Pas facile de savoir qu’elle attitude avoir quand SENSEÏ n’est pas de bonne humeur…

La vie ne fait pas de cadeau, souvent même, elle apporte ses désagréments par lots… Et un soucis + un autre + un autre = ça donne souvent trop de choses à penser/panser…

Parfois, je me trouve face à un Maître fermé, qui m’apparait grognon… C’est quelques chose de difficile pour moi…

D’abord ne pas le prendre pour moi et ne pas m’énerver… Parce que ça m’apparait injuste et donc au fond de moi ça créé une colère… L’injustice me met très en colère (Merci les adultes autour le la petite clochette!)

Ensuite forcément, j’ai envie de savoir pourquoi… Sauf que SENSEÏ n’est pas vraiment un bavard concernant Ses soucis… Et ça a même tendance à l’énerver…

Et puis il y a des tas de fois ou à part brasser du vent, je ne peux strictement rien faire…

C’est dur pour moi de l’accepter comme c’est dur de me taire dans certains cas qui pourtant ne méritent rien d’autre…

Alors tout ça donne des situations un peu nauséabondes d’un Maître dans Son coin, d’une esclave qui plie le linge sur le canapé en mangeant du chocolat pour se consoler (un peu)…

Tensions vanilles, tensions perfides…

En tant qu’esclave je devrais savoir mettre de la distance je dirai… Savoir que la mauvaise humeur de SENSEÏ n’est pas de mon fait (quand elle ne l’est pas hein 😉 ), savoir que si mon aide est nécessaire, IL me le fera savoir, savoir aussi lâcher prise sur les choses qui ne sont pas de mon ressort…

Et là j’avoue que l’éducation de femme indépendante, forte et débrouillarde qu’on nous donne aujourd’hui, a une place importante dans ma façon de réagir…

Vouloir prendre les problèmes à bras le corps… finalement, c’est une attitude stupide, je dirai même enfantine au regard de mon esclavage, puisque SENSEÏ est totalement capable de me demander mon aide si besoin… voire de l’ordonner…

C’est une forme d’acceptation que je suis encore en train d’apprendre…

(De toute façon je crois que j’apprendrai encore la veille de ma mort à être une esclave…)

Accepter que SENSEÏ soit de mauvaise humeur, sans que ce soit contre moi, et que je ne peux rien y faire…

Accepter de ne pas pouvoir LE rendre heureux à chaque seconde mais aussi accepter que LE fait que je sois Son esclave et Son amour LE rend heureux bien plus profondément que les tracas du quotidien peuvent l’embêter…

Accepter que même une relation D/s n’a pas le pouvoir de maintenir un bonheur constant… et que la vie réelle « is a bitch »… No matter what…

Être dans le Présent, faire de mon mieux pour servir SENSEÏ, surtout dans ces moments là, et attendre le bonheur suivant…

Il y en a toujours un qui suit…
Kisses
c!

Crédit Photo : Carte « Letting Go » du livre de Chuck Spezzano « The Enlightenment Book »

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esclaveclochette
Je fus esclave consentante durant 10 ans. j'ai publié ici régulièrement depuis des années mes hauts et mes bas (selon les ordres de mon Maitre) de ma vie d'esclave. Je suis une fée clochette.

2 COMMENTAIRES

  1. Bonjour,
    cela fait quelques jours que j’ai pu revoir l’activité du blog et j’en suis même rassurée.
    Suite à cet article, je comprends chaque ressenti car j’ai pu connaître ces difficultés : ces moments où je me sens évincée, où je peux me sentir inutile (alors que ce n’est pas le cas) où j’aimerais pouvoir l’aider… mais au fil du temps, j’ai appris que le mieux est de faire au mieux et d’accepter qu’il ait besoin de s’enfermer dans sa grotte et d’en sortir tout seul tout en me faisant signe quand bon lui semblera.
    J’ai pu apprendre aussi que le fait de pouvoir accepter cette distance, pour X raisons, est aussi une forme d’obéissance de Maître et pouvoir le satisfaire à sa façon.
    Ce n’est pas évident du tout car les nerfs et mon tempéramment sont mis à rude épreuve…
    Malgré que ça soit passager, on a l’impression que ça dure une éternité.

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