Aujourd’hui je V/vous parlerai des mandalas.

Mon Maître me rappelle souvent que je dois arrêter de trop penser, je dois en deux mots : lâcher prise. Mon mental envahissant a tissé sa toile dans mon cerveau, mon moi pris au piège doit se libérer pour s’épanouir comme l’envisage mon Maître.

Tout d’abord ce n’est pas le fait de le penser qui produira un effet quelconque, c’est là toujours le mental qui dirige. Pour progresser vers plus de conscience il suffit de s’observer, de se centrer sur ce qui est : le présent. Etre dans un état de vigilance active le plus possible, je pratique de petits exercices dans ce but, entre autres, je crée des mandalas.

Engloutis dans le temps horloge (N/nous avons eu avec mon Maître une discussion à ce sujet que je V/vous relaterai bientôt), je disais engloutis par ce fameux temps horloge N/nous perdons le fil de l’essentiel, c’est la course… la course à quoi ??? Si N/nous en arrivons là c’est le moment de modifier N/notre façon d’être car l’ambiance générale de N/notre vie risque de se dégrader, l’humeur des uns se répercutant sur l’humeur des autres.

L’aide et le soutien de mon Maître dans ce domaine sont essentiels (communication, échanges de points de vues…), je me dois de persévérer dans cette direction, les répercussions bénéfiques sont innombrables au niveau de N/notre relation, de la vie familiale, de la sphère amicale et de N/notre relation au monde en général.

Et c’est le Maître qui connaissant Sa soumise est le mieux placé pour la diriger vers une ou des activités qui seront profitables à leur épanouissement commun et au calme de la relation.

Revenons aux mandalas.

Je V/vous en présente quatre : 1 (fond jaune), 2 (fond orange), 3 (fond bleu), 4 avec spirales sur le tour (fond bleu). Je les considère comme des outils de transformation intérieure.

Qu’est-ce qu’un Mandala ?

Une explication simple : c’est un dessin qui s’organise autour d’un centre, en Sanskrit mandala signifie cercle. Il propose au travers de sa réalisation un voyage vers soi et pour moi c’est essentiel.

Pour être totalement en accord je me dois de les créer, de les laisser jaillir sans intervention du mental. C’est une excellente pratique pour lâcher prise, chaque mandala étant le messager de mon évolution, il m’ancre dans le présent. D’abord la phase de traçage plus ou moins longue selon le ressenti et l’inspiration. Les motifs que je dessine viennent de l’intérieur s’inscrivant dans un espace défini.Puis vient la phase du coloriage, là aussi c’est l’inspiration qui doit guider, se laisser aller. Et là nous décrochons du temps horloge, nous nous ressourçons, nous évacuons le stress.

V/vous remarquerez que suivant mon habitude mon premier mandala (sur fond jaune) est un peu disons irrégulier… Je me suis lancée et au moment du coloriage, gloups… le nombre impair gênait, je me suis enfermée dans une possibilité de mise en couleur moins riche. C’est l’observation de ceci qui a mis en lumière un de mes défauts que je dois rectifier : aller toujours trop vite, du coup quand cela m’arrive je suis à même de m’observer et de me recentrer sur l’instant en le vivant vraiment. Exemple préparer une tarte sans déjà me projeter dans l’après et ça change tout.

La pratique régulière permet de modifier et de transformer nos comportements peu à peu. Bien entendu le quotidien est calé dans un emploi du temps quelquefois « difficile » à gérer. Par notre présence active le déroulé de la journée devient limpide sans prise de tête, moins heurtée, la vie se fait plus légère et plaisante pour T/tous. Les pensées négatives ne nous accablerons plus.

N/nous N/nous accordons avec mon Maître que c’est bénéfique aussi pendant les séances de domination physique où faire taire son mental est indispensable pour goûter pleinement aux ressentis en étant présente. Là ce n’est pas encore gagné.

Ce voyage vers soi m’a remis en mémoire le travail de Chayan Khoi et ses carnets de voyages. Des carnets exceptionnels dans tous les sens du terme. J’ai toujours été attirée par ce mode d’expression qui vient des tripes, de son intériorité, qui est le reflet et l’expression d’une personne en particulier. Ce qui me fait aussi apprécier ce que l’on nomme Art brut, ce qui est un jaillissement pur et sans détour de la force vitale et vraie d’un individu rattaché à l’univers sans connotation ni référence à l’Art reconnu et encensé. Tout ça pour affirmer que N/nous sommes tous créateurs et avant tout créateurs de N/nos vies.

SAINTE RUSSIE

Chayan Khoi : Lost Worlds

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