Savoir profiter du présent.

La question de l’accomplissement personnel m’a toujours interpellé. J’ai, au cours de mon existence, emprunté différents chemins qui se sont avérés plus ou moins  bénéfiques en restant consciente que la vie est un don précieux qu’il faut cultiver et préserver.

J’ai appris aussi qu’il ne faut jamais renoncer à certaines composantes de S/soi même au risque  de ne pas atteindre S/son entièreté. Ainsi si J/je mets de côté quelque chose que J/j’aime pour m’adapter à l’A/autre J/je me place en position de recevoir « cette chose » en pleine figure par un effet boomerang à un moment ou à un autre. N/nous restons ce que N/nous sommes, N/notre vérité refera toujours surface.

Mon Maître avait raison quand Il évoquait les différents paliers à gravir, je vois cela comme un escalier sans fin qui monte, monte en spirale vers… S/soi.

Un très bel objectif à atteindre, être S/soi vraiment. Il y a en cela une part d’égoïsme et c’est légitime. Je fais ici référence à un post de juin de Monsieur Eros Power sur la page F… de Son livre. (encore un sujet à développer… l’égoïsme).

Pour en revenir à l’escalier, quelquefois une marche semble plus haute que les autres, elle demande un arrêt, un effort, une réflexion, une compréhension, un investissement dans le PRESENT… Le temps de reprendre S/sa respiration et S/ses forces pour se propulser plus haut. (Les limites à repousser : autant pour le Maître (surtout s’Il vient du monde vanille) que pour l’esclave/soumise.)

Je constate depuis le début de N/notre relation que le rythme s’est accéléré, N/nous N/nous accrochons à la rampe fermement en N/nous entraidant mutuellement. Cette façon de fonctionner provient peut être du fait que N/nous venons justement tous les deux du monde vanille et que N/nous y restons en partie. C’est aussi lié à plus de communication, à un repositionnement régulier par rapport à N/notre vécu et le lâcher prise que cela entraîne pour l’Un comme pour l’autre. Il ajuste Sa domination en observant mes réactions. Je dirai que N/nous sommes en « formation continue ».

Et la spiritualité dans tout ça ?

Et bien j’ai toujours  été boulimique au niveau lecture. Mon Maître me suggère certains ouvrages (plus liés à N/nos loisirs communs), pour le reste je suis libre et éclectique. Je m’intéresse entre autre à des écrits qui mènent à l’introspection et à une meilleure connaissance de soi. C’est un sujet qui me tient à cœur et je souhaiterai V/vous entretenir de deux ouvrages complémentaires : »Le pouvoir du moment présent » et « Mettre en pratique le pouvoir du moment présent » d’Eckhart Tolle. Ils fournissent les clés pour aborder l’existence d’une façon plus sereine, en prise avec le réel, d’être de plus en plus soi en reconnaissant les blessures du passé, d’en identifier les émotions négatives, de s’en guérir par la compréhension, de les dépasser en les transformant en émotions positives dans N/notre présent, ici et maintenant. Un programme bien dense en vérité.

Sur le papier c’est simple, dans la réalité ce n’est ni idyllique, ni gagné. N/nous revoici sur N/notre escalier avec des marches glissantes qui N/nous font dégringoler et chuter dans le passé, la peur au ventre. Et N/nous crions, N/nous pleurons, N/nous N/nous révoltons, N/nous ne sommes plus qu’émotions (colère, peur, tristesse…) avec cette tentation de régresser, de N/nous replier. La facilité de se couler dans le connu, la répétition aveugle et en boucle, mauvais pour N/notre évolution mais confortable et lénifiant en occultant le présent.

Ces livres d’Eckhart Tolle N/nous aident à mieux ressentir N/notre vérité, d’arrêter d’être dans le « sous vivre » pour accéder au vivre simplement.

