Interview redSubmarine partie 3

Ce que je ne fais jamais, ce que je n'essaye même pas, est d'utiliser un "womanizer"

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11 Peux-tu te masturber ?

Bien sûr je peux et j’aime beaucoup ça. Mais j’ai été interdite de le faire seule durant de longues années alors aujourd’hui je suis dans un état mental qui fait que ce n’est plus intéressant. Pourtant mon dressage est fini et je suis revenu dans ma région loin de Maitresse, je pourrais le faire librement, mais cela ne m’apporte pas le plaisir que j’aimais. Je préfère quand il y a un petit peu de risque comme le faire sur le balcon en plein été, nue évidemment. J’ai essayé d’être la plus silencieuse possible pour ne pas alerter les voisins. Ou bien j’aime me branler à genoux sur du riz ou du gros sel pour sentir la douleur sous mes genoux en position Nadu, je jouis plus facilement comme ça.

Ce que je ne fais jamais, ce que je n’essaye même pas, est d’utiliser un « womanizer » ou un truc comme un vibromasseur. De tellement d’amies filles j’ai appris qu’une fois qu’elles ont joui avec ça elles ne peuvent plus jouir sans, c’est a dire simplement de la pénétration.

Je ne veux surtout pas désapprendre tout ce que j’ai appris durant toutes ces années de dressage. Si j’ai envie de jouir j’utilise des gods, mais non vibrants, et je ne touche jamais mon clito. Habituellement je chevauche le god à genoux sans jamais utiliser mes mains comme cela m’a été ordonné durant mon dressage. Cela prend un peu de temps, mais c’est comme ça que ça muscle les cuisses. Je ne veux pas perdre ce que j’ai appris comme ça aussi. Lors de mon dernier anniversaire, j’ai eu une très belle et très chère chaise en plexiglas. Évidemment c’est transparent, et je l’ai aussi pour pouvoir me filmer par dessous lorsque je me masturbe.

12 As tu le droit de jouir sans permission ?

Ma réponse spontanée est Non mais j’ai été corrigée par Maitresse. Je peux et je l’ai fait souvent – j’ai été terriblement punie.
ma nouvelle réponse après y avoir pensé est, Oui je peux si je suis seule et libre de me masturber, mais je n’oserais jamais durant une séance ou durant une utilisation sexuelle normale.

13 Quelle a été la durée la plus longue sans orgasme ?

je pense que ce fut lorsque j’ai été malade, durant 2 mois. Mais ce n’est pas vraiment important. Je n’ai pas décidé de vivre ainsi parce qu’il y a que comme ça que je peux jouir. Même si je n’apprends pas de nouvelle choses chaque jour ou à chaque séance. J’ai eu aussi à apprendre que l’orgasme n’est jamais une récompense à chaque séance. Et ce que j’ai appris sur moi-même à ce sujet c’est : plus le temps où je ne jouis pas est long, plus il m’est facile de jouir de douleur ou de l’anal. Et au final, l’orgasme par une voie plus étrange est beaucoup plus satisfaisant que l’orgasme « normal ». je m’évanouis, je ne me rappelle de rien quand je m’éveille, ma chatte comme mon cul sont douloureux à hurler, alors je sais que tout s’est passé à merveille.

14 Est-ce que ton Maitre ou ta Maitresse considère tes orgasmes comme important ou non ?

je pense que j’ai répondu un peu dans les 2 questions précédentes.

Mais Maitre A veut ajouter une réponse

Je pense que Lady Donna peut le confirmer :

  • redsubmarine était différente, je l’ai eu auprès de moi après ses 4 ans de dressage. Normalement vous ne pouvez pas dresser une novice à accepter la douleur sans lui offrir quelques récompenses. Croyez-moi j’ai essayé et Lady D a essayé aussi. C’est un chantier permanent. Les récompenser avec un orgasme, oui, mais surtout pas systématiquement. Il faut limiter les orgasmes et augmenter la douleur. Lentement, mais avec détermination. Cela fonctionne. Il vous faut juste conserver le bon équilibre.

15 As tu une routine du matin et une routine du soir pour aller dormir ?

j’ai bien peur de ne pas en avoir. Mais je me rappelle avoir pensé qu’il me faut y songer sérieusement. Bien, OK, je pense que dans les débuts il est très important d’étudier certaines positions devant le miroir chaque jour. Aussi, après des événements spéciaux ou de grosses séances, je fus amenée au lit pour y être enchainée. Et récemment dans mon dressage en TPE j’ai appris à dormir habillée, enchainée avec un masque, sans bâillon. Je n’ai pas bien compris au début, mais après un moment j’ai constaté qu’il était révélateur de se déshabiller entièrement au réveil pour être prête pour la journée, spécialement aussi parce que le soutien-gorge était trop serré et très inconfortable.

