Bonjour à T/tous,

L’année dernière, Maître m’a fait découvrir le festival de musique PsyTranse à Ozora (Hongrie) dont je vous parlais ici.
j’en avais très peu parlé ici, mais cette année, j’ai envie de vous raconter N/notre semaine au Boom Festival (Portugal). N/nous sommes arrivés l’avant-veille et avons eu tout de suite N/notre bracelet, sans queue, avant d’être dirigé vers un « pré camp ». Rassurez-vous, je ne vais pas vous raconter tous les détails de cette semaine, mais vu les 3 heures d’attente que Maître et moi avions vécu à Ozora pour ce fameux bracelet ET pour entrer, j’avais besoin d’exprimer ce bonheur-là !

Une fois installé dans N/notre vrai campement, la veille du festival, N/nous sommes allés explorer les lieux. Entre la caravane et le festival, il y avait une bonne vingtaine de minutes de marches, toutes en montée sur le retour. je peux vous assurer que mes mollets s’en souviennent encore, mais ça en vaut largement la peine.

Si je voulais vous faire un article réellement sur le Boom, j’y passerais des heures. Cependant, si ça vous intéresse, les artistes que je préfère sont Astrix et Ace Ventura. Mais ici, je compte plus parler de ce festival vu par une esclave donc si les décors féériques, les lumières paradisiaques, le lieu splendide, immense, au bord d’un lac encore plus grand où chacun eut se baigner à toute heure du jour et de la nuit, vous intéresse, ils ont un site presque entièrement traduit en Français.

Ce que j’ai aimé- c’est l’ouverture d’esprit, la liberté d’agir de chacun et de tous que N/nous avons eu le bonheur de vivre durant une semaine à plus de 30 000 personnes dans un lieu en communauté vaste et magnifique, avec même de l’alcool et de la drogue, mais SANS AUCUNE VIOLENCE. Chacun fait ce qu’il veut, sans se préoccuper de si ça va plaire ou non dans le parfait respect des autres. On en parle de ce gars que j’ai vu qui avait un plug d’oreille, euh pardon, un briquet dans le trou de son oreille ? Et bah non, parce que, on le voit on en sourit, mais il n’y a pas de jugement. Il suffit de croiser un regard pour partager un sourire. Ça fait bizarre quand on vient du monde normal des gens renfrognés en permanence.

C’est donc tout naturellement que Maître a décidé que je vivrai ce festival entièrement nue. Ayant en quasi-totalité du temps un collier d’esclave en cuir, le fait de ne pas en porter pendant une semaine n’est jamais génial comme idée. Cependant, baignade oblige, je ne pouvais pas le porter. Donc le fait de vivre nue, au poignet de Maître habillé, parmi tous les gens habillés, de me positionner toujours à Ses pieds quand Lui était à table était un bonheur immense que l’on ne peut pas vivre en temps normal avec 30 000 personnes qui ne sont pas venues là pour du BDSM mais pour partager un festival de paix, d’entente, de musique et gentillesse les uns envers les autres comme envers la planète (tout le monde prend soin de ramasser ses mégots par exemple et une foule d’ateliers et de conférences sur tous ces sujets).

j’étais loin d’être la seule, nue sur la plage du lac (la majorité des gens se baignent nus) en revanche pour le reste du festival, on était très peu. C’est sûrement pour cela que deux personnes sont venues me voir pour me féliciter de rester nue. me dire que c’était bien d’oser qu’elles n’y arriveraient pas, mais que j’ai du courage. Ces deux filles m’ont aussi dit que j’étais belle. Alors, pour tous les lecteurs et lectrices, si j’ai un message à faire passer c’est que si vous voulez être nu (dans un endroit où c’est autorisé nianiania), OSEZ ! Vous savez pourquoi ces deux filles m’ont trouvé belle ? Peut être que je ressemblais à leur critère de beauté, peut être pas. Ce qui a fait toute la différence, c’est le fait que j’assume, que je n’ai pas honte et que je sois aussi naturelle nue qu’habillée, sans gêne. La nudité n’est pas sexuelle.


