Voilà ce que c’est d’anticiper, de se projeter dans un avenir incertain qui se révèle contraire aux prévisions.

Envies de ma part, discussion avec le Maître, commandes et achats envisagés.

Chic tout est parfait, un scénario des plus sympathique s’élabore pour la fin de semaine où N/nous serons seuls. Le Maître émet Ses idées : essayages, jeux, photos … une soirée très belle à venir, N/nous N/nous en réjouissons, mais :

Déception 1 : premier article bien reçu, trop grand, zut à renvoyer et pas de taille plus petite.

Déception 2 : les superbes escarpins convoités me vont mais à ce prix il est préférable qu’ils soient sans défaut, deuxième paire essayée, encore un défaut, zut, zut et zut restons calme.

Déception 3 : le deuxième article commandé (un très beau catsuit) n’arrive pas, après vérification il est toujours en « préparation », grrr… je m’y voyais déjà sous le regard de mon Maître. Message envoyé, pas de réponse, je hais les boutiques en ligne qui n’assurent pas !

V/vous pensez que c’est le moment rêvé pour mettre en pratique : « accepter ce que l’on ne peut pas changer. » Et le Maître de dire avec une pointe d’humour.

N/nous ferons sans, ta garde robe est assez conséquente et sexy et Il me rappelle : « vivre le moment présent tel qu’il se présente, c’est bien ce que tu dis toujours ! »

Oui c’est ça Maître (enfin un peu déçue quand même.)

Un début de week end très agréable, la soirée de samedi arrive, je suis de plus en plus impatiente. Et là encore tout s’enchaîne différemment, N/nous rentrons plus tard que prévu mais N/nous avons profité d’une belle lumière et du coucher du soleil, c’était plus que bien. S’en suit un repas en tête à tête que N/nous apprécions dans le calme de ce début de soirée.

Enfin le Maître m’envoie prendre une douche avec quelques consignes précises concernant l’épilation.

Je m’empresse d’obéir, je suis dans la salle de bain depuis un temps certain quand je Le vois entrer. Il inspecte ma personne, fronce les sourcils.

-Cette épilation n’est pas parfaite, je vais m’en occuper.

Je me retrouve sur le dos, au bord du lit, jambes pliées et très écartées. Mon Maître opère tout en douceur à l’aide d’un petit rasoir tout en commentant :

-Tu as un très joli sexe avec de belles lèvres, je l’aime ainsi lisse et doux.

Ses doigts en caressant les contours.

-Très beau clitoris aussi, voyons comment il réagit.

Commence un jeu de caresses avec Sa langue et Ses doigts. Il s’arrête pour me faire part des changements produits par Ses actions (pincements, tapotements,mouvements circulaires…) tout en m’observant intensément.

-Voici une belle teinte rosée, ouh ! qui vire au rouge, sens-tu son gonflement, son volume qui augmente, c’est de toute beauté.

Là Il prend ma main et l’applique sur mon sexe qui je le sens est tel qu’Il le décrit. (Et rien qu’en me remémorant cette scène une douce chaleur m’envahit, je revis ce plaisir qui a parcouru mon corps et ravi mon Maître.) Il s’y est attardé longtemps, prenant le temps de jouer à Sa guise, je ne voyais rien, allongée, abandonnée, sentant les zones sensibles s’éveiller une à une. Ses mots flatteurs et admiratifs contribuant aussi à mon excitation et à Sa demande je Lui ai offert ma jouissance.

Puis le womanizer entre en action déclenchant de nouveaux orgasmes avant qu’Il ne me propose :

Cravache ou martinet ?, en position …

Oh ! Il m’autorise à choisir. Ayant en mémoire la punition récente (lire : la fessée du midi, du plaisir à la punition), j’opte pour le martinet.

Me voici le cul tendu, à genoux, jambes ouvertes, la tête contre le drap recevant la volée des lanières du martinet sur mes fesses, le haut de mes cuisses et à un moment sur ma chatte, ce qui me fait sursauter. Là encore Il prend Son temps, variant l’intensité et la force de Ses coups. Lâchant le martinet Ses doigts s’aventurent dans ma fente trempée avant d’être brutalement remplacée par Sa queue. Une de Ses mains appuyant sur mes reins pour me maintenir dans la position souhaitée Il me pilonne encore et encore tout en tordant la pointe de mes tétons avec Son autre main. Ses coups se répercutent au plus profond de mon vagin entre douleur et plaisir. En effet c’est une position qui se révèle quelquefois inconfortable avec de brusques flambées douloureuses, des sensations fortes et contradictoires. Il relâche Son emprise, Son changement de position me soulage, un picotement révélateur enfle de plus en plus, je geins. Il agrippe mes cheveux, tire, accélère le rythme me menant au bout de ce qu’Il veut avant de Se libérer.

Une soirée jeux totalement différente de ce qui était prévu.

Pas de tenue sexy, uniquement parée de ma nudité et d’un collier pour le servir.

Pas de mises en scène et pas de photos mais une séance selon l’inspiration du moment du Maître. Il n’y a pas à dire les relations D/s libèrent l’imagination des Maîtres, personnellement j’adore ça, l’imprévu, savoir rebondir et changer de programme. En réfléchissant bien nous retrouvons dans ces situations l’illustration parfaite de la place de chacun : le Maître décide et domine, la soumise s’en remet totalement à Lui.

Et V/vous cela V/vous arrive t-il de changer de programme ?

2 COMMENTAIRES

  1. Bonjour Maître Atout, dame de C.,

    C’est avec grand plaisir que je me suis mise à la lecture de V/vos articles. J’y retrouve des similitudes avec N/notre parcours : également un passage de vanille au D/s, une révélation de ma part et une évolution de mon mari devenu Maître (bien malgré Lui au début ? En tous les cas, une magnifique redéfinition de la relation 🙂 )
    Les changements de programme, oh oui, N/nous connaissons ! Mon Maître a une philosophie que j’apprends également : suivre Ses envies. Il ne prévoit rien ou pas grand chose et s’amuse avec sa petite chose selon l’inspiration du moment. Et étrangement, c’est dans « l’imprévu imprévisible » (:-) ) que le plaisir est immense.
    Au plaisir de vous lire encore et en vous souhaitant une belle journée,
    amazone, soumise de Maître Alpha

    • Bonjour soumise amazone,
      Merci pour ce commentaire, il est vrai qu’au départ et encore aujourd’hui N/nous sommes dans la création permanente de cette si belle relation. Il me semble important de relater le quotidien avec ses hauts et ses bas, même si quelquefois il y a moins à dire, la vie et des événements fortuits prenant le dessus. Je prépare un petit article sur ce thème.
      N/nous ne passons pas N/notre temps : Lui avec le martinet et moi en position, ah! ah! ah!, c’est le fait de se sentir à S/sa place qui est important.
      Sachez que je suis V/votre parcours et là V/vous m’impressionnez (cette question de la douleur et de l’apprivoiser m’interpelle.)
      Bonne journée à vous et mes respects à votre Maître.

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