16 Es tu autorisé à travailler à l’extérieur ? Quel type de travail ? As tu déjà travaillé dans un bordel ?

Oui. Durant mon dressage, j’allais à l’école tous les matins. Aujourd’hui j’ai 28 ans ne vous trompez pas. J’ai du refaire entièrement mon parcours scolaire durant l’éducation que m’offrait Maitresse D et j’ai réussi. Aujourd’hui je travaille en tant que vendeuse dans une grande chaine de supermarchés allemands. Je n’ai jamais travaillé dans un bordel.

17 Es tu battue régulièrement ?

Ma réponse est non ! Mais cela me permet de repenser à la dernière année de mon dressage, ou bien aux temps qui ont suivi ma guérison. Maitre A est le spécialiste de la douleur et de la tolérance face à la douleur. Alors, j’y pense, durant les séances, oui, peut-être. Mais c’était normal, évidemment quoi d’autre peut se produire en séances ? Je m’en rappelle une seconde fois, plus j’y pense : en premier j’ai appris à jouir en dépit de la douleur. Ensuite j’ai appris à jouir pendant la douleur et enfin j’ai appris à jouir uniquement de la douleur… Durant les séances évidemment…

18 : As-tu un safeword, et si oui l’as tu déjà utilisé ? Quand et pourquoi ?

Maintenant je dois me mettre à glousser – rires. Je n’ai pas été puni pour cela parce que Maitre et Maitresse pensent pareil. Vos lecteurs vont peut-être être choqués d’apprendre que je n’ai jamais eu de safeword et que je n’en ai jamais eu besoin. Même durant le TPE en servitude totale.
Mais c’est si difficile à expliquer que j’ai demandé à faire une pause. Maitre et Maitresse semblent un peu énervés et me libèrent avec joie, cela me donne un peu de répit et je peux aller fumer sur le balcon. Je peux prendre mon temps. Il m’ont tous deux confirmé pouvoir répondre à ma place avec plaisir à cette question. Mais avant que j’y aille, je dois ajouter qu’à chaque fois que j’ai parlé de ça avec d’autres soumises, elles ont été choquées que je n’ai jamais eu ni jamais ressenti le besoin d’un safeword.

Maitresse Donna :

Je dresse des novices depuis plus de 20 ans et je n’ai jamais ressenti le besoin d’utiliser un safeword. Depuis 50 nuances de grey tout le monde veut un safeword ou un truc comme les feux de circulation Rouge Orange Vert. Je n’utilise pas de safeword parce que tout est une question de confiance et de bien connaitre votre esclave – physiquement et mentalement. Ainsi je n’utilise jamais de bâillon dans les débuts. l’esclave ne peut pas parler s’il y a un problème. Le bâillon pour moi est une signe énorme de confiance, c’est être entièrement votre esclave. Donc, entre Mes mains, être bâilloné signifie que Je vous connais vraiment et que vous me faites totalement confiance. Moi et Maitre A avons eu beaucoup de critiques à ce sujet. Les esclaves inexpérimentées préfèrent toujours être battues au sang plutôt que de dire leur safeword trois fois au cours d’une séance parce que le prétendu Maitre ne peut pas évaluer leur tolérance à la douleur. Mais évidemment c’est toujours mieux que de ne pas utiliser de safeword dans l’idée d’épargner du stress à votre esclave, n’est-ce pas (ironie) ? Donc, non, tous les deux nous n’en utilisons jamais.

Maitre A ajoute :

avec des soumises inexpérimentées il est important de parler constamment avec elles pour vérifier leur ressenti et positionnements intérieurs. Je sais aussi qu’une esclave en vraie souffrance n’est plus capable de dire même un petit mot comme « red ». Alors j’utilise d’autres moyens pour communiquer avec mes soumises. Avec redsubmarine nous avons tous deux un moyen que nous connaissons bien, je peux la bâillonner en toute confiance durant la séance. Habituellement, vers la fin, son corps se met à bouger, à remuer dans tous les sens avant qu’elle gicle partout sur le sol, s’évanouisse et plus tard ne se souvienne plus de rien, ce qui nous montre à tous les deux que nous avons fait les choses à la perfection.

