La Domination d’un Maitre ou d’une Maitresse peut être active ou passive, souvent les deux, simultanément ou en alternance…

Dominer est un acte relationnelle que le Dominant offre ou applique à son esclave qui, à minima, en ressent les bienfaits (avant même d’obéir ou de servir)….

Ressentir la Domination sera le sujet du prochain post parce que avant il faut planter le décor :

Suite à un échange de mail avec mienne, soumise de Salyo j’ai publié ceci sous la forme d’un post sur la page facebook de mon livre.

La question initiale de mienne, soumise de Salyo était : « qu’est ce qu’un Maître ou un Dominant finalement ? » Est-il obligé d’ordonner, de punir, de dresser ? »

Le post fait partie de la collection répertoire des évidences, et c’est le n°9.

Définir un Maitre ou une Maitresse est une tâche ardue : nous pouvons approcher la définition au travers des notions de responsabilité, de respect, de discipline, de maitrise de soi évidemment… Beaucoup de choses sont dites au travers une foule d’exemple dans mon livre… Ces qualités sont tout de même une bonne base… Il y a aussi les défauts du Maitre ou de la Maitresse (la communication l’écoute…qui sont corrigés par sa propre discipline par exemple)… Je vous en parlerais dans un prochain post. (Oui, les défauts du Dominant : excellent post à venir !)

Revenons à la question dont j’ai retenu la deuxième partie.

En voici la version enrichie parce que ici c’est Mon blog et je vous soigne 😉

Répertoire des évidences n°9 formule enrichie

Que ce soit clair pour tous et toutes : un Maitre ou une Maitresse n’a aucune obligation à punir ou martyriser son esclave.

Chaque Dominant ou Dominante agit en fonction de sa sensibilité que son esclave connait parce qu’il ou elle y a consentie.

Cela ne signifie pas qu’un Dominant ou une Dominante doit s’abstenir de punir si Il ou Elle juge que de telles actions nécessaires à l’épanouissement durable de la relation

.

Cela signifie juste qu’un Dominant ou une Dominante n’a pas d’autres obligations que celles qu’Il ou Elle juge indispensables à traduire l’engagement pris vis à vis de lui même lorsqu’il ou elle accepte la responsabilité de l’esclave lors de l’expression de son consentement.

La réalité du dressage s’avère subtile : c’est la rencontre d’un besoin de Domination et d’un besoin de soumission.  L’accord qui en résulte par le consentement de l’un et l’engagement responsable de l’autre, induit forcément des modifications et des ajustements au cours de la vie de l’esclave.

Les esclaves ne tombent pas du ciel (c’est le titre d’un chapitre de mon livre). ils et elles ont leur propres histoires et habitudes… Ce sont bien les habitudes et les comportements qui sont à ajuster aux désirs et besoins du Maitre ou de la Maitresse.
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Ce sont ces ajustements que l’on définit sous le terme de dressage ou d’éducation. Le Dominant et l’esclave sont deux êtres physiquement séparés. Et ni l’un ni l’Autre ne sont télépathes. L’esclave peut imaginer que le Maitre lit en elle comme un livre ouvert, même si c’est vrai, cela ne peut pas l’être totalement, la psyché humaine est ainsi faite. Elle peut l’imaginer mais elle doit savoir que le seul moyen de partager ce qu’elle ressent vraiment avec le Maitre c’est de le formuler, de le communiquer par le dialogue. Oui facile à dire, facile à écrire…

Les Maitres et Maitresses ont souvent des talents de psychologues pour créer les conditions de la confidence. Il importe que le Maitre ou la Maitresse recueille l’histoire personnelle de son esclave et partage la sienne… Plus fort et profond sera le partage plus fort et profond sera le dressage.

Le Maitre pour sa part sait bien que son esclave ne peut deviner ses désirs et besoins au premier coup d’œil, ou simplement par la grâce de son consentement à servir ou obéir…. C’est donc à Lui d’exprimer clairement ce qu’il souhaite, comment il le souhaite et en quelles circonstances. C’est à cette occasion qu’il est amené à définir des rêgles qui sont destinées à disparaitre avec le temps. Oui les rêgles, une fois intégrées sont appliquées naturellement et non plus besoin d’être rappelées…
 Cela réclame beaucoup d’attention de part et d’autre dans les semaines de noviciat… Et s’il n’est pas obligatoire de punir l’esclave pour avoir enfreint ou oublier une règle : il importe de la rappeler et d’exiger le respect de la règle.

Une maladresse, un oubli doit être remarqué et mentionné A MINIMA, s’il plait au Dominant de punir physiquement son esclave à cette occasion libre à lui, mais ce n’est pas une obligation.
Une faute, enfreindre une règle délibérement, engage une conversation à défaut d’une punition (généralement après).

