Vivre une relation D/s est avant toute chose une question de connaissance de soi. Lorsque vous vous reconnaissez en tant que Dominant ou Dominante, soumis, soumise ou esclave il est vital de faire en sorte que votre relation s’établisse dans un cadre D/s.

Dans cet article du blog Journeyofwill
intitulé sobrement « Pourquoi les Dominants et les soumises ne doivent pas engager de relation amoureuse vanille » L’auteur explique comment ceci est toujours source de déconvenues.

Lorsque votre amoureuse vous dit « Je t’accepte avec ton coté Dominant » il y a là, la pose d’un écueil futur sur lequel viendra s’échouer la relation. C’est une tromperie romantique qui ne peut que se transformer en souffrance tôt ou tard. Une relation durable est toujours de celle où chacun se connait, se reconnait et approuve l’autre dans ce qu’il est comme son complément dans une relation où chacun trouve ce qui lui correspond vraiment en soi pour soi.

L’aspect exigeant d’une relation D/s se montre ici dans toute sa splendeur. C’est bien parce que la relation nourrit notre choix de vie et la perception de nous-même qu’elle dure et s’épanouit dans le calme et la paix.
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Je ne peux que vous inviter à lire ce texte et les commentaires qui suivent – autant de témoignages de déconvenues entre personnes soumises ou dominantes et personnes du monde vanille.

Vouloir changer l’autre, ou vouloir se changer pour l’autre, aussi romantique soit ce désir, ne permet jamais de bâtir une relation durable.

Se connaitre, se reconnaitre reste la meilleure  chose à vivre avant d’entrer en relation et de se dire que cette relation durera le plus longtemps possible.

 

 

Se savoir Dominant ou Dominante, soumis, soumise ou esclave n’est pas un aspect de la personnalité, mais bien le cœur d’une volonté de vivre tel que l’on se sent être. N/notre façon à N/nous d’être soi-même, fidèle à ce que l’on se sent être.

4 COMMENTAIRES

  1. Houlà que je suis pas d’accord !

    Déjà parce qu’une liste, même longue, de relations qui finissent mal, on peut en faire aussi bien dans le monde 100% vanille, dans le monde D/s, que dans le monde entre les deux.

    Un couple c’est 2 personnes, et qu’on le veuille ou non, il est très difficile de vivre, de changer (tout le monde change), d’évoluer, à deux en restant tout le temps sur la même longueur d’onde. Y compris sur l’aspect D/s.

    Si, le penchant D/s est un aspect de la personnalité. Ce n’est pas quelque chose qui tombe du ciel est qui est décorrélé de soit. Cela fait partie de nous, c’est un élément important mais, aux exceptions près, on ne peut pas se définir en un seul mot, qu’il soit dominant ou soumis.

    On a besoin de nos deux jambes pour marcher et pour beaucoup de gens la part D/s est aussi importante que la part vanille. Le D/s ce n’est pas un tout qu’on accepte en entier et en exclusivité ou qu’on quitte.

    Ce monde est fascinant, il force à réfléchir sur soi-même, sur notre rapport aux autres. Et dans ce monde, c’est important qu’il y ai des voix plus forte, des phares, pour que ceux qui rentrent sachent où aller. Je suis un peu déçu de lire de tels propos sous votre plume. Je n’aime pas que D/s rime avec exclusion.

  2. Bonjour Comte Ano, merci de votre commentaire qui apporte les nuances qui, peut être, manquent à l’article que J’ai choisi de commenter. Vous connaissez le sens de mes propos, ici ou dans Mes livres, Je Me garde bien de mettre en avant une quelconque exclusion dès un ou des autres. Néanmoins, les relations D/s, comme les relations vanilles, mais sans doute plus parce que le niveau de communication et de confiance requis est souvent plus intense, ont intérêt à se reconnaitre en soi avant de se reconnaitre en l’autre. C’est un peu le sens de l’article du blog à partir duquel J’ai fais ce post.
    Enfin, J’ajoute que la plupart du temps N/nous venons tous des relations vanilles et il en existe même qui ont vécu des années en couple vanille avant de se découvrir dans une relation D/s (N’est ce pas dame de C ?)
    Mon post manque un peu de clarté, il n’a pour but que de rappeler une évidence : se connaitre soi et connaitre l’autre, dans le mouvement de la vie, permet de vivre en paix. On n’entre pas en relation D/s pour faire plaisir à l’autre mais bien parce qu’on le souhaite pour soi et que l’on a besoin de l’expérimenter – la raison pour laquelle il importe d’être prudent, lucide et bienveillant à l’égard de nos motivations originelles.