19 As tu été tatouée ?

Maitre et Maitresse ont toujours aimé ma pureté : une peau blanche très pâle, aucun tatouage ni piercings. Mais vers la fin du dressage j’ai vraiment pensé à avoir un marquage. Je veux dire, j’ai tellement appris et pour ça je le mérite, j’ai voulu être marquée, j’en ai même fait un article sur mon site web. Par chance Lady D m’a fait part de son souhait de me permettre de porter son nom pour toujours parce qu’elle m’a dressée pour la vie, même si cela n’a duré que 5 ans. Alors j’ai décidé de le faire sous la forme d’un tatouage non permanent comme un test de quelque chose de plus général. Mais ça en dit beaucoup sur moi quand même. C’est sur mon épaule gauche et cela signifie « parce que c’est mon destin ».

20 Raconte Moi l’histoire de ton nom redSubmarine (sous-marin rouge). Je Me souviens d’une belle esclave allemande nommée redhibisca, J’ai beaucoup aimé ce qu’elle a fait sur internet même si elle ne donne plus de nouvelles depuis quelques années. J’aime beaucoup les films de Master Costello, quel dommage que tu aies refusé de faire une séance avec lui !

Je me suis recroquevillée en lisant le nom de Costello, puis j’ai entendu Maitresse glousser de rire, je ne suis pas certaine de pouvoir répondre maintenant, je préfère laisser Maitresse s’exprimer :

Maitresse Donna :

– RedHibiscus… Oui c’est une poupée pleureuse, oui elle a tourné avec Maitre Costello, toi, tu as flanché parce que tu n’étais pas encore prête, c’était de ma faute. Enfin, je me suis assurée que tu vives les mêmes choses qu’elle a vécues dans ses films. Je ne te l’ai jamais dit et ton nom n’a rien à voir avec elle. Je suis juste surprise d’entendre deux mots clefs dans cette question du Maitre français. Maintenant dis-nous au sujet de ton nom et bien sûr aussi au sujet de cette chance de Costello que tu n’as pas su saisir.

– J’ai dû avaler ma salive. Maitre Costello n’a pas proposé de me dresser, évidemment. Mais je suis allé à Berlin avec Maitresse D pour discuter avec lui et faire quelques photos. Il fut un vrai gentleman. je savais qu’il est totalement dans le fisting et moi j’en étais au tout debut, j’avais donc peur de prendre un fisting vraiment dur et profond ou bien être fistée analement. Alors nous avons parlé, fait un shooting et puis c’est tout. Il m’a proposé plusieurs centaines d’euros pour jouer dans un de ses films. Il m’a même offert de porter un masque pour ne pas être reconnue, il aurait payé aussi pour la nuit à l’hôtel et bien entendu les tickets de train pour deux personnes parce que je serais venue avec quelqu’un, j’avais peur de venir seule.

Nous nous sommes dit au revoir et nous sommes rentrées à la maison. J’y ai beaucoup pensé, mais j’avais trop peur. Des semaines plus tard j’ai reçu plusieurs cartes postales de Maitre Costello, mais je n’ai jamais répondu. Maitresse D ne m’a pas poussée. Peut-être que je ne suis pas faite pour être une esclave « publique ».

Au sujet de mon nom d’esclave. C’était, au début, un peu différent, mais similaire. je fus appelé redStuka. Mais j’ai eu beaucoup de gros problèmes avec ce nom. J’ai même été banni du plus grand site bdsm allemand : Sklavenzentrale. Parce que dans ce nom il y a un mot qui provient du régime nazi. C’est tellement ridicule. Ce nom m’a été donné parce que à un moment dans ma vie je n’avais peur de rien et je fonçais immédiatement dans l’action. Ce doit être mon coté border line, c’est pour ça que j’ai été appelé Stuka (avion de combat nazi très redouté).

Je garde néanmoins le red dans redSubmarine. La raison est un peu drôle même si désormais c’est un peu honteux quand même. Peut être esclave lina peut confirmer. Dans les débuts la chose la plus difficile est d’être ouverte entièrement, de ne rien cacher de ses ressentis et de ses émotions. J’ai eu de grandes difficultés à exprimer mes émotions et mes désirs, et même à m’exprimer tout simplement. Je préférais être là, à écouter en silence et me taire, sans répondre, sans expression, juste et écouter et faire ce que l’on me disait de faire. De ce fait j’ai développé un système avec Maitresse D, un code silencieux sans jamais avoir à parler, mais que toutes deux comprenions parfaitement. Quelque soit le moment si j’étais « down » ou de mauvaise humeur, je laissais mes cheveux couleur noire, sombre. Mais quand j’avais besoin de plus de SM, si j’avais soif de franchir mes limites je me teignais les cheveux en rouge. C’est aussi simple que cela et c’est pour cette raison que le mot rouge fait partie de mon nom.

À suivre mercredi prochain le 28 avril 2021

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