Dans tous les cas, à chaque rappel à l’ordre (avec ou sans punition) il y a reformulation des raisons de la règle et des bénéfices de son respect.
Il est clair pour chacun que l’esclave sait que son bonheur d’être est de vivre tel qu’elle l’a choisi aux pieds du Maitre. C’est bien ce bonheur simple et paisible qui est en jeu, c’est la raison pour laquelle les punitions, coups ou privations ne sont pas systématiquement indispensables…. Cela dit, nous aimons l’aspect physique de la relation (Moi le premier) et je reconnais que je n’ai pas besoin, plus besoin (la mienne est mature) de punir pour jouir de la martyriser…

Certains Maitre ou certaines Maitresse dominent parfaitement sans coups, ni punitions, Ils ou Elles n’en sont pas moins Maitre ou Maitresse et le dressage n’en est pas moins profond qu’un dressage au fouet par exemple.

Souvenons nous de « l’homme qui parle à l’oreille des chevaux »… Il s’agit bien de dressage, un dressage dont la « violence » est absente. Et nous ne sommes pas des chevaux, nous, doués de langages sophistiqués….



La grande différence d’avec les chevaux, outre le fait que nous sommes des humains, demeure dans le consentement de l’esclave.

C’est lors du recueil de ce consentement que le Maitre ou la Maitresse formule clairement ses besoins et ses modes de Domination.

Une période de noviciat propice au dialogue est à cet égard jugée indispensable par la plupart des personnes impliquées dans les relations D/s permanentes.

Il est naturel et fructueux de Dominer l’esclave dans ses différentes dimensions : physique, psychologique et émotionnel…

Cela dit, encore une fois, le recours aux coups ou à la douleur (qui peut être aussi psychologique) n’est pas obligatoire. Des moyens de persuasions liés à la sensibilité de chacun sont à l’œuvre; merci d’en tenir compte si c’est votre cas.

La privation de liberté (accès à internet, au porte monnaie, aux moyens de communication ou de déplacement par exemple), le contrôle de l’emploi du temps (liste de tâches et temps de repos) comme des attitudes (prise de parole, tenue du corps par exemple) sont des moyens couramment utilisés afin de modeler l’esclave dans sa nature selon les besoins du Maitre ou de la Maitresse.

Enfin, au risque de se répéter, c’est une évidence que l’esclave, être humain consentant, est doué d’intelligence et de sensibilité. C’est bien pour en jouir pleinement que le Maitre ou la Maitresse utilise aussi l’intelligence et la sensibilité de son esclave afin de lui offrir de vivre en paix à sa place. Et utiliser ces aptitudes c’est communiquer et decider, exiger que la vie se déroule comme le Maitre en décide.

Si le Maitre ou la Maitresse estime qu’Il ou Elle a besoin de marquer physiquement sa volonté sur le corps de l’esclave (jusqu’au fer rouge, tatouage) c’est sa liberté de Maitre ou de Maitresse à laquelle l’esclave a consentie mais ce n’est pas une obligation.

Etre sadique n’est pas un indice ou une marque de Domination (Sade était un criminel). Il existe dans le monde BDSM (acronyme fourre tout et je vous renvoie au beau post de andy candy à ce sujet) autant de façon de vivre ensemble Maitre/esclave Maitresse/esclave qu’il y a de personne.

Trouvez votre voie, celle sur laquelle vous êtes, l’unique : la V/votre…

Que le Maitre ou la Maitresse prenne plaisir à martyriser son esclave consentant(e) n’en fait pas plus un Maitre ou une Maitresse qui ne prend aucun plaisir à infliger de la douleur.

Une relation D/s durable à pour but de construire une harmonie de Domination/soumission équilibrée dans sa nature inéquitable.

Que celui qui prétend que l’égalité est source d’harmonie sorte de la pièce pour aller à la rencontre des vrais gens,, étudie un peu son sujet et revienne nous voir. L’égalité est uniquement une affaire de droit et JAMAIS pas une affaire de relation.

Et celui ou celle qui croit (oui j’ai lu ces bétises) que la complémentarité est synonyme d’égalité retourne devant les films de walt disney à bouffer du mac do.

Ici nous nous sommes dans la vraie vie, tellement mieux que des fantasmes intellectuels ou stupides fournis par le prêt-à-penser des médias de masse.
Pour conclure (à suivre…) :

Etre Dominant ou Dominante, dans une relation permanente dite 24/7, c’est assumer pleinement sa responsabilité et entretenir durablement sa propriété.

Prenez soin de Votre propriété….

Prenez soin du Maitre ou de la Maitresse.

Bises à toutes et à tous

EROSPOWER aka SENSEI (pour clochette)

Image : J’adore quand elle pleure de plaisir et que son maquillage coule…

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