Bonjour à tous !

Je devais écrire pour le blog, mais j’avoue que je manquais cruellement d’inspiration. Une amie soumise m’a proposé le titre suivant : « Comment gérer ses pulsions sexuelles en étant soumise? ». Pour ma part, je parlerai plus de ce que je connais de ma position d’esclave, mais ma réflexion peut également aider d’autres soumises.

Si vous aussi vous avez envie que j’écrive un texte particulier, n’hésitez pas à donner vos idées en commentaires.

Alors comme tout être humain, parfois, le désir sexuel est très, très prenant. Une production de cyprine plus importante qu’en temps normal, une sensibilité accentuée, etc. Quand cela se passe en séance ou dans le lit avec mon Maître, c’est simple, IL le voit et IL décide.

Cependant quand c’est lié à un livre érotique ou une vidéo que je regarde seule, comment gérer mes pulsions ? Il y a plusieurs solutions pour cela :

– Premièrement, je suis en droit de déranger mon Maître selon ce qu’IL fait dans l’instant présent. Dans ce cas, là, je vais LUI exprimer mon désir pour qu’IL décide s’IL veut m’offrir, ou non, une jouissance. En sa présence ou non, cela dépend aussi de l’inspiration et de SES occupations.

– Deuxièmement, IL est très occupé. Je sais que j’ai l’autorisation de me masturber, mais pas de jouir. Généralement, j’ai le sadisme de me caresser le clitoris jusqu’à être au bord de l’orgasme. Quand je me masturbe, j’ai ordre de me réciter. Et au moment où l’excitation est juste au bord, je me concentre sur ma récitation « je suis une esclave, je sers, j’accepte et j’obéis » et à cet instant, je prends conscience des mots comme si je les entendais pour la première fois. j’intègre pleinement ma nature et ma respiration se calme peu à peu. j’enlève mes doigts et me pose souvent la même question pour palier au désir frustré « Est-ce que je préférerai être libre et jouir à souhait ou bien ne pas jouir et être SIENNE ? ». Ainsi, grâce à cette question dont la réponse est d’une évidence même, je réussis à savourer mon état d’excitation en appréciant pleinement en acceptant et en lâchant prise sur mon envie de jouir.

– Troisièmement, je suis excitée lors d’une séance avec mon Maître avec une envie de jouir. Je Lui demande l’autorisation de jouir et s’IL refuse, cela me met souvent en colère. Donc je me pose la même question que dans le cas précédent, mais les caresses ne cessant pas, je ne peux m’empêcher de LE supplier encore et encore. Vu qu’IL adore ça, IL continue SES simulations en me répétant que je n’ai pas le droit de jouir. Avec la récitation toujours, j’arrive à m’apaiser et à l’accepter, aussi, car je sais qu’avec l’attente cela n’en sera que meilleur.
Cependant, si la frustration dure plusieurs jours, cela me rend irritable et je suis énervée dès qu’IL frôle un téton, car cela refait bouillir l’excitation présente en moi. Voilà encore un point sur lequel je dois travailler.

SENSEÏ aime me savoir excité et n’aime pas me frustrer. Cependant, le Maître doit aussi faire des concessions dans le but du dressage. IL est important que j’intègre que la jouissance et le plaisir sexuel que j’ai sont une liberté dont me fait honneur mon Maître, mais pas un dû. Je ne suis qu’une esclave, pas une compagne, c’est ainsi que je veux vivre et comme ça qu’IL me dresse.

Hier soir, j’ai découvert une autre manifestation de mes pulsions sexuelles. En effet, j’étais paisible, dans le canapé dans les bras de mon Maître. Il me touchait, me pinçait, me tirait les cheveux et je prenais un immense plaisir inexplicable. Soudain, alors qu’IL pinçait ma hanche, tout en me tirant les cheveux, j’ai demandé l’autorisation de jouir… Elle m’a été accordée et je suis partie dans un tourbillon de plaisir alors que SENSEÏ ne me touchait aucune zone sexuelle… C’est juste mon âme, du plus profond de moi qui a exprimé la satisfaction et le bonheur d’être à ma place.

5 COMMENTAIRES

  1. Bonjour esclavelina,
    Pour ma part je dirai que d’une façon générale les pulsions sexuelles sont différentes d’une personne à une autre. Il y a des gens très sexuels, d’autres beaucoup moins, c’est ainsi. Il est vrai que ce côté est plus développé chez les pratiquants BDSM, ils en explorent toutes les facettes avec délectation…
    Pour ce qui est de N/nous et bien oui mon Maître détient le pouvoir sur ma sexualité, mais Il est plutôt du genre à vouloir la développer et l’exacerber chez moi (car j’avais du mal à l’exprimer et à voir certains de mes aspects plus « sombres »). Le résultat étant qu’il m’arrive plus souvent qu’avant de me retrouver dans une situation où je voudrais… mais qu’Il ne juge pas le moment opportun, là… un travail à effectuer sur les désordres émotionnels provoqués… pour rester à sa place.
    Le Maître a la responsabilité de permettre à Son esclave ou à Sa soumise d’être ce qu’elle se ressent être au plus profond d’elle même tout en la respectant.
    D’autre part même s’Il est mon Maître, Il reste mon compagnon, mon mari, mon amant… C’est la somme de tous ces rôles qui fait la richesse de N/notre couple et lui donne une dynamique particulière en l’ouvrant sur le monde. Il faudrait que les gens « vanilles » ou autres s’interrogent sur ce qu’est un couple, sans y mêler jeux de pouvoir, attentes ou projections chimériques guidés par la peur… mais c’est un autre débat.

  2. Chère Lina cette question raisonne en moi! je n’y ai pas trouvé de réponse, malheureusement!
    Je suis une soumise très sexuelle, souvent je prends sur moi. Mon Maître décide des moments auxquels j’ai le droit de me masturber. Il décide ou non de me faire jouir, il décide ou non de me faire jouir comme j’aime vraiment au plus profond de moi le vivre!
    Je l’accepte mais parfois le non me dérange, me frustre, me rend de mauvaise humeur…avec le temps j’ai appris à prendre sur moi et me réfugie dans la lecture….très souvent érotique!
    Autre point, je n’ai aucun moyen de lui montrer en le suppliant à quel point ma frustration est grande. Il refuse que je le supplie, une fois dit non je dois le laisser tranquille.

    • Comme je vous comprend… j’ai moi aussi encore du mal à gérer la frustration à ce niveau là. j’ai encore parfois envie de bouder pour « lui montrer que vraiment ça me plait pas ». Sauf que cela m’entraine moi aussi à vivre des émotions négatives et j’ai remarqué que, quand j’acceptais sa décision, la frustration se gérait dans l’acceptation de ma nature sans en faire un prétexte pour me plaindre.

      En acceptant, il n’y a pas de souffrance mais l’acceptation de ma nature profonde 😉

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