Réflexion menée à partir de textes de ce site, et oui ça bouillonne toujours dans ma tête, c’en est quelquefois agaçant aux dires de mon Maître, mais revenons aux textes :

Penser différemment (esclave clochette, juillet 2015)

Maître pouvez-Vous me changer ? (sept 2016)

Vivre en trio D/s d’esclave lina.

Il y en a d’autres que V/vous trouverez en fouillant un peu. Ce questionnement est essentiel quand on souhaite s’engager à vivre en couple.

L »esclave/soumise perd-t-elle sa capacité à penser par elle même, ne devient-elle qu’une extension mentale du Maître, un clone, une copiée/collée ?

Ah ! triste tableau en perceptive, un parfum de manipulation … Rassurez-V/vous il n’en est rien, l’esclave/soumise a un cerveau et elle s’en sert.

Après il faut s’entendre sur les définitions de penser ou de ne pas penser comme le Maître ?

Ce que je vais développer maintenant (partie valable pour les vanilles)

Oui, oui et oui en ce qui concerne les fondamentaux de la relation. Oui l’esclave/soumise doit penser comme le Maître et le Maître doit penser comme l’esclave/soumise.

Fondamentaux : les bases sur lesquelles se construira le couple où il est indispensable d’avoir une vision globale identique, ce sont des points non négociables. esclavelina l’exprime parfaitement dans « Vivre en trio ». Si après mise à plat des objectifs de l’Un et de l’autre, cette façon de vivre de vous attire pas du tout, inutile de se lancer dans cette aventure vouée à l’échec.

Un autre exemple : imaginons qu’au moment de N/notre rencontre mon Maître ne se réalisait pleinement qu’en pratiquant à outrance des sports d’eau ( donc avec passion et très souvent). Même follement attirée par Lui (pour d’autres raisons) et amoureuse je finirai par boire la tasse et couler vu que je n’apprécie pas ces sports. L’effort du début faiblirait pour devenir à la longue un fardeau et source de désaccord. Du reste je pense que les conflits permanents et récurrents sont un signal d’alerte d’un mauvais fonctionnement au sein d’un couple, après il faut se poser la question du pourquoi et comment le régler.

Pourquoi ? : par une mauvaise écoute des réels besoins de l’autre, ceci pouvant être lié à un aveuglement amoureux teintant la réalité de « rose passion ». Cette couleur idyllique finissant par ternir et disparaître au fil des grincements de dents…

Donc OUI il faut penser comme le Maître (et vice versa) en ayant :

Des objectifs clairs à longs termes (Structure de vie et orientation de la relation).

Des objectifs posés sur lesquels s’appuiera le Maître pour faire évoluer la relation sans conflits destructeurs.

Des goûts communs (loisirs etc…) générant des moments de partages riches au quotidien tous ces éléments qui cimenteront une relation saine et épanouie.

Tout paraît simple…et bien non car je ne pense pas toujours comme mon Maître et ça aussi est nécessaire pour N/nous faire avancer tout en donnant un certain relief à la vie. Comme je le disais en réponse à un commentaire : « N/nous naviguons quelquefois sur une mer très agitée ». N/nous N/nous confrontons sur des idées ou des sujets avec N/notre façon très personnelle d’analyser une situation, avec N/nos caractères et N/nos limites du moment.

Voici quelques exemples :

Exemple 1 lié à N/notre relation D/s et la direction choisie par le Maître.

Mon Maître et moi n’avons pas le même point de vue sur les munchs et les soirées. La question étant de N/nous y rendre ou non ? Je suis d’emblée partante (curieuse comme je suis), mon Maître souhaite s’accorder un délai de réflexion (c’est ainsi qu’Il fonctionne). N/nos arguments réciproques se tiennent, N/nous en débattons, en discutons… N/notre personnalité entre en ligne de compte, Il me dit qu’Il aime être sur la deuxième ligne de front, de là Il prend le temps d’avoir une vue globale puis Il agit selon la décision qui Lui correspond sans s’encombrer de contraintes extérieures par rapport à Son choix de vivre N/notre relation. Comme c’est Lui qui dirige la relation je me plierai à Sa décision finale en sachant qu’Il prendra la solution la plus adaptée pour N/nous. Ces discussions N/nous permettent aussi de N/nous écouter, de N/nous entendre et d’évoluer, c’est une ouverture sur la vie présente.

Bon sur le moment cette « confrontation » d’idées m’a bouleversée, des émotions sont venues et je me suis sentie très mal, j’ai eu peur d’être allée trop loin en insistant, de mettre en péril ce que N/nous avions bâti, d’être hors des clous de ma soumission. Il s’en ait suivi un mal de ventre, un cafouillage et un texte qui suit…exprimant ce malaise (pas facile de rester toujours à sa place). Je Lui ai cédé le pouvoir décisionnaire et je me dois de le respecter.

imgl2721-copieQuand les émotions s’en mêlent, il suffit de peu pour tout chambouler.

Se sentir vide et fragile.

En équilibre instable sur un fil, ballottée par le vent de nos incertitudes.

Résister au cœur de la tempête, se tenir debout face aux éléments contraires et menaçants.

Raz de marée émotionnel nous jetant à genoux, des nœuds au ventre, pliée en deux.

Pensées embrouillées, les yeux embués, laisser monter ses angoisses, ses peurs, ses chagrins.

Les ressentir, les vivre, les observer, les accepter et le souffle s’apaise, les nuages sombres s’éloignent et le corps se détend.

Voilà pour l’exemple 1, voici l’exemple 2 : cela peut toucher plus à la vie quotidienne comme le choix des vêtements, là N/nos positions divergent souvent, je serai plutôt loufoque et Lui très classique ce qui occasionne quelques échanges, N/nous ne pensons pas la mode de la même façon, mais au bout du compte tout s’arrange parfaitement, N/nous reconnaissons L’Un ou l’autre que l’idée émise par l’Un ou l’autre pouvait être bonne.

Là encore ne pas rester figé sur une position, garder l’esprit ouvert, communiquer et s’enrichir de N/nos différences. Il en va de même pour N/nos opinions sur les sujets de société, politique, artistique… N/nous respectons l’A/autre sans le juger et chaque jour N/nous amène à plus de tolérance en reconnaissant N/nos particularités, c’est ça aussi être soi même dans toutes N/notre dimension humaine. La relation D/s oblige à des remises en cause permanentes et c’est bien, N/nous sommes en prise directe avec la vraie vie telle que N/nous la souhaitons.

2 COMMENTAIRES

  1. Bonjour Dame de c.,
    Je suis tout à fait d’accord avec toi car la différence dans un couple (qu’il soit BDSM ou vanille) ne peut qu’apporter la richesse par sa complémentarité et deux points de vue valent toujours mieux qu’un (hihihi)
    Bien à V/vous

  2. Bonsoir Thysminia, que dire de plus, l’échange et la communication, tout est là. Et surtout ça fait avancer sur les blocages ou peurs, donc que du positif.
    Au plaisir de V/vous lire.

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