La journée se déroulait à merveille et Maître et moi profitions pleinement de l’instant présent. La journée n’a été que surprise et bonne humeur malgré une fatigue non négligeable. N/nous sommes allé dans un super apéro BDSM où N/nous avons pu revoir des personnes que l’O/on apprécie et faire de nouvelles connaissances, j’étais plus que joyeuse et excitée…

C’est pour moi un plaisir dans ce bar de pouvoir me mettre à genou, de L’appeler Maître avec du monde autour. je n’ai pas le sentiment d’être en soirée BDSM, juste le sentiment d’être pleinement moi avec les bonnes personnes au bon endroit. L’ambiance est simple, naturelle et l’O/on discute et apprend à faire connaissance, dans le rire et sans jugement. 

Voilà dans quels bonheur et état d’esprit j’étais en sortant. Joyeuse, épanouie et fière d’appartenir. Cela fait quelque temps que Maître et moi souhaitons allé voir un club libertin proche de chez N/nous équipé d’un petit espace SM.

 

N/nous sommes juste à côté ce soir, c’est le bon moment. 

Arrivé sur place, N/nous sommes accueillis par des personnes très sympathiques. O/on mange avec le patron, l’équipe ainsi que plusieurs habitués et même certains qui viennent pour la première fois. Pendant le repas et dans le suivi de ce qu’il s’était déroulé, c’est naturellement que j’ai fait comprendre à SENSEÏ que je prendrai plaisir à manger à terre. C’était un besoin…

 

Ces temps-ci, pour cause de petits problèmes de santé, IL ne peut pas me martyriser comme N/nous aimerions donc le besoin de me sentir SIENNE est plus que présent. 

Les regards ne sont plus les mêmes dès que je pose un genou par terre. O/on me sourit, mais en même temps je sens beaucoup d’interrogation, de jugement et la peur d’être attiré par ce milieu qu’ils ne connaissent que par ces livres qui ne reflètent pas la réalité.

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Les discussions m’ont irrité et j’avais le sentiment de vivre quelque chose de mal dans un milieu où les pratiques dépassent déjà la « norme » de la société et ça m’a profondément mis mal à l’aise. 

Il n’empêche que le regard de SENSEÏ me remet vite à ma place. Et c’est ce qui se passe au moment où IL m’attrape le poignet pour m’emmener dans le coin donjon. Maître commence à me donner du martinet et j’y prends un plaisir fou. Cela m’a profondément manqué, je peux enfin lâcher prise. je souffle, je bouge, j’apprécie et intérieurement je savoure avec une jouissance psychologique immense mon appartenance.

Puis, du monde est arrivé. j’ai senti ces regards sur moi, cette présence et ce jugement lourd. En plus des regards, j’entendais les conversations. À partir de ce moment là, je me perds et je ne suis plus moi, je ne suis même plus SIENNE. je joue un rôle et me force à agir pour plaire à tout le monde. je bouge/danse au gré des coups, j’ai mal (et ça me plaît), mais je me contiens de le montrer. je veux leur montrer que je suis heureuse et que j’ai le choix de vivre cette relation ou non. Mais c’est incompréhensible pour eux.

 

Non, je n’accepte pas la relation Maître/esclave par amour. C’est l’inverse : je L’aime car IL me dresse. j’ai besoin de cette relation, de ce lien et de tout ce que l’O/on vit. 

Maître a bien vu que je n’étais plus très présente et la soirée a continué doucement jusqu’à ce que l’O/on s’en aille en ayant quand même la grande satisfaction d’avoir découvert un très grand et beau lieu tenu par un propriétaire très sympathique et le bonheur d’avoir passé ce moment à deux, à N/nous. Cet instant où rien d’autre que N/nous n’existe…

2 COMMENTAIRES

  1. Bonjour esclavelina,
    Votre texte transpire un certain mal être, un vécu mitigé de cette expérience. Mais en V/vous rendant dans ce lieu à priori « ouvert » mais non BDSM il était certain qu’il pourrait y avoir quelques interrogations de la part des habitués. Surtout à partir du moment où vous avez voulu être reconnue en tant qu’esclave de part votre attitude.
    Je lis de plus en plus l’amalgame entre le milieu libertin et celui du BDSM, mais pour moi c’est très différent. Les couples libertins sont échangistes librement, c’est à dire que les deux partenaires sont libres de se choisir un ou plusieurs autres partenaires (relation équitable : ils conservent chacun la maîtrise de leur sexualité.), ce qui n’est pas le cas dans une relation M/e où c’est le Maître qui décide de mettre son esclave à disposition d’un autre homme de Son choix (que cet homme plaise ou non à l’esclave : relation inéquitable, la sexualité de l’esclave appartient au Maître). Bien sûr cette option de prêt a été discutée avant le consentement.
    Les termes aussi sont différents, un libertin ne dira pas « j’utilise » ma compagne, le sexe est vécu différemment.
    Et pour les libertins la notion SM n’est pas souvent présente ou sous forme de jeux (c’est à la mode…). Ils jouent à la D/s le temps d’une soirée en toute complicité, pour leur plaisir sexuel immédiat, un peu de nouveauté et de piment, pourquoi pas ?
    Sauf que leur mode de vie n’a rien à voir avec une relation D/s ce qui génère des interrogations, des surprises.
    Le fameux coin donjon est pour eux comme une scène de théâtre où on joue justement un rôle et ce soir là c’était V/vous les acteurs.
    N/nous mesurons bien là l’écart existant entre ces deux fonctionnements qui peuvent cohabiter en bonne intelligence si chacun prend la peine de se situer et d’accepter l’autre avec ses différences. Sans parler de toute la gamme des relations M/soumise que je n’ai pas évoqué dans ce commentaire.
    Bonne journée.
    dame de C.

    • Bonjour dame de C
      Merci pour votre commentaire, je suis désolée de n’avoir pas répondu avant mais je n’ai pas su quoi répondre…

      Encore aujourd’hui, je ne sais quoi rajouté puisque vous avez tout dit et tout compris dans mon ressenti et dans la vision libertine.

      C’était une première expérience que je ne regrette pas mais il est vrai que la prochaine fois je saurais à quoi m’attendre 😉

      Bonne journée à vous
      esclavelina

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