Et bien oui le midi est pour N/nous un espace privilégié, de paix, d’échanges.

Mon Maître apprécie particulièrement cette parenthèse (relire : « Etre toujours disponible » pour V/vous en convaincre).

Avec le temps des modifications se font jour et je passe de plus en plus souvent par la case « fessée du midi », toujours avec un effet de surprise et des ressentis différents. Je ne sais jamais ce qui m’attend, après la simple fessée appliquée par Ses mains Il s’est mis à tester divers ustensiles.

C’est ainsi que je me suis retrouvée une fois alors que je m’apprêtais à faire la vaisselle, robe en l’air, maintenue contre l’évier goûtant à la sécheresse des coups d’une spatule en bois, ressentant ma place par toutes les fibres de mon corps.

Du plaisir pour Lui, Sa voix est joyeuse quand Il m’interpelle, me titille, je suis la souris impuissante prise au piège d’un gros matou. Il se réjouit de m’entendre couiner, crier, gémir, supplier. Il mesure l’étendue de Sa domination et de mon obéissance. Il en rajoute une couche en exprimant le désir de m’entendre aussi expliciter mes ressentis, Il exige un vocabulaire varié, précis, imagé avec force détails me poussant dans mes retranchements.

La fessée du midi est devenue comme un rituel plaisant qui « ressurgit » et s’enrichit au gré de  Son inspiration et de Ses envies. Les objets utilisables dans une cuisine étant très variés.

Du plaisir me direz-V/vous, que du plaisir !

Et bien pas vraiment, un jour la punition peut prendre tout la place qui était dédié au plaisir.

Comment ? Pourquoi ?

Ne suis-je pas une soumise attentive, obéissante et disciplinée pour le bonheur de son Maître ? Il faut croire que la perfection en ce domaine n’existe pas…

Voilà un midi après le déjeuner Il s’approche, me contourne, vérifie que je ne porte rien sous ma robe. Ce jour là une petite robe fleurie, un collant porte-jarretelle noir, un gilet pour la fraîcheur (oui je suis frileuse), je suis bien et contente de moi.

Ses mains s’égarent sur mes fesses, les caressent, instinctivement je me prépare, me redressant et prenant appui sur un meuble je tends ma croupe afin de mieux recevoir les premiers impacts. Déjà je savoure, mon corps se met au diapason, j’ondule, je…

Plus rien !!!

-Mais ça ne va pas du tout !

je me retourne interrogative et décontenancée.

-Regarde ta tenue.

-???

Ses yeux descendent le le long de mon corps et s’arrêtent sur « les sujets » de Son mécontentement.

Ouh, là je vois mes pieds emmitouflés dans des pantoufles, des pantoufles chaudes en velours noir, certes assorties à mes collants mais détonnant furieusement avec le reste de ma tenue, je ne peux qu’en convenir.

Cela peut paraître cocasse sauf que c’est une faute de goût inexcusable pour mon Maître.

C’est ainsi que tu accueilles ton Maître, alors que tu as tout le temps pour te préparer, cela heurte Mon sens de l’esthétisme. Un manquement à la règle de l’élégance que Je te demande de respecter (sauf avis contraire de Ma part).

Avec le recul, la situation peut prêter à sourire, enfin sourire jaune pour moi je le précise, d’autant plus que mon premier texte a été rejeté avec ordre de le traiter de façon plus humoristique, histoire de bien enfoncer le clou et de faire ressortir tout le ridicule de ma tenue.

Il me fournit le fil conducteur .

-Encore s’il s’agissait des pantoufles de vair de Cendrillon, non mais ça me fait plutôt penser aux charentaises de mémères. Et les charentaises ne sont pas à la hauteur de ce que j’attends de toi, aha ! imagine toi en charentaises à talon, de quoi casser toute l’ambiance. Je te veux agréable à regarder, sexy, met tes escarpins et plus vite que ça.

-Ah ! enfin à la bonne hauteur pour que je te chauffe les fesses. Commence alors la danse de Ses mains, pas trop désagréables Ses coups étant mesurés, je pense m’en tirer à bon compte. Nouvel arrêt.

-As-tu compris ? c’est ainsi que Je te veux le midi, en escarpins. Je me demande si Je ne vais pas jouer à la musique des pantoufles sur ton derrière pour te le faire comprendre. Et là je pense intérieurement sans piper mot : se faire fesser par ses propres pantoufles, le comble !!

Il continue .

-Non pas assez percutant, et retire moi ce gilet, Je le trouve affreux. TU vas goûter à la cravache.

Aussitôt dit, aussitôt fait. Il ne s’agit plus des jeux du midi, N/nous sommes passés du mode plaisir au mode sanction. Je me positionne mains au mur et j’attends.

i23a0824-copieLe choix de la cravache n’est pas anodin, c’est un instrument que j’ai du mal à apprivoiser, mon corps se crispe sous ses effets cuisants, même mordants.

Les quinze coups administrés ont été rapidement entrecoupés par mes cris et par la remarque du Maître.

-Non mais tu te vois en soirée pousser de tels cris ?

-Je crois qu’on peut crier Maître. (et cette remarque appuie sur mon manque de résistance, c’est humiliant).

Puis cherchant à me déstabiliser :

-Tu ne dis pas ton mot d’alerte ?

Alerte ? ça se bouscule dans ma tête, ah oui ROUGE.

-Mais ce n’est pas possible, c’est une punition.

-Bonne réponse, une punition pour que tu remémores bien les règles.

J’essaie de rester digne et de ne pas me tortiller dans tous les sens. J’admets que je suis responsable de ce qui m’arrive, je sais pourtant que mon Maître a des idées précises en ce qui concerne l’apparence générale de ma personne. Je n’oublierai pas cette leçon.

C’est aussi là que je me rends compte de N/notre implication réciproque dans cette relation, je remercie mon Maître pour ce recadrage quelque peu musclé.

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