Le shibari m’a donc beaucoup aidé à me recentrer sur moi même, à découvrir et à gérer mes émotions.

Cela m’a même redonné l’envie de me soumettre, plus profondément que lors de ma première relation. j’ai discuté avec un Maître sur internet et je me sentais à ma place. Il ne me jugeait pas sur qui j’étais et me parlait simplement, comme à une esclave. Il vivait depuis plusieurs années déjà avec une kajira et N/notre relation n’a été que virtuel. Cette relation m’a énormément appris.

Une fois, dans le train, je reçois un sms me demandant si j’avais respecté l’ordre donné qui consistait à écrire quelque chose sur mon sexe. Paniquée de ne pas avoir obéi et ayant tellement peur de Le décevoir, je réponds que oui. Sauf que ce n’était pas vrai et donc je me précipite directement aux toilettes pour le faire et prendre une photo. Qu’allais-je faire ? Lui envoyer la photo et faire comme si de rien était ? je préférais assumer mon erreur plutôt que d’être fausse.je Lui ai donc dit la vérité, je ne l’avais pas fait, j’ai menti et je viens d’obéir, avec la photo jointe. j’ai été punie pour ce mensonge, mais en moi même j’ai évolué. je préférais être punie pour ce que j’ai fait plutôt que de porter le poids d’un mensonge. Dans une relation Maître/esclave, il ne peut y avoir de mensonge. Et puis dans ce cas, dès qu’Il me demande quelque chose qui ne me plait pas, j’aurai qu’à mentir puisqu’à distance, Il ne pourrait le savoir … Si c’était pour mentir, pour être fausse, autant arrêter et ne pas Lui faire perdre Son temps…

Seulement, après cela, il y a eu d’autres ordres. Des ordres que j’ai jugé tout bonnement impossibles, voire dangereux. Être en plein Paris, dans les métros en « jupe sans culotte » ce n’était pas pensable pour moi. Sauf que la longueur de la jupe n’était pas précisée et que Son intention n’était pas de me mettre en danger. Pour plusieurs choses comme cela, je me suis rendu compte que même si cela m’attirait, je n’étais à ce moment-là pas prête pour vivre du vrai, de l’intense. je n’étais pas prête pour vivre une relation d’esclave où je n’ai aucune possibilité de contrôle. Alors qu’à l’époque, si il y avait quelque chose qui cloche, dans cette relation comme dans ma vie de tous les jours, c’était forcément pas ma faute, mais celle de « l’autre » quel qu’il soit et aujourd’hui, j’en ai conscience.

La vie a ainsi suivi son cours et ne voulant plus m’investir dans une relation, aussi parce qu’inconsciemment, je culpabilisais de « Lui » avoir fait perdre Son temps, j’ai voulu arrêter le BDSM. Cependant, c’est ma nature, j’en avais conscience même si je ne l’acceptais pas encore totalement. j’ai donc été sous la protection d’un Maître et de Sa soumise pendant plusieurs mois. je L/les accompagnais en soirée et ai ainsi pu vivre le BDSM sans engagement même si j’étais dans le respect et la reconnaissance de ce qu’I/ils m’ont permis de vivre.

je crois que le réel déclic que j’ai eu s’est passé lors de la cérémonie des roses de ce couple, N/notre première rencontre. Un Maître m’avait appelé pour me demander d’être te témoin de cérémonie des roses d’une soumise et de L/les servir tout le week-end pour L/leur permettre de vivre ce week-end comme un rêve. Tout le week-end, j’étais la pour L/leur servir le café, à manger et ai également servi les autres invités. Le soir, avant qu’I/ils ne se couchent, je L/leur ai apporté le Champagne et une part chacun de Kouign Amman au lit. Tellement dévouée que par flemme de faire 20 mètres dehors, j’ai coupé le Kouign Amman avec un couteau en plastique !! Aha !

