Brusque montée des températures perturbant le déroulement du quotidien. N/nous N/nous sentons moites, ramollis, anesthésiés, sans vigueur.

Une envie d’ôter ces vêtements qui emprisonnent mon corps, d’être seulement vêtue du souffle chaud et des caresses légères de la brise estivale.

Mon Maître me conseille de rester à l’ombre, d’en profiter pour rêver, lire, le reste attendra.

– Fais ce qu’il te plait.

Cette proposition m’agrée, m’allonger sur une chaise longue, laisser mes pensées vagabonder… L’été et ses chaudes journées m’ont toujours paru idéales pour se laisser aller sans culpabiliser.

Et oui encore un travers de l’éducation reçue : être toujours actif au risque d’être perçue comme une fainéante. Fainéante, fainéante, quel drôle de mot, au fond ne rien faire (de productif aux yeux des autres) n’étant justement pas fabriquer du néant, du rien mais se construire en prenant des moments d’introspection, en se reconnectant avec N/nous mêmes. Je remercie mon Maître de m’octroyer ces précieux instants alors qu’Il s’échine au travail.

Je repasse dans ma tête les façons de Lui  rendre la vie  plus douce quand Il rentrera épuisé, dégoulinant de sueur et de fatigue. Une sorte de rituel instauré pour ces jours là.

-Prévoir une réserve de boissons froides à Son goût qu’Il sirotera en décompressant.

-Préparer tout dans la salle de bain pour une douche rafraîchissante lui permettant d’évacuer le trop plein de chaleur accumulée par Son corps dans la journée.

-Lui sortir des vêtements décontractés et revoir ensemble le programme jusqu’au dîner.

J’ai bien d’autres idées pour m’occuper de Lui à la sortie de Sa douche, mais  ma présence en ce lieu n’échappe pas à la vigilance de certains, inutile de provoquer des interrogations du style :  » Maman que fais-tu dans la douche avec papa ?  »

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Ce n’est qu’une fois que tout un chacun aura regagné ses quartiers pour la nuit qu’un petit massage sera possible, un moment de douceur intime et revigorant. La suite étant fonction de Ses désirs auxquels je me plierai avec célérité.

Jouir du plaisir de l’Autre est en soi d’un bien être incroyable, Le voir souriant, détendu, goûtant les joies simples de N/notre vie participe au bonheur d’être N/nous, complices de tous ces instants partagés. Je me sens ainsi bien, à ma place.

 

 

Puis d’autres pensées me viennent, nonchalamment installée, un verre de menthe à portée de main. Et oui j’aurai cru que cette période de vacances scolaires serait compliquée à vivre, réduisant N/nos pratiques, amenant des frustrations et je m’aperçois que mes craintes étaient infondées.

D’abord un lâcher prise s’est effectué, construire une relation de cet ordre demande un certain état d’esprit, c’est tout simplement une nouvelle façon de vivre au quotidien quel que soit N/notre environnement extérieur d’où l’inutilité de se triturer la tête N/nous n’y gagnerons qu’une perte d’énergie qui sera mieux employée à vivre pleinement l’instant.

C’est peut être aussi du au fait que N/nos côtés sadique et masochiste sont peu présents. Mon Maître ne ressent pas le besoin d’infliger certains traitements douloureux à mon corps pour marquer Son emprise. Cela se joue plus subtilement par tout un panel de contraintes, par d’autres marquages disons éphémères, et N/nous avons reparlé d’un éventuel tatouage. Croyez moi je me sens vraiment Lui appartenir.

Je rajouterai qu’Il sait bien profiter de certains moments où N/nous retrouvons à deux pour organiser des séances plus intenses, là je peux m’exprimer vocalement en toute liberté, sans retenue et ça fait du bien. C’est fou comme la bouche, les lèvres, les mains sont des outils très polyvalents et toujours disponibles pour pincer, triturer, tire, tordre…la chair aux endroits très sensibles, aie, aie, aie, avec un éventuel complément de la cravache ou du martinet. Donc les vacances se passent au mieux, merci Maître de Votre présence attentive.

Pour finir sachez qu’Il m’a donné quelques devoirs de vacances, ah, ah, une réminiscence des cahiers de notre enfance pour cette période, mais sur le mode D/s. Le thème sur lequel je dois cogiter est : « Les plaisirs à la chaîne. » J’ai commencé à y réfléchir, textes et photos à venir, fantasmes et réalité.

Je lève mon verre de menthe à V/votre santé et savourez avec gourmandise les plaisirs estivaux comme il se doit.

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