Bonjour à T/tous,
j’ai reçu beaucoup de messages ces derniers temps sur Instagram (qui comporte beaucoup de personnes novices, voire intéressées, mais n’ayant encore jamais pratiqué). Parmi ceux-ci il y a la question « Peut-on réellement être sans limites ? »

Pour l’esclave :


De la manière dont Maître m’a dressé, je dirai qu’une esclave novice peut avoir des limites, tandis qu’une esclave mature, non. Lorsque j’étais novice, j’avais gardé des limites que Maître avait accepté. Aujourd’hui, mature, Maître a absolument tous droits sur moi et je n’ai aucune limite. Donc oui, quoi que Maître m’ordonne, je me dois d’obéir. C’est la vie que j’ai choisie, dans laquelle je me suis engagée corps et âme. Merci Maître de me permettre de vivre ainsi.

Cependant si j’étais soumise, je crois que j’aurais imposé une limite … Les aiguilles. j’ai horreur de ça, je déteste, ça me fait paniquer, je fais des bruits d’animal blessé quand Maître le pratique. Mais Maître ne veut pas d’une esclave à la carte qui se soumet uniquement dans le périmètre qu’elle a décidée. je ne me sentirai pas esclave ni heureuse en acceptant uniquement ce que je veux. Se soumettre à ce que l’on aime est-ce vraiment se soumettre ? Bref. C’est un autre sujet.

Lors de la dernière séance d’aiguilles que Maître m’a fait, j’étais tétanisée. Les yeux bandés, totalement immobilisée, j’ai entendu et reconnu directement le bruit du sachet d’aiguilles qui s’ouvre. mon corps a refusé et je n’ai pas su m’empêcher d’exploser directement en larmes et de le supplier de ne pas le faire. je ne saurai dire combien d’aiguilles Maître m’a posé sur la poitrine, mais très vite, je me suis abandonnée, je n’ai pas le choix et si Maître veut en remplir mon corps entier, il en a le droit. A ce moment-là, vraiment j’ai l’impression de n’avoir plus aucune énergie, d’être vidée. Maître m’en pose une qui me fait une douleur bien plus forte que toutes les autres et qui me fait crier malgré moi. Maître me rassure « c’était la dernière ». je n’arrive pas vraiment à me détendre, la douleur est forte, je n’ai pas réussi à totalement calmer mes larmes, mais je reste à ma place.


Soudain, Maître me dit « Oh, mince j’en avais oublié une ». Tout mon esprit vrille, j’ai peur de ne pas être capable d’en supporter une de plus, mais je reste muette, digne. Maître me demande : « Que dis-tu esclave ? » « Comme il Vous plaira, Maître ». Puis, Il enlève une à une les aiguilles. je ne voulais pas une seule de ces aiguilles, mais c’est ma nature que de les accepter et de me soumettre.

Pour le Maître :


Non, clairement. Un Maître ne peut pas ne pas avoir de limites. Les principes de réalités sont une des limites inaliénables liées aux démarches administratives, à la vie professionnelle, aux enfants, etc.
Deuxièmement, la santé est une limite imposée pour le Maître. Il ne va pas ordonner à Son esclave qui a une cheville cassée de se mettre à genoux, par exemple.


« L’esclave sert le Maître, le Maître sert la relation ». La phrase est toujours la même. Donc oui, le Maître dont le but est d’enrichir la relation et de garder Son esclave le plus longtemps possible dans le meilleur état de service a des limites.

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