J’ai lu ce post d’esclave-carla et ça M’est resté en tête. Le temps que ça murisse un peu dans Mon esprit et J’ai pu écrire un commentaire. Un peu vite fait Je le reconnais, mais c’est un peu la règle des commentaires. Ok, oui, le post suivant explique clairement qu’il ne s’agissait que du fantasme de ressenti sur un fantasme.

Néanmoins, Je pointe tout de même le mélange des genres : les fantasmes ne sont pas la réalité et analyser comme réel le ressenti d’un fantasme me semble encore du fantasme. Serait-ce là l’expression d’un manque de réel ou de notre aptitude à l’apprécier et à le ressentir ?

Oh, N/nous ne sommes pas sans défauts loin de là ah ah ! Et heureusement.

Distinguer le fantasme du réel est un exercice facile lorsque l’on fantasme de se faire enlever par le Maitre à bord de son hélicoptère afin d’être emmené dans les sous-sols d’un Chateau fort en pleine mer (ah, le Chateau d’If) afin d’y être martyrisée avant d’être douchée au champagne (de marque évidemment ah ah).

Lorsque le fantasme s’inscrit dans le possible, comme dans le cas décrit par esclave-carla, il demeure d’une grande richesse et le fait qu’il soit possible ajoute à son piment. Ceci me fait rebondir sur la fameuse question des psy est-ce qu’un fantasme doit être réalisé ou pas ?

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Je suis plutôt du style à penser que les fantasmes sont d’excellents outils de l’imaginaire qui comme chacun sait est un muscle qui doit s’exercer pour se fortifier. Ce sont aussi d’excellentes portes vers le possible qui sont finalement autant de pistes à explorer dans le réel. Néanmoins, il Me semble clair qu’explorer un fantasme en le réalisant requiert une bonne dose de confiance de part et d’autre des protagonistes. Particulièrement si ce fantasme impose la participation d’une tierce personne comme la deuxième soumise de carla ou dans un autre registre être traitée comme un objet sexuel sur un parking de discothèque un samedi soir où là ce sont des tierces personnes qui interviendront aussi.
Faire intervenir des tierces personnes c’est ouvrir le réel à la relation. Alors évidemment tout le monde comprend que la relation avec une deuxième soumise n’est pas de même nature qu’avec un groupe d’hommes qui la bite à la main sur un parking, etc…

Bref, tout ça pour dire que quelques soient les fantasmes que N/nous portons et/ou partageons sont des histoires que N/nous N/nous racontons qui disent des choses importantes de N/notre relation.

Et ceci est valable pour toutes les relations. Le mot clef de tout ça ne serait-il pas finalement le mot confiance ?

C’est bien de confiance dont il s’agit lorsque l’on imagine des situations qui pourraient mettre en péril la relation telle qu’on la vit.

Dès lors, serait-ce une manière habile (comme la très belle écriture d’esclave-carla) de pointer le besoin d’enrichissement de la confiance que d’analyser un fantasme possible et d’en démontrer les hypothétiques désastres émotionnels qui pourraient en résulter ?

Je ne sais pas, Je trouve l’hypothèse intéressante. Tout simplement parce que la confiance est le socle d’airain de N/nos relations D/s.

Et que cette confiance est essentiellement, selon Moi, une confiance envers soi-même partagée et manifestée par le lien consenti et entretenu au fil des situations que le réel et l’imaginaire N/nous proposent.

 

PS/ Le blog d’esclave-carla fait partie des plus beaux blogs que N/nous connaissons. N’hésitez pas à V/vous y abonner.

1 COMMENTAIRE

  1. Bonjour.
    Comme Vous je trouve le blog de l’esclave carla extraordinaire, riche, sa progression en tant qu’esclave est remarquable. N/nous sentons bien son désir d’absolu et quelque part sa fragilité. C’est un cheminement quelquefois difficile, il est normal de faire des erreurs car N/nous restons humains.
    J’ai aussi l’impression en parcourant différents blogs que les soumises et esclaves issues du monde vanille éprouvent une nécessité forte de satisfaire leur Maître en allant toujours plus loin et vite, en anticipant Leurs désirs comme pour se prouver inconsciemment qu’elles sont de bonnes soumises/esclaves. Peut être un manque de confiance en soi, dans ses capacités à Lui être totalement dévouée, de ne pas pouvoir faire ce que l’on pense qu’Il voudrait que l’on fasse.
    Je le ressens moi même quelquefois, c’est là qu’intervient le lâcher prise, vivre ce que le présent N/nous offre sans prise de tête et sans se projeter dans une hypothétique situation et les ressentis qui en découleront. Se laisser porter…sans réfléchir.
    Quant à N/nos fantasmes ils enrichissent la gamme de N/nos possibles même s’ils ne sont pas tous réalisables, la discussion en toute confiance permettra de le déterminer.
    Ah ces relations D/s demandent un vrai travail sur soi…

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