je suis lina, esclave novice de SENSEI depuis plusieurs mois maintenant. Une relation comme celle-ci, j’en rêvais depuis déjà 4 ans après plusieurs expériences assez longues. C’est en effet la durée qu’il m’a fallu dans N/notre monde bdsm et D/s pour savoir exactement ce dont j’avais envie et rêvais : être esclave, révéler ma nature profonde.

 
Grâce à SENSEI, je vis enfin ce qui me correspond. Certes, il y a forcément une différence entre ce dont on rêve et ce que l’on vit. Le principe de réalité auquel le Maître ne peut échapper non plus, par exemple. La vie d’esclave, comme on peut le voir dans le cycle de gor de John Norman ou l’esclave d’Eva Delambre n’est pas vivable dans la société actuelle. je dirai que c’est le plus difficile à vivre, le fait que la société ne me permette pas de me montrer telle que je suis vraiment, à chaque instant de ma vie. 
L’autre jour, j’étais avec SENSEI pour remplir des papiers administratifs et quand on m’a demandé si j’étais célibataire, j’ai répondu oui alors qu’une petite voix dans ma tête me disait : « Si je vous dis que je suis esclave consentante, vous allez dire quoi ? De toute façon c’est même pas écrit dans vos cases ! » …

 

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Aussi, donner mon consentement et devenir esclave consentante, c’était pour moi, abandonner quelque chose. Cela, je ne l’ai appris que bien après le début de mon dressage. Et le fait d’en avoir conscience et de transformer ce ressenti. je n’abandonne rien, je transforme puis, je ne me suis jamais autant sentie libre qu’aujourd’hui. Libre d’avoir choisie la vie que je souhaite, libre de LUI avoir donné mon consentement et libre de LUI avoir donné total pouvoir sur moi. 

Être disponible constamment pour son Maître est naturel pour une esclave mais c’est nouveau pour moi et donc mes ressentis m’ont étonné. En effet, un jour où j’étais très fatiguée et avec beaucoup de préoccupations en tête, SENSEI m’a dressé physiquement. je n’avais pas envie, mais je ne l’ai pas dit puisque seule SA satisfaction m’importe et j’ai « subi » les coups. Mais après, j’ai ressenti un apaisement immense que je ne connaissais pas. je me sentais en paix avec moi-même, heureuse et comblée parce que je L’avais satisfait. À ce moment-là, j’ai réellement compris que c’était ma nature d’esclave et que pour rien au monde, je ne changerai ma place.

 

La psychologie fait partie intégrante du dressage de SENSEI. C’est pour cela que par SES exigences de communication et de lâcher-prise, j’ai pu relâcher et extérioriser beaucoup d’émotions. IL m’a mise face à des problèmes que j’avais en moi même depuis longtemps. Ce dressage psychologique et l’apprentissage du lâcher-prise me permettent d’être en paix avec moi même, pour mieux LE servir. 

Depuis le début de mon noviciat, ma capacité à communiquer à travers mon carnet d’esclave et à SES pieds a progressé. Désormais, j’ai plus de facilité à communiquer sur ce que je ressens. De plus, la gestion de mes émotions est elle aussi meilleure. Se réciter intérieurement ou à voix haute sur ordre, ou quand j’en ressens le besoin m’aide beaucoup.

 
Enfin, mon attitude vis-à-vis de SENSEI a beaucoup changé, je ne suis plus dans une recherche d’attention comme j’ai pu l’être. mon besoin d’être rassurée régulièrement demeure, mais je sais où est ma place et arrive à obéir, à LE satisfaire sans rien attendre. 

Pour la suite de mon noviciat, le travail sur la communication et la gestion de mes émotions demeure. Tout comme la gestion de la frustration, chose assez nouvelle pour moi. Lâcher prise est également encore difficile pour moi.

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esclavelina

je suis entrée dans le monde du bdsm en 2011. je m’y suis découverte. je fus soumise dans des relations bdsm avant d’entamer la vie d’esclave consentante que je suis désormais.

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