On dit des femmes sexuellement libérées que ce sont des cochonnes, des allumeuses, des nymphomanes, des salopes.


Personnellement, je n’ai ni l’envie d’être comparé à un animal ni l’envie d’être définit par une pathologie quelle qu’elle soit.

Alors, je ne me définis pas. Enfin si, je sais ce que je ne suis pas : pudique, frigide, effarouchée.

J’ai entendu que certaines de mes précédentes conquêtes avaient maintenant l’audace de prétendre préférer les femmes effacées avec lesquelles ils peuvent construire une relation vanille longue durée. La vérité, c’est que ces mêmes hommes bandent uniquement grâce aux vidéos pornographiques hardcores qu’ils matent juste avant de rejoindre lâchement la « femme de leur vie » dans le fameux lit conjugal.

Vous me trouvez méprisante ? Je veux dire, je ne critique pas. Chacun ses vices….

Moi, par exemple, j’aime susciter le désir chez les hommes parce que j’aime le sexe, et surtout parce que j’aime prendre du plaisir grâce au sexe. Mes favoris sont les hommes doux et timides, prêts à tout pour me satisfaire.

Ceux là sont rares, précieux et…jouissifs.

D’ailleurs, ce soir, je compte bien rentrer accompagnée !

Bien que ma tenue soit provocante, et mon porte jarretelle apparent, je reste persuadée que mon atout majeur est, et ce depuis toujours, mes yeux vairons. Véritable appel à la curiosité, la découverte, et la luxure. Mes lèvres pulpeuses et mes longues jambes sont, elles aussi, sources de certains fantasmes à en croire les regards brûlants de certains roublards présents ici.

Je sors de mes pensées et laisse échapper un ricanement sarcastique en entendant une serveuse me qualifier à voix basse de « vulgaire ». Je prends conscience que je devrais définitivement arrêter de fréquenter ce genre de bars.

Cependant, un groupe de cinq hommes, non loin de moi, attire mon attention. Je les observe en sirotant tranquillement mon mojito. Je repère aisément ma proie, celui qui semble le plus en retrait regardant partout autour de lui à la recherche d’une issue de secours.

Oh que non mon mignon, pas ce soir…

Comme s’il avait entendu mes pensées, son regard se pose sur moi. Enfin !

Je lui souris de manière aguicheuse et lâche ma paille pour venir poser ma main sur mes cuisses entre ouvertes là où je veux que ses yeux se dirigent. Il comprend mon manège, rougit et se détourne prestement.

Les plus inhibés sont décidément ceux qui ont le don de me faire couler de désir.

La boisson alcoolisée me donne une haleine fraîchement mentholée qui contraste avec le feu qui consume cruellement mes entrailles. Mon intimité brûlante, à peine dissimuler par la dentelle pourpre de mon string, palpite d’impatience.

J’entends mon bel inconnu se plaindre d’un mal de tête croissant lié à la musique. Dix minutes plus tard, il se lève et prévient ses amis qu’il rentre chez lui. Il les salut d’un bref signe de la main et sort du bar. Je délaisse mon verre, laisse un billet et me dirige, d’une démarche assurée, vers l’extérieur.

Dehors, il fait sombre mais je distingue sa silhouette maigrichonne avachie contre le mur en briques. Il prend de grandes inspirations et recouvre son visage de ses larges paumes.

Je m’approche à pas de loup et enroule mes doigts fins autour de son poignet, mon toucher le surprend. Mon bel inconnu s’écarte vivement, mal à l’aise. Hypocritement, je m’excuse de lui avoir fait peur et lui demande si tout va bien. Il m’offre un monologue duquel je retiens uniquement que sa rupture récente l’affecte énormément. Le fait que son ex partenaire l’ait trompé semble le faire douter de ses aptitudes sexuelles.

Ridicule ! Laisse moi donc te prouver que tu as du potentiel…

Je me perds dans mes pensées et ne sais plus à quel moment il m’avoue, non sans bafouiller, à quel point il me trouve sexy. Puis, il me fixe silencieusement et s’attarde sur ma bouche que j’humidifie sensuellement avec ma langue. Je n’ai pas besoin de blablater d’avantage avec lui. Instinctivement, je me rapproche et savoure cette tension grisante entre nous.

Je sens sa gêne face à ma soudaine proximité alors je l’attrape par le col de sa chemise et l’attire à moi.
Ma bouche s’écrase sur la sienne et mon baiser se veut sauvage. Je mordille sa lèvre inférieure avec hargne et glisse ma langue au contact de la sienne. Je goûte une légère saveur métallique et me recule, fière de mon acte. Je récupère la perle de sang du bout de mon doigt et suce ce dernier innocemment. Son souffle est saccadé et ses pupilles sont dilatées.
Je lui fait l’effet escompté mais ce n’est pas suffisant: je veux le sentir. Je colle mon corps au sien et ma jambe se glisse entre les siennes.
Je lui chuchote à l’oreille que je n’habite pas loin et je laisse traîner ma langue le long de son lobe en attente d’une réponse. L’homme bredouille un « oui » a peine audible. A la hâte, je lui attrape la main et l’entraîne dans la rue adjacente où se trouve ma petite maison.

Le trajet me semble durer une éternité et je peux d’ores et déjà dire que mon sous vêtement est complètement souillé. La preuve de mon excitation s’écoule le long de mes cuisses et je ne peux m’empêcher de venir frotter mon cul contre le membre tendu de mon futur amant pendant que je récupère mes clés.

