Parmi N/nos amis BDsM, il y a plusieurs couples avec enfants, j’allais dire comme N/nous mais non, parce que + il y a d’enfants + c’est différent…

La-famille

Et l’organisation de la vie familiale prend souvent le pas sur le D/s ou du moins ne lui laisse que peu de place… C’est souvent un sujet qui revient avec mes amies soumises/esclaves et mamans…

Comment conjuguer les 2 ? Comment se sentir Sienne quand on est entouré d’enfants, de faire les corvées ou même avec les amis vanille autour?

Toutes ces questions sont légitimes et n’appellent pas de réponse type et formatée… Chaque relation est unique comme toute relation entre 2 humains…

Souvent de ma place d’esclave je commence par dire qu’il faut aussi savoir ce que le Maître veut… et que de notre place de soumise/esclave, on ne peut que suggérer et que si le Maître ne rebondit pas, c’est que ça ne LUI convient pas et qu’il faut l’accepter…

Quand on a une vie familiale et professionnelle bien remplie, ce n’est pas simple de voir où et comment le BDsM et plus encore le choix D/s peut s’exprimer…

Être esclave est pour moi un état permanent… même quand je travaille/fait les corvées/joue avec l’enfant/etc, je m’applique pour LUI. je sais que c’est un concept difficile à appréhender comme ça… et que SENSEÏ a travaillé dessus assez longtemps en étant présent. IL a répété les signes comme les SMS par exemple pour imprimer ça en moi… Aujourd’hui, le D/s s’exprime dans tous les aspects de ma vie…

Et pourtant, peu de gens sont à même de le voir comme étant des actes D/s, car finalement, le quotidien est devenu D/s mais reste du quotidien pour tous ceux qui ne savent pas…

Cependant, ça ne se fait pas du jour au lendemain et même, ce doit être entretenu régulièrement… Sinon, l’esclave redevient la femme au foyer et oublie sa place… Viennent alors les faux pas et les punitions… SENSEÏ est très vigilant avec ça car IL sait que si je ne suis pas tenue à ma place, N/nous en souffrons tous les deux.

Attention, je ne dis pas que c’est forcément bon pour T/tous et à appliquer à la lettre… Celle qui ne se soumettent que dans la chambre ne sont pas moins soumises que celles qui le sont en permanence…

De même, être son esclave ne signifie pas que je n’ai pas de communication ouverte avec LUI sur des sujets comme l’éducation de l’enfant ou la gestion de la maison (au sens pratique)…

 

Dans la problématique de « jongler » entre vanille et BDsM, il y a surtout la problématique d’inventer S/son propre équilibre, S/sa propre relation…

Ce n’est pas simple que d’inventer parce que le risque de rater est toujours présent… mais il faut avoir confiance… Enfant combien de fois j’ai entendu « c’est de ses erreurs qu’on apprend »… Si quelques chose ne fonctionne pas, tant pis il suffit de tenter autre chose ou de dévier, même légèrement, de l’idée première… L’analyse des échecs comme des réussites permet de trouver ce qui est bon pour le C/couple.

Souvent, j’entends que la personne soumise ne se sent pas assez soumise dans le quotidien, en dehors du petit espace une fois la journée finie et les enfants couchés… mais que devant les enfants c’est compliqué… Et comme le passage au vouvoiement peut être très compliqué surtout pour le regard des autres (famille, amis, … ), mon conseil c’est l’emploi de surnom insignifiant pour les autres mais qui veulent dire beaucoup…

D’un simple mot le Maître remet la soumise à sa place comme la soumise montre son respect avec une simple « oui (ajoutez le surnom adéquat)« … Et si il y a des questions, un simple « Parce que ça N/nous plait » suffit en général… Sinon renvoyez les gens à leur curiosité « Mais pourquoi tu veux tant savoir ? » (sous entendu -de N/notre intimité – avec le sourire)

c’est exactement pour cette raison que j’ai commencé à appeler SENSEÏ ainsi…

 

La récitation a le même effet… un simple « Récite toi intérieurement » murmuré à l’oreille peut faire retomber toute émotion à sa place… et personne n’a à l’entendre… et pourquoi pas trouver un signe pour que d’un geste le Maître l’ordonne même au milieu d’un repas de famille…

Enfin, c’est si bon de se l’entendre dire quand on est dans Ses bras et de le faire, la tête contre Son torse, solidement tenue…

 

Ensuite, il est important de se dégager des moments D/s, S/seuls à la maison ou dans un autre lieu mais S/seuls le plus régulièrement possible… Parce que de la pratique dans la maison quand les enfants dorment découle la frustration de ne pas pouvoir faire de bruit ou de devoir faire face à des situations embarrassantes (comme être attachée alors qu’un enfant se relève)… Et même la prévention de ce genre de situation empêche une pratique libérée et pleinement consciente…

Avec les vies actives que la société N/nous impose ce n’est pas forcément simple… Pourtant c’est essentiel… Quand on a un besoin BDsM, c’est aussi la régularité qui permet de s’épanouir, d’être plus heureux et mieux en soi même… en général, ça facilite le reste de la vie…

Un Maître m’a un jour dit que Ses ados avaient constaté la différence d’ambiance à la maison depuis que leurs P/parents avaient une relation D/s suivie… Et I/ils sont non seulement Maître et esclave, parents mais aussi associés… L/leur équilibre L/leur permet de vivre MIEUX !!! Et c’est ce qui est formidable avec l’ajout de la relation D/s dans un couple déjà formé… Souvent, ça ouvre à un niveau supérieur de bien-être…

 

La voie ne va pas forcément être toute tracée et il y aura des hésitations, des erreurs, l’important c’est de communiquer !!!

