10 jours pas faciles… mais au bout du compte, on est bien obligé de continuer à avancer…

Concrètement, N/nous avons passé la semaine dernière en famille. Déjà arriver à sortir de la torpeur du choc et relancer la grande machine… Parce qu’il faut bien continuer à se nourrir, à respirer, à dormir…

Depuis dimanche, c’est le boulot qui N/nous rattrape ou N/nous qui N/nous accrochons à lui…

SENSEÏ est totalement absorbé du matin au soir parce qu’IL doit le faire mais aussi parce qu’IL en a besoin, je le sens.

Moi à côté, c’est compliqué. La grossesse me rendait déjà tête de linotte, le deuil par dessus me fait oublier parfois jusqu’à ce que je veux attraper en tendant le bras… 3 secondes et hop plus de mémoire… une c! poisson rouge…

Une c! qui s’oublie, perdue ailleurs…

Et puis je suis lente, très lente… Comme si je vivais dans du jello! j’ai pas mal de travail que je n’arrive pas à faire avancer aussi vite que je voudrais… La maison est un bazar sans nom et sale en plus…

Quand SENSEÏ me demande quelque chose, j’essaie de le faire de suite. Ça me prend du temps sur le reste ou alors, il m’arrive d’oublier, de ne pas y arriver…

Bref, je me sens, je me vois mauvaise en ce moment…

Et SENSEÏ me dit des choses comme « comment tu vas faire quand le bébé sera là? »

je n’en sais rien, je voudrai mettre le monde sur pause pour me reposer de tout ça, prendre le temps de tout remettre à zéro dans la maison… Mais la vie ne marche pas comme ça… je ne sais même pas si je serai prête quand il ou elle arrivera, si la chambre sera installée, si la maison sera propre, si, si, si…

je me couche crevée à 11h et je me réveille systématiquement à 4h30 sans pouvoir me rendormir alors que je sens que j’en ai besoin…

Le D/s fait parti de N/notre mode de relation au quotidien mais là je ne me sens pas tenue… Peut être ai-je besoin de plus que d’habitude, peut être SENSEÏ est moins disponible, surement les deux…

Alors voilà c’est la peine d’une esclave mais aussi d’une femme et d’une future mère avec ses hormones…

SENSEÏ disait souvent « Le monde c’est pas le pays des bisounours » quand je l’ai rencontré…

Là on a bien vu!!!
c!

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esclaveclochette
Je fus esclave consentante durant 10 ans. j'ai publié ici régulièrement depuis des années mes hauts et mes bas (selon les ordres de mon Maitre) de ma vie d'esclave. Je suis une fée clochette.

5 COMMENTAIRES

  1. C!,

    Tu traverses des moments difficiles (j’ai également perdu quelqu’un lors de ma 1ere grossesse), et la grossesse, les bouleversements qu’elle entraine, la fatigue, tout ça n’arrange rien…
    Attendre un bébé c’est merveilleux, mais Sensei a raison, c’est pas le pays des Bisounours non plus, parfois, et ça fait du bien d’en parler…
    Je compatis, je sens bien à quel point tu es perdue et épuisée… Si tu as envie de vider ton sac, tu sais oùme joindre je pense, hein?

  2. Merci beaucoup…

    ça va mieux, après en avoir parlé avec SENSEI IL m’a donné un emploi du temps strict… ouf ça fait du bien!

    j’arrive toujours pas a croire que t’as plusieurs enfants quand je vois tes photos… et comment les kouign aman n’ont pas non plus de prise sur toi… hihihi

    Bises
    c!

  3. Laura et moi comprenons parfaitement ce que vous pouvez ressentir, Senseï et toi. En janvier, lorsque Caro, notre Gloups, nous a quittés, nous avons vécu une période similaire, au cours de laquelle nous avancions comme des automates. Le travail se faisait, tant bien que mal, comme nous le pouvions, en essayant de ne pas négliger l’essentiel.

    V/vous devez vivre cet événement douloureux tout en préparant l’arrivée au sein de votre couple d’une nouvelle vie, pleine d’espoir, pleine de potentiel, que vous accueillerez dans l’amour. Ton corps de femme subit des transformations qui sont loin d’être anodines, pour permettre à ce petit être de se développer et de devenir V/votre enfant, l’enfant de V/votre amour.

    C’est précisément cet amour entre V/vous qui V/vous permettra de surmonter ce moment particulièrement éprouvant, pénible. Le temps est un grand Maître, qui nous aide à affronter de telles épreuves, et à en sortir grandis, plus forts. Nous l’avons vécu ainsi, et nous sommes de tout cœur avec V/vous.

    Franz et Laura

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