Donc en lisant les premières pages un passage a fait résonance en moi, celui où il faut se placer en observateur de ses émotions… Ce qui m’a remis en mémoire mon rêve où je me voyais spectatrice de ce qui se passait en dehors de moi sans y participer. Là je me suis dit que si dans ce rêve je me voyais observer la vie à l’extérieur de moi, j’étais dans la capacité d’utiliser ce pouvoir à l’intérieur de moi, de me poser, d’observer mes pensées et mes émotions lorsqu’elles se manifestent, de constater qu’elles sont là, de les examiner, de prendre de la distance par rapport à elles en les identifiant et en comprenant d’où elles viennent.

De commencer petit pour vivre ici et maintenant sans encombrement de mon mental. J’ai donc essayé.

Nous sommes dimanche et avec mon Maître N/nous projetons une sortie. Aussitôt mon mental, et je le reconnais bien là, s’active et m’envoie de multiples pensées : N/nous allons être seuls tous les deux, et si, et si… (il y a encore chez moi une abondance et une superposition de pensées qu’il me faut réguler et juguler), hou, là, là ! mauvaise attitude, en écoutant mon mental je me place dans une position d’attente, d’espoir, de …qui faussent la perception et la plénitude du moment. (réf : page 33, brisez la vieille habitude). Si j’insiste je ne suis pas en mesure de recevoir et d’apprécier à sa juste valeur ce que l’instant apporte. Et si le Maître décide de profiter de tel endroit pour jouer et bien tant mieux, qui vivra verra. Avant toute chose se recentrer sur le moment à vivre et ça marche, prise dans l’action j’ai vécu avec bonheur cet après-midi.

Cela m’amène aussi à réfléchir au fait suivant : N/notre philosophie de vivre au mieux le présent, où cela pêche t-il pour moi ?

Car ces derniers temps j’observe mon Maître qui ne lit pas ce genre de livres mais qui met en pratique ces préceptes intuitivement, naturellement. Comment ?

Cela m’a sauté « aux yeux »en analysant les différences de rythmes qui N/nous caractérisent, grâce à N/notre relation D/s je développe mon niveau de conscience, je perçois ce qu’Il est différemment. Avant je restais à la surface, aujourd’hui je vois plus loin en Lui et plus loin en général. Je l’ai questionné à ce sujet, il faut dire que Son habitude d’être « arrêté » m’agaçait un peu, il me prenait l’envie de le secouer, de le faire bouger !!!

Oui Il se pose, Il s’échappe du superflu et de l’inutile, Il s’octroie des moments de calme et de ressourcement intérieur, Il est plus en avance que moi dans ce domaine. Ainsi à table Il prend le temps de déguster chaque bouchée, le repas même simple est pour Lui un plaisir, Il est là présent totalement à ce qui Le nourrit (les saveurs, les odeurs, les consistances). Au jardin ou dans la nature Il adopte la même attitude, Il reste là à écouter, regarder, s’imprégner. Oui Il me dit qu’Il s’imprègne de l’environnement, que cela Lui est nécessaire. Il se produit une fusion, un échange menant au bien être et à la sérénité. Il est Lui en communion avec ce qui EST, présent, Il médite sans le savoir, Ses sens en éveil dans une ouverture plus grande au monde. Ma découverte de cela dans le cadre de N/notre relation vanille et D/s est source d’enseignement et de progression.

En rediscutant de ce texte ce matin au petit déjeuner Il m’a dit qu’effectivement je n’habitais pas assez le présent, ce qui gêne au niveau du lâcher prise. Donc des efforts à faire dans cette direction. Et je rajouterai que de Son côté Il ne tient pas toujours à fréquenter ses congénères humains, Il doit apprendre à plus s’ouvrir aux autres…

Pour conclure le premier article sur ce thème je dirai que la spiritualité a toute sa place dans ces relations particulières. Je ne peux que V/vous encourager à essayer ces pratiques simples, la vie nous en fournit la possibilité à chaque instant. Il faut s’asseoir sur une des marches de V/votre escalier intérieur pour mesurer toute la beauté et la simplicité d’être ici et maintenant, de le partager. Ensuite il sera plus facile cette première étape franchie d’affronter ce qui N/nous freine pour y remédier efficacement. Ce que je développerai ultérieurement.

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