Quand j’ai du temps je lis ou je relis des posts, je vous assure que c’est riche d’enseignement et les commentaires associés incitent à la réflexion.

Celui de valérie qui se questionne sur la douleur (Etre dressée à la maison ou avec d’autres) est l’un d’entre eux. Mes neurones se sont mis en mode action.

Accepter, supporter la douleur pour Lui ? Pourquoi ?

Y prendre du plaisir ou non ?

Comment se situer là dedans en tant que soumise ?

Etre masochiste ou non influe-t-il sur nos réactions ? …

Autre texte à relire sur ce thème : « To be or not to be » d’esclave clochette du 10 mars 2010.

Première évidence pour moi :

La douleur reçue et acceptée comme telle n’est en rien un indice pouvant indiquer que l’on est une bonne soumise. Il ne s’agit pas de faire la course à qui supportera le plus la douleur, il s’agit d’être soi avec ses particularités, ses désirs, ses besoins et sa façon de réagir.

Revoici le dialogue nécessaire qui doit s’instaurer entre les deux partenaires avant d’envisager de construire une relation. Selon la vision de chacun en la matière, il y aura compatibilité ou non. Le Maître doit être assez fin pour écouter la candidate soumise et entendre au delà de ce qu’elle exprime sur le moment, de cerner ses motivations, ses capacités tout en tenant compte des craintes non formulées mais sous-jacentes, en un mot faire preuve d’un minimum de psychologie.

2 COMMENTAIRES

  1. De fait, c’est un thème très intéressant.
    Pour ma part, il y a des moments où je peux endurer bien des choses et d’autres où je suis « doudouille ».
    En fait tout est une question d’ambiance.

    Pour moi, la douleur n’a de sens que si elle apporte du plaisir aux deux partenaires. L’important n’est pas tant quantité que la qualité. Le Maître ou la Maîtresse doit savoir lire les réactions de la soumis ou du soumis. Savoir s’il/elle a envie de continuer le tourment en cours ou au contraire si poursuivre va le/la faire décrocher et avoir simplement mal.

    Le dominant n’est pas forcément celui qu’on croit.
    Quand je joue avec une Maîtresse qui me connait bien, c’est souvent moi qui au travers de mes réactions la pousse à me faire dépasser mes limites ou au contraire l’incite à passer à autre chose.
    C’est cette complicité qui est intéressante et qui mène au plaisir des deux partenaires.

    La douleur ne doit jamais être gratuite et doit être amenée dans un contexte de sensualité et de montée de l’excitation du soumis/soumise qui permet à la douleur de se transformer en jouissance.

  2. Bonsoir Crabou,
    je vous remercie pour ce commentaire, tous les points de vues et les témoignages apportent de nouvelles visions sur ce sujet, il est important de pouvoir les partager..
    Du reste vous n’avez ici que la première partie de ma réflexion, dans la seconde partie j’aborderai l’évolution de mon ressenti par rapport justement à la douleur et ce qu’elle représente à ce jour dans N/notre relation. Il faut toujours prendre en compte le mouvement de la vie et ce qu’il génère au présent, sans oublier comme vous le soulignez si justement que tout se pratique en duo Maître(sse)/soumis(e) ou esclave.

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