Bonjour à tous,

Dans une F.A.Q Instagram, j’ai reçu la question suivante : « Comment rester fidèle à son engagement ? Ne pas douter, regretter, faire marche arrière. ? »

1 – L’engagement.

Dans ma vie, l’engagement, la parole donnée sont des choses que je n’ai jamais pris à la légère. De ce fait, quand j’en suis arrivée dans ma soumission à me dire que peut-être, être esclave pourrait être ce dont j’ai besoin, cela s’est fait progressivement. j’ai d’abord accepté d’être dans une séance avec une soumise et son Propriétaire pour une séance assez dure psychologiquement comme physiquement. Ce fut mon premier déclic. Là où dans ma première relation, « mon Maître » n’avait aucun contrôle sur ma consommation de tabac parce que je ne le Lui donnais pas, ce Maître a exigé que je ne fume pas les 2 heures avant la séance et je l’ai fait. Parce que j’avais accepté cette séance et que pour ce jour là, j’obéirai entièrement ou je partirai. Cette séance finie, je me suis dit que oui, la servitude était pour moi.

Après plusieurs longues conversations avec Maître et Son ancienne esclave, j’ai fait une demande de stage à Maître d’une semaine. j’étais jeune, je ne me connaissais pas, je ne voulais pas Lui faire perdre Son temps et j’ai donc proposé un engagement que je me sentais capable de tenir. Jamais je ne serai allé voir Maître en disant, je veux être Votre esclave pour l’éternité. Cette approche ne L’aurait sans doute pas convaincu.

2- Ne pas douter :

Selon moi, le doute est sain. Il permet justement de ne pas prendre de décisions à la légère. Maître catégorise la prise de décision ainsi :
1- Je collecte l’information
2- J’analyse l’information
3- Je décide.

Au bout d’un an et demi, après dressage, difficultés, obéissance, évolution et changement assez conséquent de la vision de la relation sur le long terme, Maître m’a jugé digne de prononcer mes voeux définitifs. j’étais heureuse à Ses pieds à ce moment-là donc pourquoi hésiter ? Ce n’était pas vraiment de l’hésitation. Disons que je me suis sentie honorée que Maître m’en juge digne, mais j’avais aussi pleinement conscience de ce que cela impliquait pour N/nous. Maître et moi partageons ce sens de l’honneur et de l’intégrité. Si je prononçais mes voeux définitifs et qu’Il les accepte, alors Il aurait tous droits sur moi, de façon définitive et ce ne serait pas que des mots. Aujourd’hui, Maître et moi vivons une relation CNC (j’ai consenti à ne pas consentir). Si je veux partir, si je ne veux pas de quelque chose, si Maître le veut, alors ça arrivera, et ce pour l’éternité.

3- Regretter

Ça y est nous allons reparler de théorie et plus de moi car le regret est quelque chose que je ne connais pas. Beaucoup de personnes de mon entourage d’avant m’ont dit que je risquais de regretter (je l’ai entendu depuis ma première relation BDSM). Ce à quoi j’ai toujours répondu que si, un jour, il me venait l’envie de regretter alors, je me rappellerais que sur le moment cela m’a procuré de la joie et du bonheur. De ce fait, je n’ai jamais rien regretté dans ma vie.

4- Ne pas faire marche arrière


Encore une fois, il s’agit là d’engagement. Lors de ma première séance avec un Dominant, j’ai toujours ressenti une boule au ventre, une envie de faire demi-tour en même temps qu’une envie que le moment commence maintenant. Quand je ressentais l’envie de faire demi-tour je me suis dit que mettre en plan la personne ne me correspondait pas. De plus, moi, vis-à-vis de moi, je ne pourrai pas me regarder dans la glace.

j’ai toujours eu une devise : dans la vie soit, je fais les choses à fond, soit je ne les fais pas.
Maître a accepté mes vœux définitifs le 31 Décembre 2017 et depuis ce jour, Maître m’a fait vivre tout un tas de choses, plus ou moins agréables et plus ou moins simples. j’ai parfois douté de moi, je n’ai jamais douté de la relation. Quoi que Maître décide, je suis Sienne, pour l’éternité.

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