  3. Bonjour Monsieur,
    je viens de lire Votre post et les deux commentaires. Effectivement savoir qui l’on est, où du moins avoir commencé un travail intérieur à ce sujet est essentiel quand on souhaite débuter une relation (vanille, D/s…), intuitivement N/nous sentons si la personne à des correspondances avec N/nous, le tout sera de ne pas se laisser endormir en chemin en ne progressant pas. Toute relation comporte des obstacles à franchir, il sera alors important de communiquer et d’être à même de percevoir si N/nous empruntons des chemins conjoints ou divergents et pourquoi. Mon Maître et moi même avons réfléchi à cela hier et je posterai un article dés que j’en aurai le temps.
    Pour avancer sur cette sempiternelle idée de l’amour romantique ou non, je ne peux que V/vous conseiller de lire un petit livre parfait pour les vacances : Autant s’aimer longtemps d’Yves-Alexandre Thalmann. Ce n’est pas ce que l’on croit généralement, mais un lien qui se construit et s’entretient dans le mouvement de la vie.
    Pour finir j’affirmerai que dans une relation D/s, plus on s’y implique avec vérité, respect et confiance, plus on est à même d’évoluer pour oser aller plus loin et s’aventurer ensemble sur un nouveau chemin. Ce qui importe c’est de ne pas passer à côté de sa vie.
    Bonne journée.

  4. J’avoue être un peu chatouilleux sur le sujet en ce moment car le sujet me touche directement. Alors veuillez m’excuser si j’ai été trop cassant.

    Sans faire un historique complet, je suis marié depuis presque 15 ans. J’ai toujours eu cette attirance au fond de moi mais je l’ai cloisonnée pendant très longtemps. Ma femme n’était pas au courant et notre couple s’enfermait doucement dans le mutisme. J’ai eu la faiblesse de passer à l’acte hors couple. Je me suis découvert dominateur, j’ai même construit une relation passionnelle avec une soumise. Mais ça m’a pété à la figure. J’ai été face à ce choix : vivre mon D/s mais détruire ce que j’avais construit et auquel je tenais ou tenter de sauver mon couple tout en assumant ma personnalité.

    J’ai choisi la deuxième solution. Alors fatalement, quand je lis que c’est pas possible (je résume mais c’est comme ça que j’ai pris votre billet de blog), j’ai du mal à l’entendre.

    On a tout repris à zéro. Le dialogue est devenu obligatoire et c’est tant mieux. Cela demande une compréhension mutuelle, beaucoup de patiente. Se connaître soi-même aussi. S’ouvrir, aller vers l’autre et inciter l’autre à en faire de même.
    Dominer oui, mais pas de but en blanc, pas seulement par un « je veux » ou parce qu’on a choisi l’autre pour sa personnalité docile. Putain c’est dur mais si ça marche c’est beau.
    Et si ça marche pas tant pis. Peut-être que dans 6 mois, deux ans, 10 ans, ça sera finie. Mais c’est pas grave, c’est la vie. A vaincre sans péril on triomphe sans gloire.

    A mes yeux il n’y a pas d’incompatibilité entre amour et D/s. Et Dame de C en est un bel exemple ! L’amour n’est qu’un mot vague sous lequel on peut mettre tellement de choses. J’aime beaucoup la petite définition que Dame de C en fait « un lien qui se construit et s’entretient dans le mouvement de la vie ».

    Merci pour votre blog !!!

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