/nous avons encore parlé avec plein de chouettes personnes et je suis allée me coucher.

Depuis le réveil du lendemain, je commence à m’y faire et même à apprécier ma nouvelle trombine ! Bon, je pense que c’est moins côté esthétique que l’acceptation encore plus profonde de ma place d’esclave. Au petit déjeuner, il n’y avait plus que Philippe Boxis (Huhu, il est chez lui c’est normal!), White et V., Laurlou et N/nous. j’ai eu le droit à une magnifique séance de cordes par Philippe. La sensation des cordes sur ma peau me manquait et je suis ravie, une bonne suspension très agréable ! Merci Philippe !

Merci Maître de m’avoir tondu. Un énorme merci aux personnes qui sont très chères pour moi Grand Méchant Loup & BethyLoup, Phil & lilicat, White & V. Merci aussi de la présence de Stefhood et MissElisa, Madame Shadow et Son soumis, la magnifique Laurlou, Philippe Boxis, Maître Paul & esclave Alcyone et à toutes les autres personnes dont les sourires me restent dans le cœur. Ce fût une excellente soirée que je serai ravie de renouveler.

2 COMMENTAIRES

  1. Bonjour Lina,
    Le regard des autres, oui, bon les autres en même temps hein….mais , les proches , comment vous faîtes, votre enfant, que lui dites vous, que dit-il ??
    Et les marques, les voit-il ?
    J’espère ne pas vous déranger avec mes questions
    Agréable weekend à vous
    Valérie

    • Bonjour Valérie,

      Depuis des années, je passe de cheveux courts à longs, de châtain à blonde en passant par le rose, etc. Donc oui, j’ai dit que j’avais fait cela parce que ça me plait ! Et après, le reste ça ne les regarde pas.

      je n’ai pas d’enfants personnellement mais l’enfant de mon Maître n’est pas confronté à N/notre intimité, il ne voit pas mes marques et n’a pas à les voir. Et qu’est ce qu’il pense de ma tête ? Il ne m’aime pas sans mes cheveux, mais là que ça repousse, je suis un « crâne de kiwi » voilà 😉

      Bon week end également 😉

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