J’aime le mois d’avril plein de promesses à venir et qui N/nous sort de l’engourdissement hivernal.

Ce matin en ouvrant les volets mes sens sont assaillis par tant de beauté à portée des yeux, des oreilles, de la peau…

Le jaune, le vert, le doux…éclatent dans tout mon être.

Cela correspond tellement à mon état actuel. Tel le mois d’avril ma soumission participe au processus de ma renaissance.

Je bouillonne de l’intérieur. Sous le regard bienveillant, tranquille et un peu amusé de mon Maître je suis le bourgeon qui s’étant préparé en secret tout l’hiver s’ouvre à la caresse du soleil.

Un seul souci, je renâcle quelquefois, vite, vite, plus, plus, je voudrais forcer le temps, l’accélérer dans mon désir de vivre des séances. Je m’arrange pour Lui faire savoir ayant ce besoin de me sentir aussi dominée physiquement. Mais la réalité me rattrape, Il y veille.

J’étais en mouvement perpétuel, à faire ceci, à faire cela, je fonçais. Mon Maître tenant désormais les rênes me voici coincée, stoppée dans ma fuite en avant.

Oui, oui pas d’éclosion possible si le timing n’est pas respecté, le bourgeon suit les lois de la nature. Nous savons bien que quand celle ci est perturbée et que les signes qu’elle lance sont contradictoires le bourgeon se flétrit avant de devenir fruit ou feuille.

C’est à cela que je réfléchis en ouvrant les volets. Mon esprit s’emplit du bonheur de vivre cette journée neuve et de l’acceptation progressive du rythme imposé par mon Maître.

Le petit mot laissé en évidence comme de coutume me rappelle mon statut et Son emprise sur tous les moments de la journée.

Vivre sans impatience, ne pas « vouloir » à Sa place, ne pas tenter de le faire, se répéter que je ne dirige plus certains aspects de ma vie.

Dimanche encore Il me faisait remarquer que la PATIENCE n’était pas mon fort !!! Ah, bon !!!

Que pour bien appréhender toutes les facettes d’un sujet ou d’une situation il fallait savoir choisir l’instant propice, s’arrêter, se poser, attendre, observer…

Imaginons que N/nous regardions un champ de tulipes (c’est de saison). Pour bien en profiter N/nous choisissons la fin d’une belle après-midi.

I23A9591 copieAu premier regard des tulipes,

Puis les couleurs, rouge, jaune, vert…

Puis les bourdonnements,

Puis les abeilles, les bourdons.

Puis cette tulipe là, belle, précieuse.

Puis ses pétales veloutés aux reflets changeants,

Puis son coeur doré, adoré par les insectes,

Puis le vent la berçant révélant sa fragilité, son évanescence,

Puis le ciel et la lumière la transcendant,

Puis, puis, puis…

La patience est la clef de ces découvertes, avoir su s’ouvrir, rester là à vivre ces instants offerts par la nature, approfondir ses ressentis. Le moment vécu en sera plus consistant et intense.

Merci Maître j’ai compris le message. Les séances sont des moments précieux à vivre quand elles surviennent (à la convenance du Maître.). Quand mon impatience resurgira (ce qui est plus que probable) et que je penserai très fort : (une petite séance Maître.), je me souviendrai du champ de tulipes.

A mon consentement, à puiser en moi pour rester à ma place, à m’efforcer de saisir toutes les richesses de la situation présente.

Je m’ouvrirai plus à l’infini de ce que je suis, au nouveau champ des possibles liés à la patience.

Du temps encore du temps et justement mon prochain article reprendra ce problème.

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