Lorsque ma porte s’ouvre et que nous entrons, je ne prends même pas la peine de la refermer: je le plaque contre le mur et l’embrasse passionnément. Je dirige sa main vers mon intimité et, le sentant hésitant, je gémis fortement pour l’encourager à me faire du bien. Lorsque sa paume rentre en contact avec ma peau, je frissonne. Je mords son cou puis lèche la morsure tandis qu’il gémit à son tour et enfonce son majeur en moi. Je me cambre et lui ordonne d’y aller plus fort. Il reste penaud et cela me frustre plus que je ne l’aurais imaginer.

Je le débarrasse de sa chemise et lèche son torse du bout de ma langue jusqu’à sa ceinture. Impatiente, je me recule et lui demande de se déshabiller pendant que je fais la même chose. Il retire ses chaussures et son jeans. Je garde uniquement mon string et commence à caresser ma poitrine. Je lui ordonne de retirer son boxer et de se masturber devant moi. Ses cheveux sont décoiffés et ses joues sont rouges vives. Cette vision suffit à me faire mouiller d’avantage. Il empoigne son sexe lourd et entreprend de lents va- et -vient.

Cette scène est tellement érotique…Je ne tiens plus. Je lui ordonne d’arrêter, puis je me place à genoux à même le sol et cambre mes fesses vers lui. J’insère deux doigts en moi et l’encourage à me prendre. Je miaule comme une chatte affamée et me sens totalement à sa merci.

Il semble que cela provoque un déclic chez mon amant. Il se place alors derrière moi et déchire mon string. Oh mon intimité est si humide ! Je le supplie d’enfoncer sa queue, j’écarte mes petites fesses et lui demande quel trou lui fait envie. Pour toute réponse, la sensation de sa langue parcourant ma fente. Je suis soudainement prise de tremblements incontrôlables. Alors que je pense qu’il va poursuivre cette délicieuse torture, il se stoppe, me cambre, et s’enfonce brutalement en moi. Je geins, surprise par la puissance de cette première pénétration. Déchaîné, il saisit mes cheveux et les tire de manière à maintenir ma tête haute. Ses va -et-vient sont précipités et désordonnés. A présent, je jure et le supplie. De quoi ? Je ne sais pas, je veux céder le contrôle.

Je veux être dominée.

Cette baise est déjà bestiale: mon cul se heurte contre son bassin à chaque mouvement et le bruit de nos chairs qui claquent l’une contre l’autre témoigne de notre ardeur. D’ailleurs, rapidement, ma vue se brouille, et ma gorge s’assèche. Je suis au bord de l’extase lorsqu’il se retire. Frustrée, les larmes montent au coin de mes yeux et je frappe le sol du plat de ma main.

Je l’entends récupérer quelque chose, je me décide à tourner la tête et vois qu’il a saisit sa ceinture. Il m’interroge du regard et, après un moment, me demande « tu veux ? ». Je ne réfléchis pas et hoche la tête en guise d’accord.

Oui, c’est ce que je veux.

Mon corps se contracte entièrement lorsque le premier coup de ceinture s’abat sur ma fesse gauche. Le second coup, sur la même fesse, provoque une légère sensation de brûlure. Le troisième coup atteint l’arrière de ma cuisse droite et fait légèrement fléchir mon genou. Les coups vont s’enchaîner jusqu’à ce qu’un petit cri m’échappe et que mes cuisses soient prises de tremblements. Plaisir….Douleur…Je ne distingue plus vraiment l’un de l’autre. Et j’aime ça !

Satisfait, mon amant me contourne et se place face à moi, une main sur mon cou. Je veux lui faire part de mon ressenti, de mon plaisir si nouveau mais déjà il pousse sa bite au bord de mes lèvres. Son gland contre ma bouche, porteur de nos deux fluides corporels, me fait envie. J’ouvre grand et gobe son membre goulûment. Je bave et m’étouffe lorsqu’il accélère le rythme et que sa prise sur mon cou se fait plus ferme. Il lui faut peu de temps pour déverser sa semence au fond de ma gorge et je suis essoufflée lorsqu’il me relâche.

Je me sens légère, fébrile, flottante et il me faut du temps pour sortir de cet état qui m’était jusqu’à lors inconnu. Une fois que j’ai retrouvé mes esprits, nous revenons sur cette expérience: nouvelle pour lui comme pour moi.
Finalement, mon partenaire m’embrasse tendrement et me demande si nous referons cela. Le regard coquin que je lui adresse en dit long.

Je tiens à peine sur mes jambes quand je décide de me relever pour aller à la douche. En passant, je referme la porte d’entrée et l’idée que quelqu’un nous ait forcément surpris en plein acte m’arrache un sourire. Une fois sous l’eau, je me détends et une seule pensée s’imprime dans mon crâne:

La prochaine fois, je demanderai à jouir sous sa violence.

1 COMMENTAIRE

  1. Merci beaucoup Maé, j’ai passé un bon moment en vous lisant. J’ai eu l’impression de me voir moi en fille à travers vous car moi aussi, j’aime décoincer les filles timides et réservées.

    Bonne journée à vous et au plaisir de vous relire encore. 🙂

POSTER UNE REPONSE

Please enter your comment!
Please enter your name here