De quoi enflammer l’imagination de la soumise que je suis.

Et oui à peine a t-Il formulé ce titre avec ordre d’y réfléchir que déjà des images me viennent, vite je les note puis les jours passant, je les laisse s’étoffer, « mûrir ».

Que de pensées autour de cette expression.

Mains : fessées, caresses, contraintes, excitation, actions…

Mains façonnant mon corps : couleurs, peintures, lumières…

Mains du Metteur en scène disposant des pinces et autres objets…

Mener de main de Maître : guider, diriger, organiser, décider (corps et mental)…

Des pistes multiples à exploiter Maître, avec une envie de plus en plus forte au creux du ventre de subir ce qui surgira de Votre imagination, la tension monte et s’exacerbe. De nouveau avec Votre façon particulière de laisser du temps au temps, Vous m’obligez à aller plus loin en moi, mes envies et mes fantasmes remontant vers la lumière, Vous m’interrogez, Vous sondez Vos propres désirs et Vos motivations. Tout cela N/nous menant à une introspection parallèle.

Coulent les jours, ce sujet en attente, puis je ressors mes notes, ordonne mes mots. Sur la pause du midi je lui lis mon premier jet et je lui demande de préciser Sa définition.

De main de Maître ? Et bien c’est mener un projet ou une action avec dextérité et assurance. C’est à dire avoir réfléchi, envisagé tous les aspects afin de développer un savoir faire en vue d’obtenir le résultat souhaité, être suffisamment habile et compétent pour mener la soumise où l’on veut. Elle doit se sentir en confiance et en sécurité, entre de bonnes mains, des mains expertes, libérée de ses entraves mentales pour mieux s’abandonner au pouvoir du Maître.

Ouah ! j’adore cette définition Maître ! mais ce n’est pas facile, comment procéder ?

Je reste sur ma faim, la suite de Sa réponse reportée à plus tard, la pause se terminant et mon Maître décidant de jouir de mon corps avant de repartir tout en mettant en action une de Ses procédures : me tordre le bout des seins en me susurrant à l’oreille, demain je te mets deux petites pinces aux tétons (ce qui me fait gémir et monter en flèche mon excitation, les mains de mon Maître connaissant bien les réactions de mon corps).

C’est le lendemain soir alors que N/nous avions une plage horaire de disponible qu’Il a complété Sa réponse, une réponse active sans bavardage superflu.

Après une séance d’épilation Il a décidé de me chauffer les fesses, à moi de choisir les instruments. Et oui après l’épisode : « Sois garce soumise et exprime toi », j’avais émis le souhait de goûter plus souvent au martinet aimant plus que tout sentir mon corps se plier aux exigences de Sa domination. Les intermèdes du midi ou autres ne N/nous laissant que peu de temps pour jouer longuement et poursuivre N/nos explorations l’esprit libre. Je remercie mon Maître de m’avoir entendue et écoutée, d’avoir accédé à mon désir et de combler mes besoins.

Mon choix s’est porté sur trois martinets et un plumeau… Puis je me suis positionnée le cul tendu, en attente, frémissante. Et c’est alors que j’ai vécu une démonstration de cette expression « de main de Maître ».

Mon postérieur lui servant de toile Il a créé in situ une œuvre unique maniant les quatre instruments à Sa disposition avec brio et précision. Il s’est évertué à y inscrire des courbes, des lignes, des points se croisant, se chevauchant, se superposant. Intensifiant de ci, de là, la teinte rosée ou rougeoyante, modulant la force de Son geste pour y imprimer de nouvelles figures.

Moi, le réceptacle, n’ayant pas en visuel l’œuvre qui naissait, c’est à chaque nouveau contact plus ou moins appuyé des lanières sur ma croupe que je sentais le tableau prendre forme, s’épanouir, prendre de nouvelles couleurs. Un tableau sensuel et chaud, sensible à la caresse du plumeau, à la morsure du cuir, au frappé du tissu noué, au claquement sec du plastique, un tableau qu’Il prenait plaisir à compléter par petites touches. Un dosage et un ensemble parfait de sensations me faisant onduler et danser suivant le rythme singulier de Sa main.

femme fouet 1ABC23-BA un moment me sentant de plus en plus bouillante j’ai lâché : mes fesses brûlent, elles doivent être très rouges !!!

Il me l’a confirmé et se laissant emporté par Son esprit créatif, Il a accéléré Ses mouvements, débordant sur le haut des cuisses et ma chatte (aie, aie, aie).

Et d’un coup le silence a rempli tout espace, N/nous enveloppant. Je suis restée là, immobile, centrée sur cette partie de mon corps qu’Il a mis en valeur en y apposant Ses marques, ce tableau brûlant qu’Il a achevé à mains nues, le frôlant, le pressant pour en apprécier le rendu, un travail tout en délicatesse, finissant par une tape y apposant ainsi Sa signature finale. Son plaisir était manifeste, m’enjoignant de plus me cambrer pour Lui faciliter l’accès à mon sexe Il me l’a démontré avec force.

Alors oui, lors de cette séance Il a parfaitement illustré le titre de cet article, m’offrant un bien être à ainsi me laisser aller en toute confiance, repoussant mes limites étonné de me voir accueillir les coups plus nombreux qu’avant avec une évidente satisfaction. Il m’a même avoué avoir arrêté n’étant pas certain que j’accepterai plus. Une progression mutuelle qui se nourrit de N/notre vécu … Bon il ne faut pas non plus exagérer, N/nous restons dans du soft « plus », cela N/nous emplissant d’un bonheur simple.

 

1 COMMENTAIRE

  1. Cet article me rappelle un bon souvenir:la première fois que ma Maîtresse m’a fait goûter à la chambrière, cette longue cravache terminée par une mèche.
    Elle m’avait demandé combien de coups je pensais supporter: j’ai répondu entre 10 et 15. Finalement, ce sont 60 coups qui se sont abattus sur la croupe pour notre plus grand plaisir à tous les deux.
    Je n’étais pas attaché et quand elle m’a demandé après les 15 premiers coups si je voulais qu’elle continue, j’ai cambrais le dos pour mieux offrir ma croupe et je lui ai répondu OUI.
    La douleur s’est rapidement muée en plaisir et c’est elle qui a décidé d’arrêter quand elle va vu que mes fesses avaient pris assez de coups mais moi, j’en voulais encore tant la sensation était plaisante et le partage entre nous très intense.
    Une fois de plus, ceci illustre les maîtres-mots du SM: confiance, sensations, plaisir, partage et lâcher prise.

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