Non je ne vais pas vous faire une cours que le président de la république réprouverai… quoi que je suis pas du tout certaine qu’il soit d’accord avec ce blog… Mais comme de toute façon il est d’accord avec ce qu’il dit à la seconde où il le dit et ensuite… RIEN… Bref, je m’égare et je digresse…
je voulais en fait vous parler du nouveau roman de Marie Darrieussecq, Clèves, une version dans les années 80 de la Princesse de Clèves…

Alors je n’ai pas encore lu le livre. SENSEÏ V/vous dira que je suis une lectrice lente. je prend mon temps… Cependant, j’ai entendue l’humeur vagabonde ce lundi sur France inter et ça m’a donné beaucoup envie…
Et puis il y a eu cet extrait, qui m’a interpellée…

« elle a du mal à croire qu’elle soit là, en vrai, allongée contre la poitrine d’un garçon, au creux de son épaule; pas le simulacre habituel, pas l’oreiller de son petit lit, non, un homme, un vrai. Il l’embrasse à nouveau sur les cheveux. Ça se comprend avec ce goût qu’elle a dans la bouche. Elle voudrai se brosser les dents, elle doit avoir mauvaise haleine.

Ça serait bien de se remettre à parler. Elle ne sent plus l’effet du shit. Il doit la trouver bête. il fume une cigarette les yeux sur le lustre, sombre et mystérieux. Elle ne sait pas quoi dire, des moulures au plafond, une tapisserie peinte du même type d’oiseaux que sur les tasse de Biiots mais avec quelques chose de plus vieux, de plus pastel, un paravent chinois et des meubles à pattes de lions. La fenêtre est entrouverte sur une petite terrasse.

Être une Laéticia Durbide un peu plus âgée. Être avec lui dans ce château. Ils auraient des chevaux, en bas vers la rivière, des partie de tennis avec les invités. Ils se seraient éclipsés et il l’aurait possédée. Elle remettrai sa belle robe. Il nouerait les rubans dans le dos. Il serrerait peut être son corset le genoux dans ses reins comme elle a vu dans un film. Un dernier baiser dans son chignon défait puis un baiser profond en haut de l’escalier. Elle renversée, lui fier d’elle, propriétaire de son âme et de son coeur. Il l’aurait épousée, la plus belle, rayonnante, devant les invités pâmés. »

Voilà le romantisme à l’oeuvre dan le coeur d’une adolescente des années 80… Être possédé, être la propriété d’un beau et riche mari…

Dépouillons les rêves de bourgeoisie qui appartiennent à une génération de parents qui veulent mieux toujours mieux pour leurs enfants et à une génération d’enfants qui a grandit dans la « religion » de la consommation : être c’est avoir…

Oui ne gardons que ce désir d’être prise vite fait alors que la maison est pleine d’invité. D’appartenir à son mari plus qu’à nous même et être sa fierté…
Oui mon petit coeur d’esclave adolescente (toujours un peu) ne peut que vibrer en entendant cela…
Et je constate que la vanille envie pas mal au Ds sans avoir l’air d’y toucher… comme la bourgeoisie sommes toutes… ^-^
Si vous voulez écouter l’émission c’est par là…
L’image est la couverture de son livre… enfin je pense que c’est clair…
Bonne semaine
c!
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esclaveclochette

Je fus esclave consentante durant 10 ans. j’ai publié ici régulièrement depuis des années mes hauts et mes bas (selon les ordres de mon Maitre) de ma vie d’esclave. Je suis une fée clochette.

1 COMMENTAIRE

  1. Difficile de commenter l’absence de commentaire…J’aime bien Marie, et quand j’aurai lu ce livre, je ne manquerai pas de revenir vous dire ce que j’en pense. Merci de l’avoir signalé, je ne l’avais pas remarqué dans le déferlement de la rentrée…

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