Quand je suis revenue chez moi, je me suis rendu compte qu’à aucun moment, je ne m’étais plaint, même pas en moi même et que cela m’avait plu. je n’avais pas eu de séance avec E/eux même s’IL m’a autorisé à vivre une belle séance de cire et de martinet avec une femme qui est devenue une Amie. je préférais ça comme cela, ce week-end c’était le L/leur et je ne voulais pas interférer dedans. j’étais épanouie d’avoir été à L/leur service.

A ce moment-là, j’ai lu « L’esclave » d’Eva Delambre et j’ai fantasmé sur cette histoire. je me voyais clairement en Léna. Seulement en étais je vraiment capable ? La relation que j’avais vécu à distance me revient souvent à l’esprit et je ne sais pas vraiment si j’en rêve ou si j’en suis capable et si c’est ce dont j’ai besoin. je doute, je parle avec plusieurs personnes : Eva Delambre qui m’a beaucoup aidé, « Maître Eros Power » et aussi avec une soumise qui vit une relation avec son Maître depuis plusieurs années même si I/ils ne vivent pas ensemble.
Son Maître est quelqu’un d’exigeant, voire intransigeant. Sa soumise a organisé un trio, un après midi où le Maître nous soumettrait toutes les deux. Ce jour-là, le Maître m’a traité comme Sienne même si Il n’attendait évidemment pas de moi la même chose que de Sa soumise qu’Il dresse depuis des années. Pendant tout l’après-midi, je n’ai eu aucun répit et même si j’ai eu des moments de doutes, je n’ai cessé de rester à ma place et d’essayer de Le satisfaire au mieux. je me souviendrai toujours de cet « après », où N/nous avons discuté Lui, elle et moi de la séance. jamais je n’oublierai Ses mots « tu es une soumise dans l’âme, lina ». j’avais douté, je m’étais à plusieurs reprises dévalorisée en me disant que j’aurais pu faire mieux et pourtant, Lui a prit de Son temps et ne l’a pas regretté. j’en étais très heureuse.

Les discussions avec Maître Eros Power se sont multipliées, N/nous parlions beaucoup et au bout d’un moment, je Lui ai fait ma demande. ma demande pour un stage d’une semaine. Malgré les mots que j’ai entendus et acceptés de la part du Maître avec qui j’avais fait un trio, je voulais être sûre de moi, de ne pas Lui faire perdre Son temps et je me suis dit que comme ça, je me connaitrais davantage. je verrai réellement si oui, ou non, je suis faite pour cela. Maître a accepté ma demande et …

je n’ai jamais connu de semaine aussi longue que celle-ci qui dure depuis 2 ans et demi, rires.

2 COMMENTAIRES

  1. Merci Lina de ce post en deux parties.
    Je suis soumise depuis longtemps mais c’est récemment que j’ai  » trouvé » Mon Maître, depuis bientôt 2 mois.
    Avant Lui j’ai eu des expériences mais souvent malheureuse et juste pour servir sexuellement…
    Mon Maître se sert de moi sexuellement, car même sans vivre ensemble je me suis engagée à être disponible pour Lui ( il connaît mon emploi du temps) quand il a décidé qu’il avait envie que nous nous voyons ( très souvent vu que nous vivons à 2kms l’un de l’autre) mais je découvre le plaisir de faire des activités sportives et créatives sans culpabiliser…Mon Maître m’a donné ce déclic et je n’hésite pas à lui demander des conseils dans ma vie personnelle aussi.
    J’apprends des règles que je respecte, j’ai des consignes aussi, une récitation qui m’aide à avoir confiance quand on ne peut pas se voir.
    Il m’a offert un bracelet que je porte sans l’enlever jour et nuit, H24 et j’ai Son collier que je lui remets à chaque fois que nous nous voyons…Il m’a fabriqué à partir d’une vieille ceinture et j’aime la sensation quand il me le passe autour du cou.

    Désolée du long message mais merci de me permettre de m’exprimer.

    • Merci à vous Galathee de ce gentil commentaire ! Il est toujours plaisant de voir que mes articles plaisent et aussi de connaitre mieux les lecteurs !
      N’hésitez pas à poster des commentaire, ce sera toujours un plaisir de vous lire.
      En vous souhaitant tout le meilleur avec votre Maître.
      Belle journée 🙂

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