Bonjour à T/tous,

La vie est pleine de surprise et c’est vrai que Youtube et Instagram m’ont fait délaisser le blog. Mais aujourd’hui, j’ai ordre de me remettre à écrire de façon hebdomadaire sur ce blog et cela me remplit de bonheur. Ici, je peux parler librement, sans censure et mettre toutes les photos que je veux. Il n’y a qu’une personne qui dicte ce que j’écris, ce que je montre, c’est Maître : comme dans ma vie.

Maître et moi ne quittons pas pour autant YouTube et moi je reste également sur Instagram. Cela N/nous a permis de faire de superbes rencontres (dont même qui étaient à N/notre mariage) et d’obtenir plein de témoignages de vie très intéressants. Un sujet revient inlassablement depuis des années : le regard des autres.

Le regard des autres dans la vie de tous les jours :


Avant Maître, le regard des autres avait beaucoup d’importance pour moi et cela n’était pas toujours facile à vivre. Que ce soit mes différences physiques ou la découverte de mon style vestimentaire, je sais que j’avais beaucoup de mal à sentir le regard des autres sur moi.


La lina qui est née en 2011 est très différente d’esclave lina en 2021. lina de 2011 ne s’aimait pas, elle apprenait tout juste à être jolie en jupe (sans pour autant se sentir jolie, mais il fallait bien un début). Elle manquait cruellement de confiance en elle et quand elle était paniquée à l’idée d’une sortie, d’un rdv ou autre, elle cherchait à se cacher. Mettre des vêtements noirs, amples, difformes. Se fondre dans la masse.


esclave lina en 2021 : j’ai encore quelques fois des jours où quelque chose à faire en dehors de la maison m’angoisse. je trouve important de constater et de vous faire partager que désormais quand je dois sortir et que je me sens pas très confiante en moi, au lieu de me cacher, difforme, j’aurai au contraire envie de sortir ma tenue préférée, colorée, mon maquillage préféré. je pense que chaque fille possède dans sa garde-robe, tel bas qui va parfaitement avec tel haut, une tenue dans laquelle on se sent bien et vers laquelle on se tourne automatiquement quand on ne sait pas quoi se mettre. Au lieu de me cacher, je vais puiser dans la confiance des jours précédents et sors colorée, jolie, prête à faire ce qui m’angoisse.

Maître a accepté ma demande d’appartenance le 18 Mai 2015. Entre cette date et début juillet 2015, j’étais à distance (malgré qu’O/on se soit vu plusieurs fois pendant cette période) et je portais mon collier de novice uniquement la nuit. Un collier en cuir avec un anneau qui, aussi joli soit-il, est bien plus évocateur que mon Eternity actuel. Étant dans un univers scolaire de jeunes adultes, il était normal pour Maître de ne pas me l’imposer en public sans qu’Il soit présent.


Début juillet, Maître m’a mis ce collier et je ne l’enlèverais pas (sauf douche et baignade en bord de Loire) pendant plusieurs mois. j’ai eu énormément de mal surtout qu’à côté de moi, la précédente esclave de Maître avait un eternity très discret. Mais c’était important que je vive cela et que j’apprenne à en être fière et digne, la tête haute. Aujourd’hui, je ressens beaucoup de reconnaissance envers Maître de m’avoir permis cela. Bon, je ne vais pas mentir et dire que ça s’est fait en une semaine, il a fallu du temps et cela s’est fait en même temps que l’apprentissage de l’amour de moi.


j’ai « rechuté » en 2017 lorsque Maître m’a emmené au festival Ozora. Maître a décidé qu’Il allait me promener en laisse. j’ai été prise de peur, de panique et mon égo se cachait derrière 1 001 phrases débiles. Maître allant au bout de Ses envies m’a promené ainsi et je n’ai pas su être digne, je baissais la tête et tout le monde pouvait bien sentir que j’étais pas bien. j’ai croisé ce jour-là, le regard épouvanté d’une fille qui a dû s’imaginer tellement de choses tellement différentes de ma vie consentie. j’ai pu constater en 2018 au Boom que la même situation, tête haute et grand sourire, était perçue avec uniquement de la bienveillance de la part des personnes croisées.

Le regard des autres dans les soirées BDSM :


Soirées privées


j’ai encore eu du mal à plusieurs reprises quand Maître, en soirée privée avec plusieurs personnes, m’a demandé de pisser dans mon pot à la vue de T/tous. je ne voulais pas, j’ai essayé de négocier, ce qui n’a pas du tout plu à Maître (vous vous en doutez) et qui n’a rien changé à Sa décision (vous vous en doutez encore plus). Cependant, être là à rechigner ne fait que perdre du temps et faire en sorte d’attirer l’attention de tout le monde. La même situation, si j’obéis, naturellement sans me poser de questions fait que 50% des personnes ne regardent pas. Aujourd’hui, dans la rue, le regard ou commentaire de n’importe quel inconnu ne m’atteindra plus, je le sais et l’ai constaté. Pour ce qui est des ordres que peut me donner Maître en soirée privée, je peux humblement dire que j’ai encore beaucoup de progrès à faire. Il me suffit de m’imaginer certaines situations pour savoir que même aujourd’hui, je ne pourrai obéir avec facilité.

