Bonjour à T/tous,

Depuis un moment déjà, Maître m’autorise à parler avec d’autres soumises/esclaves/kajira. Échanger nos différents points de vue est toujours très intéressant et les questionnements de l’une peuvent être bénéfiques pour l’autre également. Une amie esclave, non masochiste comme moi a reçu une question qui l’a troublé et quand elle me l’a posé je me suis beaucoup posé de questions également. Je tenais donc à vous faire partager la question et ma réponse.

Pourquoi accepter de souffrir si cela ne plait pas à ce point ?

Voici ma réponse :
La première raison c’est la satisfaction du Maître qui vaut plus que tout, associée évidemment à la totale confiance que l’on a en Maître. Si l’on avait un doute sur notre sécurité, on ne le ferait pas. Le fait de savoir que quoi qu’il fasse nous sommes en parfaite sécurité et que nous pouvons nous abandonner totalement est un bonheur et offre un lâcher-prise immense.

Ensuite, je dirais qu’il y a aussi une part de l’égo. En deux points :
– Le premier c’est le fait d’être persuadé de ne pas pouvoir subir le coup d’après et d’y parvenir. Certes pour Lui. Néanmoins, je suis contente de moi quand, n’y croyant plus, je supporte. Il connait les limites à ne pas dépasser. Donc si Il continue c’est qu’Il en a envie et que j’en suis capable. mon égo en est ravi ainsi que ma nature profonde.

– Le deuxième point c’est le public. Que l’on aime ou non se donner en spectacle. Pour ma part, j’aime Le représenter et montrer au mieux que je suis digne de Son éducation. De fait, quand je suis en public, je me conditionne, je me dote d’une force supplémentaire. mon état d’esprit change radicalement. Rassurez-vous, je n’y arrive pas à tous les coups, mais voilà. De temps en temps une petite voix me dit « c’est que le début, tu peux pas crier maintenant, douillette » et ça m’aide.
j’ai remarqué que ce deuxième point était un côté assez « néfaste » de l’égo. En effet ça m’arrive souvent en soirée publique, mais pas en soirée privée avec des amis. Avec les amis « j’ai rien à prouver » et Maître peut me faire fondre en larmes, me faire supplier pendant des heures, sans risque de choquer ou d’être jugé. Du coup, je suis pleinement moi, avec l’adrénaline du public, mais sans le « sens de la compétition ». Et je trouve ça plus sain, car je vis la séance du plus profond de moi.

Après, même si la question est pertinente, car la connaissance de soi ne s’arrête jamais et est primordiale, je pense qu’il ne faut pas non plus trop intellectualiser. Des fois, il faut vivre le présent, ses émotions, sans chercher à les analyser, mettre une étiquette dessus : se ressentir être soi, pleinement dans l’instant présent.
Quand on adore une musique, on peut la décrire, l’analyser comme on veut, cela ne me fera pas vibrer comme cela fait vibrer celui ou celle qui me la décrit ou l’analyse. C’est un moment unique à chaque fois. Ce sont des moments intimes qui méritent juste d’être vécus pour ne pas s’éloigner du présent.

 

je suis entrée dans le monde du bdsm en 2011. je m’y suis découverte. je fus soumise dans des relations bdsm avant d’entamer la vie d’esclave consentante que je suis désormais.

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