Bah oui, la vie nous entraîne dans un tourbillon d’activités vanilles classiques et il arrive selon les aléas de la vie qu’il ne nous reste que peu de temps pour vivre « des séances ». Des séances qui cimentent et éclairent le quotidien car les séances nécessitent une réflexion, une préparation, une mise en condition et surtout répondent à un besoin chez l’Un comme chez l’autre. Elles sont l’expression de N/notre évolution commune, sans elles on se sent moins N/nous, un manque se fait ressentir… Est-ce la réalité ou non ??? Manquons-nous de temps ?

Cela ne veut pas dire que l’on ne se sent plus Maître et soumise quand il n’est pas possible de vivre des séances, comme le dit si bien esclave lina la domination/soumission se vit au quotidien au travers de mille et un petits détails. Mais pour les séances N/nous avons besoin d’espace et de temps afin d’être N/nous en tête à tête sans interférences, ça c’est une réalité. Pour lâcher prise, pour jouer, pour vivre en N/nous laissant aller à N/nos instincts primaires, expressions de N/notre être profond et sources de bonheur intense. Mon Maître a raison lorsqu’Il dit que l’essence de la D/s passe entre autre par une sexualité assumée. Là encore prendre le temps de la vivre, elle est au centre de nos vies et nombre de couples finissent par la négliger se fixant sur d’autres priorités. La sexualité étant une chose dérangeante que la société tente de contrôler. Alors ce sont des jeux à réinventer, des jeux oubliés dans les méandres de la société castratrice, des jeux refoulés, rangés au fond de notre conscience par peur du jugement d’autrui, du permis et de l’interdit. Avec tout un questionnement à la clé dans une relation D/s même assez soft.

Est-Il normal de vouloir exprimer Son côté dominateur ?

Suis-je normale d’aimer les contraintes, d’aimer être attachée, soumise, à Sa merci ?

Suis-je normale d’échafauder dans ma tête des scénarios plus ou moins avouables ? d’en discuter avec Lui à Sa demande, de N/nous dévoiler l’Un à l’autre ? Ah les bienfaits de la communication qui libèrent N/nos désirs secrets et N/nous permettent d’avancer avec plus de sérénité…

Dois-je avoir honte de me trouver aux pieds de mon Maître, de Le satisfaire en Lui obéissant, d’y trouver du plaisir ?

Est-ce bien de me débattre dans des frustrations qui n’ont pas lieu d’exister ( ah, ah c’est ce que je me répète ) puisque je ne dirige pas la relation. Cela c’est encore très difficile car il y a bien des moments où je voudrais que ceci ou cela se passe, de telle façon, à tel moment, de Lui forcer la main, d’avoir une prise sur l’organisation, donc de maîtriser…oui difficile chemin de l’acceptation de sa condition, celle que l’on a choisie et qui est source d’épanouissement.

Donc il y a des séances que le Maître programme selon Ses désirs pour Son plaisir et le côté jeux ou mon avis est sollicité. Tout ça dans un emploi du temps serré, mais tout vient à point nommé. Il faut devenir sage et laisser le temps au temps, se satisfaire de ce qui est.

Petite parenthèse : mon Maître et moi même aimons les jeux de rôles, les mises en scènes, ces moments un peu en dehors de tout qui sont comme de nouvelles respirations où une part de N/nous se réalise pleinement. Pour ce côté « jeux » de N/notre relation N/nous ne manquons ni l’Un , ni l’autre d’idées et d’imagination. A cet effet N/nous avons une petite boîte à fantasmes qui contient des petits papiers pliés sur lesquels sont inscrits des idées de scénarios, d’envies communes ou particulières etc… Mon Maître restant le « Maître du jeu », après un tirage au sort Il décide de réaliser plus ou moins ce qui est inscrit sur le billet, donc d’en modifier à Son gré le contenu pour l’adapter à Son idée, de rajouter des phases ou des éléments, de s’organiser dans le temps (du temps anticipé) : maintenant ou plus tard…Il y a aussi l’effet de surprise pour moi ne sachant jamais se qui va se produire…Je ne manquerai pas de V/vous relater certains de ces jeux dans de prochains articles.

Voilà mes réflexions concernant cette notion importante et toute relative du facteur temps dans ce genre de relation, de pouvoir vivre des moments riches (même brefs) qui la nourriront, la renforceront et l’élargiront. Cette conscience de ce que N/nous sommes l’Un pour l’autre, de ce que N/nous apportons mutuellement, de ce désir de vivre intensément, passionnément cette vie que N/nous avons choisie dans un présent toujours renouvelé. De se défaire des insatisfactions qui gangrènent notre esprit pour apprécier à sa juste valeur le positif de toute situation vécue, N/nous créons N/notre vie à chaque seconde en mettant en pratique ce que je viens de formuler.

 

 

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