Ou remise des pendules à l’heure.

Suite à mon problème de dos (article « mode pause lente ») mon Maître n’a pas traîné pour m’imposer un programme suivi de remise en forme.

A moi de trouver un minimum de 30 minutes par jour à consacrer à la marche. Je dis bien marche et non flânerie, ce que je sais très bien faire, flâner le nez au vent… Je dirai même que je suis spécialiste.

Dimanche première séance sous Sa houlette, mise en place du déroulement souhaité pour cet exercice. (éviter les arrêts trop fréquents de ma part.). Il décide de tenter une sortie entre deux averses, la météo étant capricieuse, bonne initiative car au bout du compte il n’a pas plu. Un moment bénéfique alliant les directives du Maître, le plaisir de la marche, l’observation et les ressentis simplement au présent.

Le but étant de se sentir être, de prendre conscience de tout son corps, du bienfait de l’air emplissant les poumons, de se concentrer sur ses pas, de se détendre, d’avancer en étant au centre de cette vie mouvante : les couleurs de l’automne, les gris des nuages plombant l’horizon, l’atmosphère particulière créée par le vent modifiant le paysage, la lumière fuyante jouant à cache cache … S’abandonner à cela, se sentir vivant et le mal de dos s’estompe, se fait plus discret, notre mental ne lui donnant plus toute la place. Ah, le corps nous rappelle nos faiblesses, nos crispations, nos résistances.

De plus je dois m’interroger sur les conséquences de cette « faute », voici mon analyse :

Cet épisode met le doigt sur la nécessité d’entretenir cette belle mécanique, d’abord par respect pour le Maître, la négligence dans ce domaine ayant des répercussions sur le fonctionnement au quotidien de N/notre relation et  je suis en faute par rapport à Sa demande. Oui un rappel douloureux car j’avais un peu négligé la partie remise en forme, je me suis punie moi-même.

Il y a aussi le respect que je dois avoir pour moi justement, faire en sorte d’être toujours au mieux de sa forme en acceptant de faire les efforts qui permettront de me maintenir en bonne santé. Il n’est pas agréable de se sentir bloquée, diminuée, impuissante. Mon Maître tire les leçons de mon laxisme et afin d’éviter toute récidive m’ordonne de tenir un carnet de remise en forme où je consignerai mes exercices. Ce qui Lui permettra de contrôler si je tiens bien mes engagements et de me sanctionner en cas de manquement.

– Temps consacré à la marche (lieu et horaire).

-Reprise progressive de mes exercices concernant la musculation et le raffermissement (abdos, fesses …)

-Passer du temps à l’extérieur, le jardinage (ramassage des feuilles…) ayant le double avantage de prendre un bol d’air et de se bouger en étant utile.

Et comme Il a de l’humour Il me suggère au moment où je Lui lis ce texte afin qu’Il le valide de m’adonner plus longuement au plaisir du repassage afin de me muscler le bras. Là je Lui fais remarquer qu’un seul bras serait concerné, ce qui ne serait pas du plus bel effet… Il en convient en riant, utiliser mes petites haltères seraient plus approprié.

dame de CCe nouvel emploi du temps a nécessité un remaniement de mes activités, un nettoyage du superflu comme une diminution du temps passé devant l’écran de l’ordinateur. Un texte en préparation sur ce sujet, c’est fou comme nous nous laissons détourner de l’essentiel par le virtuel.

 

Pour en finir dimanche après la phase exercice physique mon Maître a préparé des gaufres pour le repas du soir, une belle fin de journée dans une ambiance chaleureuse et familiale.

Je remercie mon Maître de toujours repérer ce qui ne va pas et de trouver les solutions. Je reconnais que la contrainte de tenir un carnet m’oblige à obéir à Ses directives. Son contrôle étant réel et N/nous permet de progresser tous les deux à N/nos places respectives.

Pour moi cela reprend bien la notion d’autorité exercée par le Maître décrite dans le dernier article de Monsieur Eros Power, ainsi que l’évidence 70 du répertoire : « Avoir de l’autorité permet le dialogue et l’écoute ».

Ici le Maître a repéré un manquement de ma part entraînant un remise à niveau réfléchie et adaptée à Ses souhaits.

imgl4031-copieIl a analysé la situation en reconnaissant qu’Il avait manqué de vigilance, cela a ouvert la discussion et N/nous sommes repartis sur une nouvelle base où Son autorité bienveillante mais ferme m’indique le chemin à suivre. Je me plie à Son contrôle et à Sa discipline car je les reconnais et je les accepte, je sais qu’elles sont nécessaires à ma progression et à mon bien être. En même temps j’éprouve de plus en plus la sensation de liberté que me procure mon statut de soumise, je suis plus calme et détendue, tout coule plus facilement. Jamais je n’aurai penser qu’exécuter des ordres sans avoir à y réfléchir me paraîtrait un jour simple, évident et facile.

 

 

2 COMMENTAIRES

  1. Bonjour Maitre Atout et Dame de Coeur

    J’ai lu aussi votre post sur  » savoir s’aimer  » alors je profite, dans le bdsm je ne vois que de jolies femmes avec des corps presque parfait, ou du moins plus que souvent,c’est vrai que les soumises ou esclaves sont nues le plus souvent….mais si on est pas jolie , comment on fait ? les Maitres pensent quoi, le regard des autres ???

    Merci

    Toujours la meme
    Valerie

    Desolee, toujours la meme

  2. Bonjour Valérie,
    Je ne suis pas vraiment d’accord avec vous, toutes les soumises/esclaves ne sont pas des « canons », mais des femmes comme toutes les femmes de la société : des très jolies, des moins jolies, des plus enveloppées et des plus minces… Ensuite entre en jeu l’estime de soi, savoir qui on est, s’accepter et dépasser les jugements éventuels. Pour ma part je ne suis plus jeune et je suis moi avec mes rides et autres petites imperfections, ce qui ne m’empêche pas d’être épanouie et heureuse de plaire à mon Maître. Quand je suis nue devant Lui et bien Il ne part pas en courant, aha!
    Comme dit mon Maître tous les goûts sont dans la nature et heureusement, ainsi chacun trouve S/son idéal, notion très suggestive que cette notion de beauté, largement influencée par les critères sociétaux et marchands. Ce qui renvoie aux jolies photos du net bien éloignées de la réalité, mais très plaisantes à regarder et pouvant être un aiguillon à la création, voir au delà pour en saisir l’essence…
    Doit-on s’attacher à l’enveloppe extérieure ou à l’être intérieur ? Vaste débat.
    Etre belle dans le regard de Son compagnon qui assumera de l’avoir acceptée comme soumise/esclave.
    Pour ce qui est de la nudité en club ou autre lieu, je ne peux vous répondre actuellement vu que N/nous pratiquons pour l’instant que dans l’intimité de N/notre foyer. Un pas à franchir, mais je ne pense pas non plus que la nudité soit obligatoire, c’est plutôt une mise en valeur avec la tenue choisie et souhaitée par le Maître.
    Et le regard des A/autres dans ce milieu doit être bienveillant, de quel droit Untel ou Untel se permettrait de juger la soumise/esclave d’un autre Maître ?
    Je vous suggère de poser cette question à Monsieur Eros Power qui connaît parfaitement ce milieu.
    Bonne après-midi.

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