Parmi les premiers effets profonds du dressage la dépendance est un des plus remarquables.

Certes les comportements s’ancrent dans le quotidien au fur et à mesure de l’application des rêgles de bonne tenue et d’obéissance…

Ce sont ces règles données par le Maitre ou la Maitresse qui offrent à l’esclave d’améliorer ses comportements et attitudes dans la durée.

Il s’agit d’une discipline consentie imposée par le Maitre. l’esclave sera punie ou corrigée pour manquement à la règle, cela signifie qu’elle surveille sa bonne tenue autant que le Maitre. Cette auto surveillance est réalisée pour le Maitre même en son absence. Elle est fructueuse, c’est ainsi que les règles sont assimilées profondément au fil du temps.
Et bien sur elle est passagère : une fois les comportements et attitudes adoptées l’esclave sert et obéit, confiante et accomplie.

C’est dans ces premiers temps d’attention permanente à soi même pour le Maitre que la dépendance de l’esclave s’épanouit vraiment. Le Maitre ou la Maitresse considère généralement avec beaucoup de bienveillance cette dépendance. Elle traduit leur engagement et parfois même, flatte leur sens des responsabilités.

En toute chose la bonne mesure… La dépendance est liée ainsi, au début, au souci de bien faire, de bien assimiler pour le Maitre. Cette préoccupation est légitime dans les premiers temps du dressage.

Lorsque l’ego de l’esclave s’en mêle, l’esclave se juge elle même. Alors cette dépendance s’accroit rapidement jusqu’à devenir source de stress et de destruction de l’estime de soi… L’esclave se juge alors souvent mauvaise et se décentre : en cherchant toujours l’approbation du Maitre elle devient dépendante de son avis, de sa présence.

Cette dépendance est néfaste : elle nuit à la paix de la relation. Elle est très différente de la dépendance naturelle de l’esclave libérée d’elle même, confiante et abandonnée au Maitre. L’esclave à sa place est une personne qui sait qu’elle plait, qui sait que son Maitre l’estime pour ce qu’elle est, pour ses talents, la qualité du dressage dont elle a assimilé les différents aspects et pour l’entretien et l’attention dont elle fait régulièrement l’objet.

Durant les premiers temps, c’est au Maitre de veiller à ce que l’ego de son esclave se dissolve au fur et à mesure : Il impose à l’esclave de ne pas se juger ni de chercher à plaire, le respect des règles suffit. Il est intransigeant, les punitions sont de rigueur si besoin est, et les compliments nombreux. Il est très important que le Maitre témoigne de sa satisfaction : qu’il dise à son esclave comment elle lui plait, qu’il note ses progrès et l’en félicite, qu’il la rassure sur son aptitude à servir et obéir.

Il est très important que le Maitre libère l’esclave des jugements qu’elle porte sur elle même. Seul le Maitre en est juge, c’est pour cette raison qu’Il aime la féliciter et témoigner de ses progrès.

Evidemment la route n’est pas toute droite, les émotions comme les résistances viennent souvent au début perturber l’équilibre qui se met en place. Le Maitre sait que ce sont des indices de progression, sa confiance ne faillit jamais. Lorsque l’esclave est en défaut, Il puni en prenant soin de bien expliquer avant et après les raisons de la punition puis, dans l’équilibre ainsi retrouvé.

Il témoigne de sa confiance et permet à l’esclave d’exprimer le bien être de sa nature. 

Celle çi pourra ainsi reconnaitre sa place dans l’équilibre de sa nature, même lorsque c’est temporairement inconfortable du fait de la punition.

C’est la voie de l’accomplissement.

PS/ avec un clin d’œil à andy candy : j’ouvre ce matin la note débutée il y a quelques jours pour faire ce billet et j’y trouve parmi les premières phrases le respect des règles (sourires)

www.vivresm.com

2 COMMENTAIRES

  1. « Il impose à l’esclave de ne pas se juger ni de chercher à plaire, le respect des règles suffit. »

    Oui… on en revient au fameux « ne plus penser, juste obéir »… une expression très primaire au premier abord et pourtant…

    L’auto-surveillance aussi qui nous permet de ressentir la puissance de cette dépendance, même si on craint la punition. On devient juste incapable de cacher la moindre faute, le moindre manquement, on sent en soi le besoin de l’avouer… Cela serait mentir de toute façon.
    J’ai parlé de dépendance mais je suis hésitante finalement… je ne trouve pas ce que cela révèle, cette incapacité de LUI cacher ou de LUI mentir…
    Quelque chose qui se passe en soi…

    P.S. Merci pour le clin d’œil… sourire

  2. Dépendance, dépendance… juste se ressentir à sa place en s’efforçant de répondre au mieux aux demandes du Maître, disons que ça coule de source de savoir respecter les règles.(enfin normalement !!! quelques dérapages possibles.)
    Ce genre de relation génère automatiquement des liens d’interdépendance entre le Maître et l’esclave/soumise. I/ils sont liés l’Un à l’autre pour simplement être. Je parlerai de dépendance mentale très forte dans une relation 24/7 qui les aide mutuellement à progresser, la circulation des énergies n’étant pas à sens unique.
    En tant que soumise sur le tard j’aime savoir que mon Maître veille à la bonne application de Ses directives, c’est aussi cette dépendance quotidienne qui rend la relation vivante et inscrite dans le présent n’est-ce pas ?
    Comme de se déconnecter sous peu…

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