Alors que je veux que tu passes la nuit à me baiser, tu souhaites plutôt tester mes limites, nos limites.

Pour cela, tu as proposé un jeu un peu spécial…
Moi ? Naturellement j’ai acquiescé, comme toujours.

Nous étions tout deux en confiance, tous deux nus et tous deux en quête de nouvelles expériences.

Cette nuit-là, je t’ai regardé t’allonger sur le lit et ai pris place à tes côtés. Assise sur mes talons, j’ai contemplé, interdite, ce paysage de chair si tentant.

Tellement tentant que j’ai posé mes doigts froids sur ton ventre pour caresser, masser, griffer chaque parcelle de ton corps.
Mais je ne devais surtout pas toucher tes parties intimes; c’était la règle du jeu, tu as dit « je dicte, tu obéis ».

Frustrée, j’ai posé ma tête sur ta cuisse, ta queue gorgée de sang tressautait, m’appelait…
J’humais l’odeur qui se dégageait de ta peau comme une lionne affamée.

Oh oui, ta bite si puissante et majestueuse, j’en crevais d’envie.
Il m’était alors impossible de détacher mon regard de l’unique goutte translucide qui coulait lentement le long de ta verge.

Torturée, je levai mon regard vers toi et léchait sensuellement mon index dans l’attente d’une quelconque réaction de ta part.

Devant mon attitude, tu semblas enfin céder à tes pulsions. Tu me saisis par les cheveux et me rapprocha vivement de ton visage.

Sans hésitation, tu m’embrassas passionnément et je sentis ta langue revendiquer ce qui lui appartenait.
Puis je compris que ton corps et ton esprit voulaient me soumettre. Cette nuit-ci, je fus ta proie, et de tout mon être j’eus envie de crier « Merci, j’en avais tant besoin ».

Tu cessas brusquement notre étreinte et te réinstalla, calmement sur le lit, comme parfaitement comblé par cet échange.
Mauvaise, j’entrepris de sucer, mordiller, lécher la peau sensible de ton cou…Mais tu restas impassible.

Ton manque d’intérêt déclencha chez moi une crise sans précédent.
Je me suis placée à cheval sur ton bassin et j’ai ondulé des hanches jusqu’à sentir ton gland glissé sur mon clitoris en feu.

J’avais la sensation d’être une sorcière en plein sabbat: prête à tout pour lécher le cul du diable.

Mais tu m’en avais retiré le droit pour cette nuit…Nouveau jeu, nouvelles règles, tu as dit

Tu m’as ordonné d’arrêter, puis devant mon absence d’obéissance, tu m’as giflé. Surprise, j’ai gémi de douleur et un juron m’a échappé.
Tu as quitté le lit, furieux. Me sentant honteuse, je t’ai suivi en silence jusqu’à la salle d’eau.
Tu as ouvert le robinet et tu as aspergé ton visage d’eau froide comme pour t’apaiser et conserver ton contrôle.

Je me suis approchée à quatre pattes et j’ai glissé ma tête contre ta cuisse.
Les yeux clos, j’ai écouté les dernières gouttes qui s’écoulaient dans le lavabo et qui me rappelaient vaguement les notes que tu joues souvent au piano.

Tu m’as caressé les cheveux et tu as reculé. J’ai baisé tes doigts comme pour m’excuser et te prouver ma loyauté, ma soumission.
Au fond, je cherchais également à me convaincre que malgré mon comportement je méritais une récompense.

Mais soyons francs, comment une femme fragile telle que moi pouvait-elle prétendre à jouer avec une bête telle que toi ?

Sur cette pensée, je n’osai pas me redresser et te regarder. Je sentis mon vagin se contracter autour du vide existant, cherchant désespérément à être comblé.

Lassée de jouer, je t’ai soudainement dit « Je t’aime ». Comme une demande implicite et illégitime. Alors que ma voix tremblait, j’ai répété plus fort, presque hystérique: « Je t’aime ! Je t’aime tellement ! S’il te plaît… »

Tu t’es agenouillé et tu as passé ton bras sous mes genoux pour me porter.
J’ai vu que ton érection descendait et j’ai dégoupillé. J’ai tapé du poing contre ton torse, j’ai crié que tu étais un connard, puis je t’ai craché au visage.

Tu m’as alors déposé doucement sur le sol et je me suis recroquevillée contre le mur en riant nerveusement.

Tu es sorti de la pièce et es revenu avec un verre de whisky. Tu t’es placé debout face à moi et tu m’as observé durant une longue minute.

Je t’ai supplié de me faire quelque chose. Je t’ai demandé de me faire mal, de me salir, de te vider dans ma bouche et sur mes seins.

J’ai pensé que tu déverserais ainsi la liqueur amère que tu contenais autant que le sentiment de déception que j’avais provoqué.

Après ce qui m’a semblé être une éternité, tu m’as fait signe d’approcher.
Une fois à tes pieds, tu as lentement versé le contenu de ton verre sur mes cheveux. Le liquide ambré brûlait mon visage et l’odeur était désagréable.

Pourtant, j’ai léché le sol comme un animal assoiffé, récupérant peu à peu l’alcool fort que tu aurais dû boire. Je ne me reconnaissais pas.

Tu m’as ensuite demandé de décider si je me donnai à toi inconditionnellement.

J’ai eu peur, j’étais excitée, j’ai uriné.
Là, à même le sol, nue.
Et tu as ri.

Tu as ri si fort que j’ai cru sentir les murs vibrés. Puis tu as claqué mes fesses comme lorsque l’on donne une fessée à une petite fille capricieuse.

Tu m’as regardé, souillée, et tu as approché ta queue de nouveau dure jusqu’à mes lèvres.
Tu en as forcé l’entrée et tu m’as laissé m’étouffer avec l’objet de mon plus profond désir.

À ce moment-là, je t’ai entendu. Oui, je t’ai entendu. Tu as promis que dorénavant je t’appartenais…

Inconditionnellement.

1 COMMENTAIRE

POSTER UNE REPONSE

Please enter your comment!
Please enter your name here