Comme je l’ai dit dans mon article précédent, ce week-end-là a été très BDsM pour N/nous et pour plusieurs raisons. Le diner des soumises était certainement l’évènement le plus marquant, cependant, j’ai envie de partager d’autres moments…

Le samedi N/nous étions invité à une soirée privée pour fêter les 5 ans d’esclavage d’un couple d’amis, au fin fond du Poitou, dans une maison datant d’avant la Révolution française entourée d’une campagne magnifique.
Ce qui était marquant, c’est que c’était pour moi, enfin pour N/nous, la première sortie à 3. Mon Maître ErosPower a déjà eu des soumises ponctuelles en plus de moi, son esclave. Cependant, c’était la première fois que cela se passait en ma présence et en public.
Pour dana, qui était venue 1 mois chez N/nous, je n’avais assisté à aucune séance, ou je ne m’en rappelle pas. De même, avec lolita cela se faisait ailleurs et sans moi.
N/nous avons donc accueilli ma sœur lina pour le week-end.
Sans entrer dans les détails factuels, ce samedi a été compliqué pour moi, émotionnellement…
je sais que je refuse à grands cris la jalousie, sous sa forme négative et destructrice. Pourtant, j’ai été dépassée par mes sentiments à un moment et je suis sortie de moi…
Ce qui m’a fait si mal, ce n’est pas de voir mon Maître dresser une autre, c’est qu’à ce moment-là, IL n’avait même pas un petit regard pour moi, je me suis sentie exclue, absente, inutile… bref… j’ai fini par sortir de la pièce bruyamment pour ne plus voir, ne plus savoir… et je me suis effondrée dans une pièce vide…
Bien sûr, j’ai été recueilli par un ami présent, qui a su me réconforter jusqu’à l’arrivée de SENSEÏ… suivie d’une âpre conversation dictée par la peur, la colère dont je vous épargne les détails car elle n’a pas d’importance, ce n’est qu’un ramassis de bêtise dictée par l’égo…
Une fois calmée, N/nous sommes remontés N/nous coucher et j’ai pu expliquer, je pense, maladroitement à lina, que ce n’était pas elle la question mais bien mes ressentis.
Et surtout, je pense que c’est à ce moment-là, que j’ai enfin réussi à ouvrir mon esprit à la belle personne qu’elle est…
Oui cette arrivée d’une seconde, même temporairement, a été un choc pour moi.
ma (aujourd’hui) sœur lina était une copine rencontrée par le BDsM, avec qui je prenais plaisir à parler. Parce que oui dans ce monde de vanille, ça fait vraiment du bien d’avoir des conversations sans cacher quoi que ce soit (et puis nous ne parlons pas que de bdsm – rires…)
(Pandora de Hébus elle est pour toi celle-là 😉 )
Mais voilà quand mon Maître ErosPower m’a annoncé sa décision de répondre favorablement à la demande de lina, je suis un peu tombée de ma chaise, comme on dit…
Et du coup une part de moi c’est fermée en fait, genre derrière une meurtrière pour voir comment ça se passe mais sans s’exposer…
Et voilà, à ce moment-là, après avoir crisé et sorti ma peur (enfin surtout que SENSEÏ a su me montrer que ce n’était QUE de la peur), j’ai commencé à m’ouvrir et à sortir de derrière ma meurtrière…
Intermède : un gros câlin au chaud sous la douche du matin parce que bon sang qu’il faisait froid dans cette vieille maison…
Et au cours du trajet pour aller à la soirée du dimanche soir, N/nous avons parlé et là encore, j’ai pu constater que les barrières en moi se levaient petit à petit…

Comme j’ai dit à lina, je suis lente émotionnellement, il me faut du temps pour analyser et intégrer les choses, les mettre en perspective… voilà c’est fait 😉

Avec le recul, je suis heureuse que ça se soit passé ainsi, parce que la soirée du dimanche aurait été moins belle si je n’avais pas baissé mes armes… Et elle fut merveilleuse…

Belle semaine à tous… La suite au prochain numéro comme on dit ha ha…
Kisses
c!
Crédit Photo : dans ma tour je tourne le dos à moi-même

1 COMMENTAIRE

  1. tu m’as eu clochette, j’ai bien ri !
    comment ça nous ne parons pas « que » bdsm ! mais siiii mais c’est caché ….
    notre vis quotidienne, son organisation, la gestion des enfants, des repas, des tâches ménagères interfèrent forcément dans notre vie bdsm …. donc d’une certaine manière nous ne parlons « que » bdsm !! non ???? bon ok nous sommes de grandes pipelettes et aimons parler de tout …. et beaucoup !!

    plus sérieusement, la lecture de ton article m’a permis de réfléchir sur les peurs parasites, celles qui empêchent d’avancer, qui nous bloquent, qui alimentent les « j’ai l’impression que »  » je pense que » et qui font « monter la mayonnaise » sans raison … je me suis rendue compte que bon nombres de « coup de gueule » venaient de ces peurs là … reste à y travailler maintenant !

    je t’embrasse
    pandora

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