Comme aime le dire mon Maître, N/nous ne vivons pas dans une bulle et N/notre vie est pleine de principes de réalité qui s’appliquent par nature. O/on ne peut pas toujours faire ce que l’O/on veut.

En effet, avant d’être esclave, je suis moi. Une personne avec une âme et des ressentis. mon Maître me dresse dans les deux sens du terme : IL m’éduque et m’élève. Cependant, j’ai envie de prendre certaines décisions par moi-même et dans tout ce que je vis Maître m’aide, me conseille, IL est à l’écoute et les décisions qu’IL prend pour ma vie personnelle et professionnelle sont celles que je souhaite.

D’un côté, je voudrais pouvoir lâcher prise et LUI donner un total pouvoir sur moi. Qu’IL gère, qu’IL s’occupe de mes coups de fil et qu’IL gère toutes les décisions me concernant. Enfin, qu’IL m’ordonne sans que j’aie à réfléchir, tel qu’IL le souhaite.
De l’autre côté, Son éducation ne sert pas à cela et je l’ai bien compris. Son but est d’avoir une esclave épanouie qui LE sert, LUI obéit. C’est-à-dire qu’en plus de me réaliser selon mes désirs et projets avec SON aide, ma présence doit être un soulagement et un gain de temps pour LUI.

Pour le Maître comme pour l’esclave, il y a un échange de responsabilités, selon moi. Le Maître se décharge des responsabilités qu’IL ne souhaite pas : IL ordonne à l’esclave de tenir la maison, elle obéit et IL peut être disponible pour SON activité pendant ce temps. Aussi, l’esclave se débarrasse de la responsabilité de choisir puisque le Maître ordonne et qu’elle n’a qu’à obéir afin de le servir du mieux possible.

Cela peut être difficile de cerner la juste distance entre ordonner et accompagner vers une autonomie relative. je ne suis pas constamment avec mon Maître, donc, je dois répondre aux coups de téléphone et aller à certains rendez-vous sans LUI. Ensuite, je me dois d’être en mesure de LUI apporter les éléments avec les points positifs comme négatifs, mes envies, mes craintes, mes ressentis et ce que je souhaite faire. Ainsi, IL prend une décision (souvent la même que celle que j’avais conclue) en m’expliquant pourquoi. IL me fait partager Sa vision de N/notre relation.

Cela emmène aussi à d’autres circonstances. j’ai pour ordre de tenir ma maison. De ce fait, IL n’est pas obligé de me dire tous les jours de faire la vaisselle, passer le balai ou quoi. je sais ce que j’ai à faire et me dois de m’y tenir. Si mon Maître devait d’absenter pendant plusieurs jours, je serai capable de prendre soin de ce qui LUI appartient.

Finalement, mon Maître souhaite une esclave épanouie qui s’aime et qui aime la vie. De ce fait, IL m’accompagne dans les projets que je souhaite réaliser et m’encourage. Enfin, IL n’a pas besoin d’être toujours sur mon dos pour me rappeler ce que j’ai à faire. Une fois que les règles sont établies, l’esclave sait ce qu’elle a à faire. Certains pourraient voir cela comme un début de routine, pour ma part, je vois cela comme le chemin vers la maturité. IL ordonne et j’obéis selon SES envies, pour SA satisfaction. Et le temps que l’O/on gagne à ne pas répéter ce que l’O/on sait déjà n’est pas du temps de perdu je V/vous l’assure ! … Sourire.

N’hésitez pas à me dire en commentaire ce que Vous pensez de ma réflexion et à m’apporter de nouveaux témoignages à ce sujet, j’en serai ravie.

Bonne semaine à tous.