Bon après, je me suis passé de dire à ces filles-là que le premier jour j’étais pas très à l’aise, mais que j’avais pas le choix, sourires. La main de Maitre fermement positionnée sur ma nuque en permanence est là aussi pour l’affirmer.

Pendant le petit moment du Pré Camp, N/nous avons discuté un petit peu avec des français. Quand Maître s’est absenté l’un deux m’a demandé pourquoi je le vouvoyais, j’ai répondu que ça me plaisait et avec Maître le sujet a été développé (comme une ou deux fois pendant le festival) « C’est Mon esclave, ça Me plait ». Une fois la réponse donnée, personne n’en reparle, la vie suit son cours.

Et puis bon, parce que les anecdotes c’est drôle, il faut que je vous raconte cette fois où j’étais sans Maître, à faire la queue aux toilettes, pendant que Maître était à la plage. Pendant que j’attendais, j’entends, dans une conversation le mot « esclave ». Forcément je tends l’oreille et entends « Oui, l’autre fois j’ai vu un truc avec des ventes d’esclaves, mais genres humaines. C’était trop ouf, genre suffit que la meuf soit d’accord et c’est bon ». Là, dans ma tête, je me contiens à ne pas exploser de rire pour ne pas m’incruster dans cette conversation qui ne me concerne pas, même si dans ma tête, je me dis « Bah oui c’est le principe ».

En plus d’être nue, Maître voulait m’entretenir physiquement et ce jour-là, j’étais assez taquine, pas de manque de respect, juste du jeu. Donc à la plage Maître a commencé à me donner un petit peu la fessée. Pas fort, pas longtemps. Deux filles ont souri. Pour ma part, je souriais beaucoup moins lorsqu’un petit peu plus tard Maître m’a donné la fessée dans une des guinguettes. Maître s’est assis à terre, m’a fait venir sur Lui et m’a fessé, plus fort et plus longtemps. j’étais ultra gênée de cette exposition face à des inconnus non concernés. Mais Maître n’a croisé que des sourires bienveillants. C’est avec mes fesses bien rouges que N/nous avons continué à N/nous promener vers les scènes de musique qui Lui plaisent.

Et pour tous ceux qui parleraient des enfants « N/nous sommes contre la fessée des enfants, mais pour la fessée récréative des parents ! ».

Tout cela pour vous raconter que oui, une semaine ainsi dans un festival à faire des free hugs à des inconnus, à danser ensemble fait un bien fou ! Et du coup, j’ai qu’une hâte, retourner au Boom Festival en 2020 et peut être Ozora 2019… Maitre ? Qu’en dites Vous ?

À bientôt

 

je suis entrée dans le monde du bdsm en 2011. je m’y suis découverte. je fus soumise dans des relations bdsm avant d’entamer la vie d’esclave consentante que je suis désormais.

2 COMMENTAIRES

  1. Bravo Lina et je t’envie de pouvoir vivre pleinement ton état d’esclave y compris et surtout dans pareilles circonstances. C’est dommage qu’on ne rencontre pas plus souvent des gens qui comprennent ou pour le moins acceptent le choix des autres sans forcément porter de jugement moralisateur.

  2. Lina, ton absence de collier pendant cette semaine me fait repenser à une rencontre que j’ai faite au Cap d’Agde il y a 2 ans.
    Une dame est arrivée à la plage nue mais avec un collier autour du cou. Après s’être installée avec son Maître, elle l’a enlevé. Cela m’a étonné et je l’ai trouvée très belle avec ce collier. Je suis donc allé lui parler et nous avons échangé sur le SM. Elle m’a confirmé son status de soumise et le plaisir qu’elle prenait aux jeux plutôt SM soft.
    Je l’ai encouragée à porter son collier en permanence. Chaque fois qu’on s’est croisé par la suite dans le village ou sur la plage, elle portait un collier. En plus, elle en avait différents en cuir, en métal, etc…parfois même juste une belle chaîne fermée par un cadenas.

    Qu’est ce qui t’a empêché de porter le tien pendant cette semaine ?

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