Mes recherches ou la façon dont j’ai procédé pour faire le tour du problème en quelque sorte. Il n’y a pas de recette toute faite, mais il me semble qu’il soit bon d’avoir un fil conducteur pour avancer.

Mais quelle soumise suis-je ?

Une question toute bête qu’il faut se poser une fois qu’une première évidence s’ impose : Je me reconnais soumise (non esclave).

Comment je le sais ?

Au fil du temps se découvrir, s’avouer et admettre son désir de soumission (quel qu’en soit le degré). C’est une démarche très personnelle de connaissance de soi, attention à ne pas tomber dans le piège de l’aveuglement « amoureux » qui pourrait nous entraîner à essayer d’être soumise pour plaire. Cela doit avant tout être une révélation non liée à des interférences extérieures, nous devons sentir qu’il est bon de se vivre ainsi afin de tendre vers un meilleur accomplissement de soi en tant qu’être humain.

Ne pas renoncer, ne pas en avoir honte et qu’importe l’âge où cette vérité survient, 20, 40, 60, rien n’est impossible pour qui le veut. Ce sera vécu d’une façon différente mais vécu et c’est ce qui compte.

Bien sûr plus nous nous révélons tard, plus le travail consistant à devenir soi est ardu, les années à se vivre autre ayant érigé de hauts murs résistants qu’il faudra abattre pour atteindre le cœur de son être. Mais restons positif le Maître sera là pour nous épauler. Oui une autre évidence : sans Maître pas de soumise et vice versa.

Nous arrivons à la seconde phase qui me paraît la plus importante : savoir se définir, ce qui n’est pas simple. J’ai vécu ce moment trouble et incertain où j’ai cherché ce que la soumission signifiait, du moins pour moi.

Alors là une seule solution, se poser, faire le tri, réfléchir à ses désirs, ses besoins vrais, réels, profonds. Bannir les fantasmes évoqués dans la littérature ou autres, le rêve de l’idéal, balayer le folklore du net où ces relations ne sont pas toujours présentées dans toutes leurs complexités mais comme étant du sexe intense et multiple. Se demander comment cela nous parle en nous mêmes, s’apprivoiser, oser.

Que veut dire se soumettre ?

Voici les premiers éléments que j’ai retenu.

C’est devenir tel que nous le ressentons, ceci passant par la guidance d’un Maître.

C’est accepter l’échange total de pouvoir dans les domaines choisis.

C’est accorder sa confiance et l’obligation d’obéissance lié au consentement.

C’est être capable de lâcher prise, de progresser et de repousser ses limites.

C’est aussi entamer une relation où C/chacun sera à S/sa place en ayant à l’esprit le bonheur de l’A/autre….

Qu’est-ce que je veux ?

Lister ses besoins, ses envies, ses motivations, ne pas se mentir. Oui écrire c’est important, ça concrétise, apporte un début de réalisation, un pas sur ce chemin qui nous attire.

Donc écrire une première liste simple (les développements viendront plus tard), par exemple :

Soumission sexuelle (soft ou hard)

Soumission dans plusieurs domaines, lesquels ?

Ai-je envie d’une dimension sado/maso, est-ce obligatoire ?

Suis-je attirée par le fétichisme ?

L’animalisation ?

C’est fou toutes les possibilités existantes, d’où la nécessité d’être au clair avec ses besoins.

Comment je souhaite le vivre?

Ponctuellement : des séances en privé, à la maison ou en club…

Ponctuellement dans le temps : le week end, en vacances…

A distance : virtuel.

A distance (virtuel) et avec des rencontres en réel.

En 24/7 en vivant ou non avec son Maître.

En 24/7 D/s et vanille…

A qui se soumettre ?

A un seul Maître (relation exclusive)

A un Maître qui choisira d’autres partenaires (hommes, femmes, notion de partage et de prêt)

En relation de pluridomination (ponctuelle ou sur la durée)

En couple déjà existant (ce qui est N/notre cas)

En couple vanille avec un Maître sur des temps définis avec l’accord du mari. Idem pour le Maître qui peut avoir une vie vanille en parallèle.

Même situation mais sans accord du mari (en cachette) , ce qui peut être aussi le cas pour le Maître.

V/vous constatez que les champs des possibles sont très étendus, il existe peut être d’autres possibilités.

Où trouver un Maître à qui offrir son consentement ?

Son mari s’il accepte un cheminement de découverte conjointe. Ce qui n’est pas toujours évident et quelquefois impossible. Se posera alors la question du choix de vie : rester ou se quitter.

A un Maître connu, reconnu, expérimenté que nous aurons repéré et dont nous pensons qu’Il a le profil correspondant à nos objectifs et nos attentes. Là il y a un aspect sécurisant, nous savons à peu près où nous allons.

A un Maître inexpérimenté mais avec lequel nous construirons la relation pas à pas et grandirons ensemble. Ce qui peut sembler plus aléatoire pour certaines.

Ces Maîtres expérimentés ou non se rencontrent par le biais de sites dédiés, dans les clubs et les structures BDSM, les soirées à thèmes de certains clubs libertins, les munchs …

Dans tous les cas place à la communication honnête, sérieuse, sans tabous ni cachotteries. Les non-dits et le travestissement de la réalité poseront problème à un moment ou à un autre.

Ce premier « débroussaillage » est un passage obligé pour toutes les soumises qui se cherchent, cela permettra de partir sur des bases saines dans l’optique d’un épanouissement respectueux, mutuel et consensuel. Toujours partager S/sa vision, S/ses attentes de la relation envisagée. Et, et, et savoir que le temps est un facteur essentiel dans la construction de ce lien. Ne pas se laisser emporter par un idéal utopique, s’ancrer dans la réalité, le quotidien peut paraître quelquefois banal, à N/nous de savoir le rendre intéressant et de lui donner de l’épaisseur.

 

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