La situation s’améliore, je me sens parfois encore molle et un peu déstabilisée. Et oui les événements familiaux me renvoient à une réalité simple : nous vieillissons c’est ainsi et me regardant dans une glace je ne peux que le constater. Mon Maître pragmatique me répond : et bien c’est vrai et c’est pour cela qu’il N/nous faut vivre chaque instant qui se présente avec intensité et en suivant N/nos désirs, se faire plaisir est essentiel et qu’importe le jugement des autres, le bonheur est dans l’ici et le maintenant. Je vais donc vous conter un de ces moments qui rendent la vie plus lumineuse et vraie puisque correspondant à ce que N/nous sommes. Un petit récit estival.

Par une belle journée de vacances ensoleillée Vous m’aviez ordonné d’enfiler cette robe diaphane, de me chausser de ces sandales vertigineuses et de parer mon cou de ce collier assorti. Rien d’extraordinaire sauf que chaque élément choisi par Vos soins avait son importance, dans Vos yeux je me suis sentie belle et désirable, j’étais fière de Vous obéir et de Vous satisfaire, je Vous ai suivi confiante, la promenade était plaisante, j’étais émoustillée me sachant nue tout en étant vêtue. J’imaginais que Vous m’emmèneriez dans un coin discret et là je Vous obéirai (bon là j’avoue avoir lu quelques écrits qui me faisaient fantasmer… alors je m’y préparais).

Suivant des ruelles quasi désertes et silencieuses où Vos mains se sont montrées câlines j’ai trouvé la situation plus que plaisante. Mais Vous avez continué à m’entraîner et N/nous avons débouché sur une place, passant de l’ombre à la lumière, de l’intimité à deux à la multitude bigarrée. A cet instant J’ai craint les jeux de transparences qui révéleraient mon corps aux yeux de tous.

-Traversons ce marché, me dites-Vous . Nous voici tout d’un coup plongés dans un monde de couleurs, d’odeurs et de sonorités diverses et joyeuses. J’ai pris encore plus conscience de ma pseudo nudité quand une brise légère s’est levée, a rafraîchi l’air et s’enroulant autour de mes jambes, s’est infiltrée et a caressé mon intimité. A la fois surprise et un peu gênée j’ai savouré cette audacieuse caresse, autour de mon corps nu le voile a ondulé et s’est gonflé, un souffle de légèreté. Ce zéphir coquin semblait être Votre allié, il insistait, multipliait les assauts, soulevait le tissu vaporeux que je tentais de discipliner d’une main fébrile. Du coin de l’œil Vous m’observiez et me l’interdisiez.

Votre main impérieuse s’est posée au creux de mes reins. Elle descendit , s’attardant, épousant le galbe de mon fessier. Vos doigts y imprimant une douce pression puis un petit pincement me remettant à ma place, éteignant tout tentative de résistance. Je me suis sentie indécente, livrée à Votre désir au milieu de ces passants ignorants qui nous frôlaient. Un sourire au coin des lèvres, Vous Vous amusiez de mon embarras. Mais Vous jouiez aussi de mon côté exhibitionniste, Vos doigts agrippèrent alors le tissu, le tirant très lentement vers le haut, je me sentais de plus en plus nue, mes joues s’enflammant, mon cœur s’emballant et mon corps se raidissant. Me tournant vers Vous mes yeux Vous ont imploré : pas si haut ! pas si haut ! la tension entre N/nous était palpable, je respirais profondément jetant des regards éperdus autour de moi. Des folles pensées tourbillonnant dans ma tête comme ce maudit vent qui semblait rire de mes appréhensions, le voici qui s’engouffrait de plus en plus joueur et taquin. Je m’affolais sous tous ces regards qui semblaient converger vers moi, me détailler et s’attarder sur ce spectacle étonnant. Etaient-ils dupes de N/notre petit manège.

Un long frisson m’a parcouru, mon Maître et le vent n’en n’ont eu cure, ils me poussaient dans mes retranchements, et tout d’un coup j’ai lâché prise, confiante et sereine, j’ai accepté ma vulnérabilité, j’ai accepté Sa volonté. Il décidait de jouer ce jeu et je me laissais guider, toutes mes résistances ont cédé, mon corps tout entier s’est détendu, mon esprit s’est apaisé. Je savais qu’Il n’irait pas au delà de ce qu’Il avait décidé et Il me rappelait  ainsi que j’avais consenti à me soumettre, un beau moment de complicité.

Vous seul saviez ma nudité sous le voile léger et Vous en avez joui heureux de me savoir à Votre merci. Vous avez prolongé ce moment à la terrasse d’un café où tout en dégustant une boisson fraîche, discrètement Vos doigts inquisiteurs se sont égarés dans ma chatte humide me promettant de nouveaux plaisirs. C’est sur le chemin du retour que Vous avez trouvé un petit recoin isolé où Vous avez pu en toute quiétude me dénuder et me posséder avec force. J’adore les vacances qui offre mille possibilités de varier les plaisirs.

2 COMMENTAIRES

  1. Quel beau récit de vacances. Il me rappelle un souvenir de voyage.
    Deux dames ont déjeuné sur une terrasse à une table près de la mienne. Une des deux portait une robe rouge avec quelques boutons détachés qui me laissait entrevoir une partie de son corps. En fait, il ne s’est rien passé mais je me suis mis à fantasmer et j’ai d’ailleurs par la suite écrit un récit décrivant ce qui m’était passé par la tête pendant ce repas.

    Je vous souhaite à tous les deux encore bien des moments de plaisir partagé

  2. Et oui Crabou les vacances sont des moments précieux où N/nous sommes plus disponibles, dans une bulle hors du temps, hors du quotidien, alors il faut en profiter et N/nous le faisons…

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