Soirées publiques


j’ai fait ma première soirée publique BDSM à 18 ans. A l’époque, je tenais déjà un blog de soumises et pour aller au bout des choses, j’ai retrouvé l’article de cette soirée. C’était très drôle à lire et je me trouve attendrissante sur plusieurs points. Néanmoins, sachez qu’à aucun moment, je n’évoque ma peur du regard des autres. C’est bien le souvenir que j’en avais. j’ai mis du temps à accepter mon corps, néanmoins, pour moi, les soirées BDSM ont toujours plus ou moins été des soirées D/s. j’étais soumise, je suis esclave et à aucun moment je n’ai été juste joueuse. Donc que ce soit en accompagnant « mon Maître » ou bien en accompagnant « un Maître » (à qui je n’appartenais pas, mais qui me fait l’honneur de me permettre de L’accompagner), seul le regard du Maître que je devais servir compte.


Pourtant, depuis (déjà) 10 ans que je pratique le BDSM, j’ai parlé avec beaucoup de personnes qui me disent avoir peur du regard des autres en soirées BDSM. je suis trop ronde, je suis pas assez maso, je suis pas assez soumise, je n’ai jamais fait ceci, etc. je trouve cela dommage que des personnes se fassent autant de sang d’encre avant une soirée.
Une soirée publique BDSM c’est comme un séjour en camp naturiste, il y a des petits, des grands, des maigres, des gros. Des pour qui c’est la première fois. Des qui viennent depuis 10 ans. L’important n’est ni l’apparence que l’on a, ni l’expérience, mais bien le fait que tout le monde est ici parce qu’ils aiment la même chose et qu’ils veulent passer un beau moment.

Le regard des autres sur les réseaux sociaux


C’est ce point-là qui m’a donné envie d’écrire cet article. Depuis que je suis sur Instagram, je constate un besoin de reconnaissance. Le compte le plus beau, avec la plus belle photo, le plus beau texte, ceux qui ont les plus de likes, etc. C’est la raison principale qui fait que je suis contente de revenir ici. Il y avait une vraie communauté de blog qui était petite et qui était quasiment le seul lien d’expression qui fait que tout le monde connaissait le blog de tout le monde. Cela fait plusieurs années que je lis les blogs d’elerinna, anaëlle et dana pour ne citer que ceux que je lis encore assidument. C’est avec grand plaisir que je découvre que la création de blogs ne s’est pas arrêtée avec les blogs de papillon ou calliopée par exemple. L’ambiance des blogs c’est vraiment du partage, de la bienveillance, de la découverte. Aucun jugement et aucune censure du prêt-à-penser.

Sur Internet, il n’y a plus rien de réel. Les personnes veulent une « soumise type », « une esclave type », etc. Une soumise obéit forcément que dans la chambre, une esclave doit forcément être tondue en permanence ou je ne sais quelle autre bêtise. Il y a des soumises qui mangent à table avec leur Maître, d’autres qui mangent par terre. Des esclaves qui dorment avec leur Propriétaire et d’autres non et des fois même, ça dépend des nuits (vous vous rendez compte, même dans la même relation, une personne Dominante peut faire des choses différentes à deux jours d’intervalle ! Sourires).

Maître me considère comme une bonne esclave. Cependant, si Maître me prête à un autre Maître, je ne serai pas forcément vu comme une bonne esclave aux yeux de Ce Maître. En effet, chaque Maître est unique, a des envies et des besoins différents. Maître n’est pas friand de sodomie et cela me créé des douleurs. Du fait qu’Il n’aime pas particulièrement cela, Il la pratique rarement. Du coup si Il me prête à un Maître qui aime enculer Son esclave, celui ci ne me considèrera pas comme une bonne esclave à Ses yeux.

Le diplôme de bonne esclave n’existe pas. Pour être une bonne esclave, il suffit de servir et d’obéir à son Propriétaire du mieux possible, tout simplement.

Voilà, je pense que pour une reprise c’est un bon article !

Au plaisir de vous (re)lire dans les commentaires. j’espère que vous avez autant de plaisir à me lire que moi, à réécrire ici.
Merci Maître, pour tout. je Vous aime du plus profond de mon être.
esclave lina

5 COMMENTAIRES

  1. Un très bel article ! Merci d’avoir mis des mots sur toutes ces émotions qui t’ont traversée dans diverses situations et merci de l’avoir partagé avec sincérité. ❤️

    esclave calliopée, propriété de Maestro Bap.

  2. Bonsoir lina,
    Dès que j’ai lu sur Instagram que tu avais écrit un article, je suis venue le lire et franchement il est super.
    C’est tellement difficile de s’accepter, on se trouve plus facilement des défauts physiques et intellectuelles que des qualités, c’est fou quand même.
    Je doute beaucoup de moi sur beaucoup de plans mais depuis peu, au lieu de me plaindre de mon physique ( je suis légèrement ronde au niveau du ventre) je me suis remise au vélo elliptique tous les jours, je me balade beaucoup à pieds aussi.
    Quand au grignotage, depuis 3 mois que je suis dans une nouvelle relation avec mon ancien Maître, j’ai arrêté sans m’en rendre compte.
    Je suis très exigeante avec moi d’où mon regard critique sur telles ou telles choses et c’est agaçant de m’en rendre compte.
    S’accepter c’est accepter de n’être pas parfaite mais d’être soi simplement et d’avancer.
    Cordialement,
    Galathee

  3. Coucou Lina,
    merci pour cet article touchant et vrai.
    Ton regard sur les choses est fabuleux et réconfortant. Comme souvent, avec tes mots, je trouve des résonances en moi. Merci petite étoile ⭐️.
    lou

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