Enfin, je finirai sur le carnet. Mon Maître ErosPower a tout de suite mis en place la tenue journalière d’un carnet d’esclave. Après, un arrêt de 2 ans (suite au vol de l’un d’entre eux qui m’a beaucoup fait de peine), j’ai repris cet exercice à ma demande et Son ordre.

Le carnet permet de noter ses réflexions, ressentis, envies, idées etc. Bref le carnet est un lieu de libre expression pour l’esclave que le Maître peut consulter quand IL veut, l’annoter mais surtout c’est une base solide à la discussion…

Quand la relation est en recherche d’équilibre, ce peut être un bon outil de communication, surtout quand la Vie autour prend beaucoup de place et que les moments S/seuls sont utilisés pour la pratiques… la soumise note ses envies, besoins, réflexions sur ce qui lui permettrait de se sentir plus possédée au fil de la journée… Ainsi le Maître peut s’en nourrir, y répondre et ajouter Ses réflexions…

Voilà je ne voulais pas faire un post de conseils mais finalement c’est ce que j’ai fait… Enfin, ce sont surtout 3 grands principes du dressage de SENSEÏ : nom/surnom de Maître, récitation et carnet d’esclave…

A tous N/nos couple d’amis BDsM à qui j’ai pensé en écrivant ce texte, sachez que je V/vous aime… MERCI !!

Belle semaine

kisses

c!

Crédit Photo : La famille très nombreuse d’Angélina Jolie et Brad Pitt… Photo de Closer.

4 COMMENTAIRES

  1. Un grand merci à toi clochette pour ce post qui évidemment résonne en moi (mais je pense que tu t’en doutais 😉 ).
    Rester à sa place d’esclave n’est pas toujours chose aisée noyée dans le flot du quotidien à gérer avec 3 enfants et un Maître qui travaille beaucoup, mais N/nous y travaillons ensemble c’est l’essentiel ;).
    Merci pour tes conseils, les conseils c’est toujours bon d’en lire après T/tout le monde sait que chacun fait avec ce qu’I/il est… Donc oui, moi j’aime lire des conseils, des choses concrètes à appliquées! Franchement ça fait avancer de se servir de la maturité des A/autres pour se frayer N/notre propre chemin ;).
    je t’embrasse bien fort.
    carla

  2. Comme il me parle ce post …. c’est étrange !! 😀
    trouver l’équilibre …. le challenge du moment !
    bisous
    pandora

  3. Ce post pose bien toute la difficulté de vivre sa relation D/s, et ceci même pour les couples qui débutent et qui sont à la fois vanille et BDsM. (comme le nôtre)
    N/nous sommes contraints d’édicter nos propres règles, celles qui correspondront au mieux à ma soumission qui n’est pas aussi totale que la vôtre puisqu’elle ne se décline pas dans tous les domaines de notre vie, ceci étant un choix de N/notre part.
    Construire une structure qui servira de cadre (avec une évolution et un réajustement possible) :mise en place de certains rituels, de règles précises pour les domaines où la D/s s’exercera.
    Pour N/nous pas de vouvoiement en famille, avec nos amis vanille ou en société, ce qui ne retirera rien à Son autorité puisque je l’accepte et que je me conformerai à ce qui aura été défini entre N/nous.
    Un changement plus évident au niveau vestimentaire où j’avais quelquefois tendance à me laisser aller, un effort qui apporte un véritable bien être et une satisfaction pour N/nous deux.
    Un petit point cependant, N/nous pratiquons un loisir nécessitant le port d’un pantalon pour moi, comme il s’agit pour N/nous d’un domaine d’épanouissement et de création et que je me refuserai pas à Lui s’il le demande il est entendu que dans ces moments là j’en porterai un, pour les dessous c’est à Lui de choisir. C’est un compromis indispensable.
    Quant à la vie au quotidien avec une ado qui a de « grandes oreilles », qui note tous les changements, qui observe, qui est dans une période charnière quand à sa construction personnelle, N/nous N/nous devons de rester vigilants … c’est là le challenge : trouver des moments réguliers d’intimité pour vivre selon N/notre désir, s’organiser au mieux pour ne pas être frustrés et rester cohérents avec N/nos choix, communiquer toujours… Et la vie nous parait déjà plus en accord avec N/nous mêmes.
    Bon je vais maintenant m’appliquer à l’accomplissement de certaines tâches nécessaires qui contribueront à notre bien être.
    Bonne journée.

POSTER UNE REPONSE

Please enter your comment!
Please enter your name here