L’égo a une place très importante dans l’apprentissage de la reconnaissance et de la sincérité de soi et donc, dans le dressage de l’esclave novice que je suis. L’égo c’est le moi, le je, sans humilité. Enfin c’est comme ça que je le ressens. C’est la petite voix qui nous renvoie à des croyances limitantes et qui nous envoie des pensées qui n’ont pas lieu d’être parce qu’elles sont toujours attachées au passé et nous décalent de l’instant présent.

Il est important d’avoir confiance en soi, de s’aimer et d’être fidèle à sa nature. L’égo est et le rôle du Maitre n’est pas de l’effacer ou de le supprimer.

Le Maître et son esclave doivent ensemble le transformer pour lui permettre d’atteindre sa juste place, l’ego en soi, quelques fois appelé le mental, est un bon outil mais un très mauvais maitre pour soi-même. Distinguer l’ego de son soi est une découverte que mon Maitre m’a permis de faire par l’observation de mes émotions afin que je constate que j’existe à part de mes émotions. Cette part de moi qui est capable de s’observer est mon moi au présent, c’est lui qui vit sa nature d’être, c’est lui qui choisi de se reconnaître tel qu’il se sent être au présent et qui apprécie comme ça la vie qui coule en lui. Pour ma part, je ne suis qu’une esclave, je sers, j’accepte et j’obéis. je Le remercie. je suis à Son entière disposition et non l’inverse, jamais.

Il y a quelques mois de cela désormais, Maître m’a imposé un mois sans être dressée ou utilisée. ma place était celle d’une esclave domestique uniquement et non sexuelle. Au début, je l’ai mal vécu. mon égo me disait « s’Il ne t’utilise pas, c’est qu’Il n’a pas envie de toi », « tu vas faire la bonniche pendant un mois », etc.
Mais bon, je suis novice et vu les circonstances du moment, je me devais de Lui montrer ma motivation et mon assiduité dans l’acceptation pleine de mon dressage pour Le servir. je n’avais pas le choix, il fallait que je tienne.

Donc pendant assez longtemps, je l’ai subi plus qu’accepté et cela s’alliait avec une hypersensibilité. j’étais irritable, à fleur de peau et je pleurais avec beaucoup plus de facilité.

Ensuite, Il a recommencé à me dresser et à m’utiliser doucement, sans me prévenir à l’avance, sans me dire si la prochaine fois serait le lendemain ou la semaine d’après, etc. Et c’est la que j’ai compris les bienfaits de Sa démarche. je ne réclamais plus et je ne me plaignais pas de ne rien avoir. je savourais pleinement le bonheur de ce qu’Il m’offrait. Sans attentes et pleinement dans le présent.

Aujourd’hui, j’ai une confiance absolue en Lui et même si je ne souhaite pas être dénuée de sexualité, j’ai remarqué que cela pouvait m’apporter une paix intérieure beaucoup plus grande et d’être réellement centrée sur le présent.

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