5 COMMENTAIRES

  1. Bonjour esclavelina.
    Intéressante cette réflexion, dans l’échange des responsabilités je dirai pour N/notre part qu’Il ne se décharge pas de ce qu’Il ne souhaite pas mais plutôt qu’Il délègue certaines tâches qu’Il ne peut accomplir (faute de temps et du fait que je sois disponible pour les effectuer et ça c’est une évidence.) Le Maître met en oeuvre un programme qui permettra à Sa soumise de s’épanouir, c’est à dire discerner les actions et les contraintes nécessaires pour atteindre ce but et compatible avec Sa vision. Rappel ici de l’importance de la communication.
    Tout ceci est intimement lié au couple, S/son vécu, S/son expérience, S/sa vision, S/son mode de vie.
    Quant à la routine il faut savoir la réenchanter, l’actualiser. C’est un cadre qui libère et rend disponible pour d’autres vécus (individuellement ou ensemble), un enrichissement du présent. Le gain de temps évoqué dans votre article est donc bénéfiques aux deux partenaires.
    Comme vous j’aimerai lire d’autres points de vues.
    Bonne semaine.

  2. Votre réflexion non seulement me parle mais m’a ému. De mon point de vue c’est tout à fait ça. Comment peut se vivre un couple BDSM au quotidien… Je partage vos visions, à vous et votre Maitre, et ça me fait du bien d’ailleurs !
    Je pense pour ma part qu’il n’y a pas lieu, lorsque les rôles sont aussi clairs et nets, et manifestatement la communication tout autant, de s’inquiéter des routines. Au contraire, là est la puissance exprimée du lien, du don et de l’emprise. Même, ce sont ces routines qui magnifient en négatif toutes les fois où elles sont bouleversées, quelles que soient les raisons. Et de toute façon, on ne peut y échapper, dès qu’un couple prend « de la bouteille »…
    De plus, ce que j’aime dans ce que vous dites, et fait évoluer ma perception du statut de l’esclave, c’est que l’esclave garde ses domaines d’initiatives (même supervisées) car son Dom ne cherche pas à en faire sa petite chose dépendante et fragile, mais l’encourage à être femme, une femme qui a choisi et n’a de cesse de réactualiser son choix de servitude.
    Je trouve très beau ce double sens du verbe « dresser » : éduquer mais aussi élever. Une belle approche spirituelle qui là aussi fait plasir à lire.
    Je vous souhaite que du bon, car apparemment c’est bien parti, et merci pour ces jolis blogs, que je vais prendre le temps de découvrir et d’explorer.
    Corde-ialement, comme il se doit 😉

    • Merci beaucoup pour ce commentaire qui me touche beaucoup. Oui la routine à du bon aussi. En effet, quand Il verra que je fais ce qu’il faut pour entretenir la maison sans qu’Il ait à me dire quoi faire, IL aura plus de temps pour travailler et j’irai plus vite donc plus de temps pour qu’IL me dresse aussi.
      Et oui, je garde mon intelligence et je la développe même pour mieux LE servir.

      Son but n’est pas de me cloisonner à N/notre relation mais de m’ouvrir à moi même et au monde 🙂

      Respectueusement

  3. Bonsoir,

    Je me permets de commenter votre post. Je suis un Maître et je pense, vois, ma relation avec mon esclave, comme vous et votre Maître le vivez et le voyez.
    Je me reconnais dans le sens du termer “dresser”. La servitude et sa dévotion à mon égard l’élève.
    Être à mes pieds la rend libre.
    Le Maître se doit d’éduquer, d’élever et d’épanouir son esclave. Le Maître doit être à l’écoute et c’est un vrai échange entre deux êtres humains qui ont choisis ce type de Lien, ce type de relation…
    Être esclave est beau, tout donner et servir de toute son âme et de toute sa conscience est aussi noble que puissant.
    Je vous souhaite une belle et longue vie avec votre Maître Esclavelina.

    Cordialement

    Lord Red

    • Bonjour Lord Red,
      Que dire après de si belles paroles… Tout d’abord, merci infiniment de me lire et de me faire partager votre expérience. Ensuite, je dirai que la base du bonheur est la connaissance de soi et l’application de ce que l’on souhaite pour notre vie. Comme je l’ai dit dans mon article « L’esclavage m’a rendu libre », le bonheur passe par la liberté de vivre comme on l’entend et à ce titre, je suis plus libre que bien des personnes de ce monde…
      je vous souhaite une belle et longue vie avec votre esclave et n’hésitez pas à poster des commentaires si vous en avez envie.

      Au plaisir de vous lire.
      Respectueusement
      esclave lina

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