C’est un magnifique cadeau que Je V/vous fait. Cela, Je pense, n’arrivera qu’une fois compte tenu de la rareté et de la qualité du document. Aussi beau que celui qu’une amie du BDSM M’a fait en M’offrant une copie papier de ce texte que J’ai dévoré avec un immense plaisir. merci à elle, elle se reconnaitra.

Ce texte est issu des débuts de l’internet (le web n’existait pas encore) lorsque les personnes connectées alors (essentiellement les universités et les Américains) se sont retrouvées sur les premiers forums de Usenet (une des couches de l’internet) pour parler d’autres choses que de protocoles de transmission TCP IP, de processeurs ou d’études scientifiques… C’est une histoire vraie racontée avec une sincérité quelques fois déconcertante par les personnes qui l’ont vécu.

Oui J’avoue, J’ai rêvé, et Je rêve encore de publier ce petit livre en version papier. Hélas les auteurs sont introuvables et ont tout fait pour le rester. Donc c’est un texte magnifique dont les auteurs sont inconnus et injoignables. Je ne peux qu’appliquer ce que Je vis tout le temps : « ne pas faire aux autres ce que l’on aimerait pas que l’on nous fasse ». Je ne peux pas publier un livre, gagner un peu d’argent avec sans rémunérer les auteurs. Évidemment Je ne mettrai jamais Mon nom sur ce dont Je ne suis pas l’auteur, bref…

Le fait est que N/nous pouvons le distribuer gratuitement dans le respect de sa publication originelle sur Alt.Sex.Bondage le groupe de Usenet de l’époque.

Par chance ce texte a été traduit en français par Cyprien Luraghi qui m’a donné l’autorisation de le diffuser ici. Le travail de traducteur est un travail d’auteur, d’écrivain. Je tiens ici à le remercier de la qualité de son travail qui donne au texte dans sa version française toute sa puissance originelle en anglais.J’ai fait des recherches un peu partout et n’ai pas trouvé quoique ce soit en anglais, comme si ce texte parce que les auteurs ont disparu (avec la volonté de ne pas être associé à ce récit) était voué à l’oubli. Ce qui est sans compter sur cette traduction.

Parce qu’il est bon de savoir d’où l’on vient pour savoir où l’on va, Je vous offre aussi le post de Cyprien Luraghi au sujet de La Liste qu’il qualifie d’incunable.

Non le BDSM n’est pas ce qu’il est devenu après 50 nuances de grey et une horde d’ignorants libidineux, inconscients, débiles, gamins gamines vissées sur leur petit nombril d’enfants gâtés sans aucune sensibilité (perdue totalement dans la télé, l’éducation misérable de la garderie nationale, les jeux vidéos, l’abrutissement des parents et familles dominées par la pénurie de pognon structurelle du capitalisme prédateur).

Non le BDSM n’est pas ce qu’il est devenu pour la plupart, regardez fetlife, des gamins qui envoient des photos de bites à tout ce qui ressemble à une fille, des filles à grande majorité mythomanes qui se rêvent ceci ou cela pour oublier leur misère – affective, sexuelle et sociale – sans oublier ceux qui ne savent plus s’ils sont mâles ou femelles d’avoir été conçus avec des pesticides et autres pertubateurs endocriniens à la place des hormones chargés de le définir. Le pire est qu’ils en font une identité de misère à déprimer tout l’entourage connu ou inconnu, sur insta, snapchat et autres twitter ou kik pour se donner une illusion d’existence.

Non la sexualité ou l’orientation sexuelle ne sont PAS des identités. Pauvres pommes qui pourrissent au pied de l’arbre…

This too shall pass – sourires.

Non le BDSM n’est pas non plus à la papa n’en déplaise aux gamines du ddlg qui s’exhibent sucette dans la bouche et doigts dans la fente écartée entre deux peluches pour 10 euros sur twitter, snap ou ailleurs et encore moins aux grands-pères qui se voient comme des papes du bdsm parce qu’ils ont commencés il y a 40 ans et que désormais ils font la leçon pour se donner l’importance qu’ils n’ont jamais eu parce que à l’époque ce n’était pas populaire (et personne n’en faisait une identité non plus, ah ah) les gens faisaient vraiment ce dont ils avaient envie sans se soucier d’autres choses que de se rencontrer et de se faire du bien en se faisant mal, d’obéir et d’ordonner en restant cacher.

Bref, on s’en fout complètement.

Le BDSM tel qu’il existe encore pour une majorité d’entre N/nous est extrêmement bien décrit dans ce texte remarquable. L’infirmière Jones (les noms ont été changés) est une fille du Middle West des Etats Unis, autant dire un pays de péquenots bas de plafond. Elle a les pieds sur terre et est très consciente de cela. Elle s’accorde avec son partenaire, qu’elle connait parfaitement, sur un jeu qui consiste, à distance, à écrire la liste de ce que l’un ferait à l’autre s’il avait tout pouvoir de Domination. Lorsqu’elle le rejoint dans sa maison, loin du Middle West (V/vous savez c’est le pays des Simpsons) elle accepte de se plier à la réalisation de sa liste à Lui. Et Lui, se révèle un Dominateur hors pair : imaginatif, sensible, exigeant, rigoureux et bricoleur. Elle est toujours un peu méfiante, un peu rebelle mais elle tient son engagement et relate par écrit très finement ce qu’elle ressent et ce qu’elle en pense. Son honnêteté comme sa candeur son un des grands atouts de ce texte remarquable.

Il y a un paquet d’idées à chiper dans ce texte vécu. Mais c’est surtout un état d’esprit d’engagement de l’un envers l’autre, de prendre des risques et de jouer avec la contrainte d’un l’un sur l’autre qui est remarquable dans ce texte exceptionnel. Cet état d’esprit qui s’est aujourd’hui dilué dans la destruction des liens humains en cours dans tous les domaines – intimes – professionnels – sociaux et même culturels en y ajoutant les délires et fantasmes des incels d’un coté, des féministes de l’autre et de leur police morale (voir le si beau et si triste film de Ovidie au sujet de la suède qui serait un modèle au secours !!!!) qui au nom de l’identité de victime ou d’une société idéale ne font que distribuer souffrances et désespoir, comme le capitalisme (mais faut pas leur dire ah ah ah) – première cause de mortalité aux USA : le suicide – ceux-là rageurs incels ou féministes anti sexe qui tiennent bien le même flambeau pour pour détruire les relations humaines et se donner de l’importance au passage (encore une affaire de nombril).

This too shall pass – sourires.

Cyprian Luraghi a fait un post très solide sur ce texte que, s’il V/vous plait Je vous invite à lire… C’est aussi un petit regard dans le rétroviseur à une époque où le bdsm etc…. Vous y découvrirez l’origine du terme Munch et comment la « communauté » s’est emparée de l’internet pour prospérer ah ah ah

Merci à lui. Son blog est un trésor de tas de trucs, un peu comme un cabinet de curiosité, n’hésitez pas à le parcourir.

 

Pour télécharger le texte cliquez ici

 

Bonne lecture !

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