Parmi les nombreux messages que N/nous recevons J’écris quelques fois des réponses que Je désire partager. Comme celle-ci (expurgée de ce qui pourrait permettre à quiconque de reconnaitre la personne qui s’est adressée à Moi).

« Je ne suis pas à la place de votre Dom et Je ne peux pas juger de ses méthodes de dressage. Je ne peux que vous faire partager comment Je dresse et entretiens la Mienne (et les Miennes antérieurement), ce que J’en retiens et constate.

Je dresse en entretien selon Mon inspiration, esclave lina n’est pas maso et J’aime la voir pleurer. Cependant Mon plaisir de la posséder s’étend bien au-delà des séances. Je lui donne du martinet chaque jour et les exercices de gorge profonde sont souvent douloureux (mais ils ont pour but de rendre sa gorge profonde aussi facilement accessible que ses deux autres trous). Je l’utilise beaucoup sexuellement et ce que Je lui impose dans la frustration sexuelle aujourd’hui est douloureux et difficile. Néanmoins elle trouve les ressources en elle-même en intégrant totalement dans ces moments-là sa conscience de servir le Maitre. Ce n’est pas facile, Je le sais et Je l’en félicite quelques fois.

Je communique beaucoup avec elle au sujet de ses ressentis auxquels Je suis très attentif. Non pas pour modifier ou adapter Ma Domination, mais pour orienter et mettre en perspective l’interprétation de ce qu’elle ressent. Je lui offre de développer ainsi sa conscience et sa nature d’esclave à Mon service. Je veux et Je dois savoir pourquoi elle pleure afin de lui permettre d’intégrer sainement ce qui lui arrive et ce que ses émotions traduisent de sa servitude.
Je ne pense pas qu’il soit possible de dresser une esclave sans empathie. Ou alors uniquement sur du court terme.

Je considère que le dressage comme l’entretien d’une esclave s’appuie autant sur l’écoute, la finesse d’appréciation psychologique de l’autre (ce que le Maitre exige de l’esclave, Il doit se l’appliquer à Lui-Même dans ces cas-là), la douceur et la force, le partage des ressentis. Ceci permet d’approfondir une confiance qui doit être totale. Je sais, parce que Je le vis, que Je peux tout imposer à Mon esclave parce qu’elle sait tout de Moi, elle sait ce que Je ressens même dans Mes émotions les plus intimes. Cela n’est pas toujours facile, mais J’ai toujours mis un point d’honneur (quitte à Me faire violence pour cela) à lui faire partager ce que Je ressens dans les moments difficiles. Il a pu M’arriver d’être étonné de la voir pleurer plus longtemps que Je le pensais, mais dans ces cas-là la discussion est immédiate : Je dois comprendre exactement ce qui se passe en elle. Je ne Me suis jamais senti à l’abri d’une maladresse ou d’une erreur d’appréciation. Lorsque cela s’est produit, Je l’ai toujours reconnu et mis en perspective afin que cela ne se reproduise jamais. C’est ainsi que Je porte et entretiens la responsabilité de la relation afin de la faire grandir. Je M’appuie sur Ma vision de la relation que J’exprime et que J’impose. Le Maitre-Mot de Ma vision est la cohérence. l’esclave Me sert, Je sers la relation en privilégiant les aspects qui Me plaisent. C’est aussi comme ça que Je maintiens Mon ego à sa place (l’ego est bon serviteur, mais très mauvais maitre.).

Plutôt que d’être tendre et attentionné Je suis curieux de comprendre, de percevoir et de permettre d’exprimer ce qui se passe émotionnellement dans la psyché de celle qui M’appartient. Je suis d’un naturel tendre et attentionné, ce sont que des comportements et des attitudes que J’adore associer à Mes désirs et plaisirs de Domination dure et implacable. Je ne peux pas imaginer tenir la relation autrement qu’en vivant harmonieusement les deux pôles que J’apprécie : la tendresse et la force. Et Je ne Me rappelle pas avoir été particulièrement tendre et attentionné à l’issue d’une séance dure, J’aurais dans ce cas l’impression d’avoir à gérer Ma culpabilité, comme pour Me faire pardonner d’avoir été si dur. Non, Je n’ai rien à Me faire pardonner, J’assume d’être Moi-Même et de l’exprimer librement. Je peux la féliciter (c’est assez rare), mais généralement Je l’utilise sexuellement (l’autorise à jouir ou non), lui permet un peu de repos (selon son état de fatigue) puis la vie continue dans toutes ces choses que N/nous avons à faire l’un et l’autre dans N/notre quotidien.

Il n’y a aucun problème humain qui ne puisse être résolu par la communication. À commencer par la communication avec soi-même. Je ne peux que vous inviter à communiquer avec vous-même au sujet de vos ressentis puis à les partager avec votre Dom afin qu’il fasse de même. Est-ce la relation dont vous avez besoin et pourquoi ? Est-ce la relation dont il a besoin et pourquoi ? Quel vision a-t-il de cette relation, dans six mois, dans un an, trois ans, cinq ans, dix ans ? Et vous, comment vous voyez-vous dans six mois, etc.. Ce sont là des questions essentielles à partager clairement et régulièrement. Elles peuvent même être écrites parce que la carte n’est pas le territoire et qu’il est très enrichissant de lire à postériori ce que N/nous pensions de la relation il y a 3 ans ou 5 ans afin de constater le chemin parcouru. »

Auteur – Photographe, Je publie des ouvrages qui valorisent la nature humaine et engagée dans la confiance, le respect et la plaisir d’être soi des relations Maitre / esclave.

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